Médiation animale, droit de visite… quelle place pour les animaux en milieu hospitalier ?
Donner une plus grande place pour les animaux dans les établissements de santé présente de nombreux bienfaits pour les patients et les seniors. Il existe d’ailleurs de nombreuses initiatives qui favorisent la présence d’animaux dans des services hospitaliers : des ateliers, des visites ... Dans les établissements d’hébergement des personnes âgées et dépendantes (Ehpad), les choses évoluent aussi : les petits animaux peuvent désormais accompagner leurs maîtres. Quelles sont ces initiatives, et quels sont les défis à relever en matière d’organisation et d’hygiène ?
Médiation animale : ces animaux qui aident à soigner
Croiser un cheval ou un poney dans les couloirs d’un établissement de santé ? Cela peut arriver ! La présence de ces animaux, ou celles d’autres espèces comme des chiens ou des chats, permet de réconforter des patients ou d’accompagner des malades.
Troubles de la santé mentale, Alzheimer : aider à créer un lien
La « médiation animale », ou zoothérapie, consiste à favoriser des interactions entre les malades et les animaux, dans une visée thérapeutique. Cette activité peut avoir lieu dans les murs des établissements hospitaliers : dans des services d’oncologie ou de pédiatrie, en soins palliatifs ou encore en gériatrie et en santé mentale.
Préparer votre retraite, ça peut commencer tôt
C’est justement le bon moment pour poser les bonnes bases. En découvrant les solutions adaptées du PER du C.G.O.S vous pouvez commencer à vous constituer une épargne pour plus tard, tout en gardant une solution adaptée à votre situation.
C’est le cas au sein de l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen par exemple, où un infirmier zoothérapeute organise des séances auprès de patients atteints de différents troubles. La présence des chats et des chiens “amène un climat d’apaisement et facilite l’échange et la sociabilisation”, souligne le soignant.
Les interactions avec des animaux peuvent aussi améliorer les fonctions cognitives des personnes âgées, notamment celles atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le centre hospitalier d’Arpajon, en Île-de-France, organise ce type d’atelier.
Apporter de la douceur dans des situations difficiles
À Langon, en Gironde, un poney rend visite aux patients en soins palliatifs. Sa présence favorise un sentiment de quiétude. C’est également le rôle du cheval Peyo, qui se déplace dans plusieurs services de soins palliatifs des établissements hospitaliers de Calais, Dijon, Angers… Sur son site, l’association Les Sabots du cœur souligne : Peyo « apaise les personnes en fin de vie ».
Recevoir la visite de son animal : c’est possible dans certains hôpitaux
Pour d’autres patients, la visite de leur propre animal de compagnie change les choses. Ce type d’initiative existe déjà au Canada notamment et elle se développe en France.
Un impact sur le moral des patients
Recevoir une visite de son chien ou de son chat entraîne des effets positifs sur le moral et une motivation supplémentaire pour retrouver la santé. Pour les patients du service de réanimation du centre hospitalier de Villeneuve-Saint-George en Île-de-France, cela « apporte de la joie » selon un article du Parisien. La fondation 30 Millions d’Amis évoque aussi les bénéfices observés au sein du service réanimation de l’hôpital Cochin, où l’accueil des animaux de compagnie « permet aux patients d’aller mieux ». D’autres établissements autorisent aussi cette initiative, comme en réanimation au CHU de Bordeaux.
Un protocole indispensable pour préserver l’hygiène
Dans un hôpital, préserver la propreté et limiter le risque infectieux est indispensable. Le centre hospitalier de Villeneuve Saint-Georges a ainsi mis au point une procédure. La visite a lieu en dehors des horaires habituels, par une entrée dédiée. Pour que les animaux puissent se rendre auprès de leur maître ou de leur maîtresse, ils doivent être propres, vermifugés et à jour de leurs vaccins. Enfin, après leur départ, la chambre est nettoyée.
Dans les Ehpad, une place pour les petits animaux de compagnie
Une disposition de la loi « Bien vieillir », adoptée le 8 avril 2024, autorise l’accueil des petits compagnons de vie en Ehpad. Les personnes âgées qui le souhaitent peuvent ainsi résider dans l’établissement avec leur chien ou leur chat. Cette évolution s’accompagne néanmoins de plusieurs conditions pour préserver l’hygiène et la sécurité.
Conserver son animal de compagnie avec soi, un enjeu pour le bien-être des seniors
La présence des animaux de compagnie présente bien des vertus. Continuer à s’occuper de son chien ou de son chat permet de maintenir des liens affectifs et de préserver un équilibre psychologique. Cela aide à entretenir la motricité et favorise des échanges sociaux avec d’autres résidents. Sans compter que pour des personnes âgées qui ne peuvent plus rester chez elles, devoir se séparer d’un animal de compagnie constitue parfois un véritable crève-cœur !
Les résidents doivent être en mesure d’assurer le quotidien de leurs animaux
Jusqu’alors, la possibilité d’accueillir ou non un animal de compagnie était laissé à la discrétion des Ehpad. La loi autorise donc cet accueil, mais avec des réserves. L’article L311-9-1 du Code de l’action sociale et des familles prévoit que les résidents soient en mesure d’assurer « les besoins physiologiques, comportementaux et médicaux » de leurs animaux. Il faut également respecter des conditions d’hygiène et de sécurité : la présence d’un chien ou d’un chat ne doit pas impacter le quotidien des autres résidents. Un arrêté doit encore préciser les catégories d’animaux autorisés et il comprendra une limitation de taille.
Bon à savoir : L’autorisation d’accueillir un animal pourra aussi être soumise à l’approbation du Conseil de la vie sociale et être encadrée par le règlement intérieur des établissements.
Les articles qui pourraient vous intéresser
Métiers et Carrière
Quelles formations sont possibles pour les aides-soignants ?
En 2021 et 2023, des nouvelles dispositions ont été mises en place pour faciliter l’accès et améliorer les formations pour les aides-soignants. L’ensemble des textes a participé à donner une nouvelle dimension aux différents rôles des aides-soignants dans le parcours de soins du patient. De la formation initiale à des évolutions professionnelles tout au long de leur carrière, les possibilités sont nombreuses pour les aides-soignants. Quelles sont les nouvelles perspectives ? Explications.
Les critères ESG pour les placements de la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH)
Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont devenus des éléments clés dans les décisions d’investissement des institutions financières. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), le Plan Épargne Retraite du C.G.O.S, intègre ces critères dans sa politique d’investissement pour concilier performance financière et impact positif. Comment la CRH applique les critères ESG dans ses choix d’investissement et quelles sont les implications pour ses affiliés ? Explications.
À l’hôpital, des techniques innovantes pour détendre les patients avant une opération
Quel que soit l’âge et l’état de santé des patients, une intervention chirurgicale peut devenir source de stress et d’angoisse. Afin de diminuer cette anxiété, les établissements hospitaliers mettent en œuvre différentes techniques avant l’arrivée au bloc. La réalité virtuelle thérapeutique, l’hypnose médicale, ou encore la musicothérapie et le « patient debout » participent ainsi au mieux-être du patient. À la clé, une meilleure récupération et des procédures facilitées.
Zoom sur la prévention des risques liés aux déchets en milieu hospitalier
Un établissement hospitalier fonctionne comme une petite ville, où de nombreux types de déchets sont produits. Avec une particularité : les activités de soins de l’hôpital génèrent des déchets bien spécifiques et dont certains peuvent être dangereux. C’est le cas des DASRI – déchets d’activités de soins à risques infectieux – qui présentent un niveau de risque élevé tant pour les agents hospitaliers que pour les patients et l’environnement. Ces déchets nécessitent des procédures de traitement rigoureuses pour la sécurité de tous : explications.
Le responsable juridique hospitalier : un spécialiste du droit à l’hôpital
Au sein d’un centre hospitalier ou d’un établissement de santé, le rôle d’un responsable juridique prend plusieurs formes. Ce juriste veille au respect des droits des patients et défend les intérêts de l’hôpital ou de l’établissement en matière de droit de la santé, de droit public ou des affaires. Quelles sont ses missions au quotidien ? Quelle formation est demandée pour exercer ce métier ? Explications.
Vous ne les connaissez peut-être pas et c’est normal puisqu’ils sont moins d’une centaine sur le territoire français. Les éco-infirmiers sont des soignants qui travaillent dans un domaine qui prend tous les jours plus d’importance : la santé environnementale. Comment nos comportements ont un impact direct sur notre santé ? Quelles pratiques adoptées face aux enjeux climatiques qui se présentent dans les années à venir ? Des formations existent pour apprendre à mieux appréhender ces changements environnementaux. Explications.
Zoom sur le métier d’agent de service hospitalier (ASH)
Les agents de services hospitaliers (ASH) ont un rôle indispensable au sein des établissements publics de santé. Non seulement ils participent à la propreté des locaux mais aussi au bien-être des patients. En revanche, ils ne dispensent pas de soins aux malades ou aux personnes hébergées dans des Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Comment devenir un ASH et quelles sont les perspectives de carrière ?
Infirmier et handicap : une carrière hospitalière est possible !
Votre situation de handicap ne doit pas être un frein à une carrière d’infirmière dans un établissement public de santé. Que vous soyez touchée par une maladie handicapante ou en situation de handicap avant votre formation ou pendant votre vie professionnelle, des solutions existent pour vous permettre de pratiquer votre métier comme les personnes valides. Tour d’horizon des possibilités.
Aide-soignante de nuit en Ehpad : quelles sont les spécificités de ce métier ?
La nuit, les établissements hospitaliers ne s’arrêtent pas de fonctionner ! 26,7 % des agents de la Fonction publique hospitalière exercent leur métier de nuit selon la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Le travail nocturne concerne aussi les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes, où le rôle des aides-soignantes est essentiel durant la nuit, aussi. Quelles sont les spécificités de ce métier, et comment s’organise le travail de ces agents hospitaliers ? Explications.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.