Premières vacances sans nos jeunes enfants : mode d’emploi !

Et si on confiait, pour la première fois, notre chérubin à ses grands parents ? Pas facile de lâcher prise et de partir sans culpabiliser. Pas évident de laisser son enfant derrière soi pour la première fois. Voici quelques conseils pour gérer au mieux la séparation et préparer le plaisir...des retrouvailles !

Les jeunes parents rêvent tous d’un retour aux vacances en couple et de partir loin, en vacances d’hiver ou de Pâques, sans leurs enfants en bas âge. Une décision dont on rêve souvent mais qu’on a du mal à mettre en pratique. Car pour beaucoup, laisser son enfant aux grands-parents est vécu comme un abandon. Bref, on culpabilise ! « Surtout la maman ! », lance la psychothérapeute Isabelle Filliozat. La mère culpabilise toujours plus que le père de laisser son enfant aux grands-parents. Et elle ajoute : « si elle y pense pendant toutes les vacances, elle ne va pas être bien, c’est dommage… »

Réussir à partir sans culpabiliser et sans regret, c’est s’assurer une vraie sérénité pendant les futures vacances sans les enfants.
« Les parents doivent garder à l’esprit que leur petit bout aime faire dodo dehors, cela fait partie de leur ouverture au monde… » rappelle encore Isabelle Filliozat.
Concrètement, le jour J, évitez de partir sans prévenir l’enfant pour éviter les pleurs. S’il doit y avoir des larmes, ce n’est pas un appel de détresse de votre enfant, mais une manifestation de son attachement à vous, nuance ! « Mais ce n’est pas la peine de préparer un discours », explique la psychanalyste Nicole Fabre, « on l’embrasse, on lui dit qu’on revient bientôt et ça suffit ! ».

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Pas d’âge minimum pour laisser son enfant aux grands-parents

Il n’existe pas d’âge minimum à respecter quand on décide de prendre un peu d’air sans les enfants. « Un nourrisson peut passer un week-end sans les parents dès 6/8 mois », estime Nicole Fabre. Dans tous les cas, mieux vaut faire les choses progressivement et commencer par une première excursion de deux jours, puis un week-end prolongé de 4 jours… Et quand l’enfant a 2 ans et plus, on peut sereinement envisager de partir une semaine.
Quand la décision est prise, la première démarche à effectuer est de le prévenir. « Au début, on informe l’enfant sans trop lui en parler, et plus la date approche, plus on détaille… », conseille encore la psychothérapeute Isabelle Filliozat. Il doit évidemment bien connaître la personne qui va le garder, avoir eu le temps de s’acclimater à ses grands-parents avant, et avoir passé quelques heures ou même une journée seul avec eux. Bien sûr, tout doit s’effectuer de manière naturelle : « il faut lui laisser entendre que c’est quelque chose de normal et que cela se reproduira… Et la personne qui va garder l’enfant doit se sentir à l’aise sinon son angoisse sera transmise à l’enfant… »

Son pyjama, son livre préféré et son doudou !

Prévenir l’enfant, c’est aussi lui détailler la façon dont son séjour va se passer chez les grands-parents, lui montrer sa chambre, lui expliquer que tous les soirs sa grand-mère ou son grand père lui racontera une histoire, lui faire la liste des activités de la semaine. On peut même faire sa valise avec lui, en y glissant son pyjama, son livre préféré et… son doudou ! Il faut aussi le prévenir du moment où les parents vont le récupérer. Pour que votre enfant appréhende mieux le temps, vous pouvez lui donner un calendrier et cocher  »le nombre de dodos » avant le retour de ses parents.
Reste le plus difficile pour les parents : le lâcher prise ! Chez ses grands-parents, votre enfant, peut, par exemple, manger différemment, et faire des activités qu’il ne fait pas forcément avec ses parents… « Je crois qu’il n’est jamais très bon que les parents imposent les habitudes de l’enfant. Quand on le confie, on le confie ! Mais quand je rencontre les parents, je vois bien que ce n’est pas toujours facile pour eux…» explique Nicole Fabre.

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