Prise en charge des femmes enceintes : des recommandations pour mieux repérer les vulnérabilités

Pour les femmes enceintes, la période qui précède l’accouchement et les mois qui suivent sont des moments de grande vulnérabilité. Mais certaines situations sont associées à des risques majeurs pour la future mère comme pour son enfant : lorsqu’il y a des violences conjugales ou intra-familiales, des addictions, des antécédents dépressifs, un handicap ou encore un contexte de précarité. La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié plusieurs recommandations pour mieux dépister ces situations et les prendre en charge le plus tôt possible. Explications.

La grossesse, une période de vulnérabilité pour les futures mères et leurs enfants

Plusieurs facteurs augmentent les risques de morbidité et de troubles du développement

Pour les femmes enceintes, les mois de grossesse peuvent être synonymes d’une plus grande vulnérabilité. Celle-ci peut être médicale, pour les futures mamans qui ne sont pas suffisamment suivies pendant leur grossesse. Elle peut également être affective, sociale ou encore psychique. Plusieurs facteurs exacerbent cette vulnérabilité :

  • un contexte de violences intrafamiliales : 40 % des violences conjugales commencent lors d’une grossesse ;
  • des difficultés économiques, une précarité ou encore une grossesse en milieu carcéral ;
  • des addictions ou des antécédents psychologiques : dépression, maladies mentales…

Des solutions pensées et adaptées pour votre parcours

Votre activité hospitalière demande engagement, temps et anticipation. Le PER du C.G.O.S vous permet de préparer votre retraite tout en structurant votre épargne sur le long terme, selon votre situation professionnelle et personnelle.

Découvrir

Dans un rapport publié en janvier 2024, la Haute Autorité de Santé (HAS) estime que ces situations sont associées à un risque augmenté de morbidité maternelle et périnatale. Mais également des risques de troubles du développement chez l’enfant (accouchement prématuré, petit poids de l’enfant, anomalies congénitales…) ou encore des troubles des interactions précoces parent/enfant.

Chaque situation doit être considérée de manière individuelle

Même s’il existe des facteurs communs, chaque situation nécessite une prise en charge individuelle, en fonction des difficultés de la future maman et de ses besoins. Il faut ainsi tenir compte de ses ressources, de son entourage familial et de son parcours médical. Aussi, la coordination entre les divers professionnels de santé est essentielle : sage-femme, infirmière et infirmière puéricultrice, assistante sociale, psychologue, pédiatre, gynécologue-obstétricien… Ces différents spécialistes interviennent au cours de la grossesse et après, chacun à leur niveau, pour mieux accompagner les femmes enceintes et leurs enfants.

Six fiches pratiques pour orienter les professionnels en fonction des situations

Plusieurs thématiques en fonction des facteurs identifiés de vulnérabilité

La HAS propose un ensemble de fiches pratiques selon différents facteurs de risques. Ces 6 fiches sont établies dans le cadre de la politique des 1 000 premiers jours de l’enfant, pour mettre en place un environnement favorable au développement des plus jeunes. Elles constituent des outils supplémentaires pour les professionnels, en les orientant vers différentes ressources.

  • Femme enceinte et addictions ;
  • Femme enceinte en situation de handicap ;
  • Grossesse et postpartum en milieu carcéral ;
  • Mineure enceinte ;
  • Femme enceinte et grande précarité sociale ;
  • Femme enceinte victime de violences au sein du couple.

Lorsqu’une situation de violences conjugales est repérée, la HAS liste les différents réseaux à contacter, les étapes à suivre pour protéger la future maman ou encore les articles de loi qui font référence.

Encourager la coordination des services avec une personne référente

La Haute Autorité de Santé le rappelle : chaque femme enceinte doit pouvoir suivre un parcours sanitaire et social tout au long de sa grossesse, quelle que soit sa situation. Cet accompagnement poursuit plusieurs objectifs :

  • S’assurer que chaque femme enceinte et son enfant ait accès à un hébergement, une alimentation adaptée et le nécessaire pour assurer leur hygiène ;
  • Veiller à ce qu’elle ait accès aux soins médicaux et aux médicaments nécessaires et que ses droits sociaux soient ouverts ;
  • Anticiper le retour à domicile pour que la prise en charge soit coordonnée entre la maternité et la médecine de ville.

La HAS conseille notamment de nommer une personne référente. Ce référent, “de préférence un professionnel de santé“, est choisi en accord avec la femme enceinte pour devenir son interlocuteur privilégié. Il fait le lien entre les différents services de soins, ou les professionnels qui peuvent intervenir. Cette organisation doit ainsi permettre un dépistage précoce des situations à risques.

Les articles qui pourraient vous intéresser

  • L’ostéoporose, une maladie sous-diagnostiquée Autres

    L’ostéoporose, une maladie sous-diagnostiquée

    Près de 5,5 % de la population française est concernée par cette maladie liée au vieillissement. Si elle touche majoritairement les femmes, l’ostéoporose est souvent sous-diagnostiquée. Il est temps de rappeler les symptômes mais aussi les moyens de limiter l’arrivée de cette pathologie qui peut s’avérer très invalidante.

    Lire la suite
  • L’infirmière hygiéniste, un rôle majeur pour la prévention des infections nosocomiales Autres

    L’infirmière hygiéniste, un rôle majeur pour la prévention des infections nosocomiales

    Dans un établissement hospitalier, la prévention des infections est un enjeu majeur. Pour garantir la sécurité des patients comme celle des soignants, l’hôpital peut compter sur une professionnelle incontournable : l’infirmière hygiéniste. Sa mission est essentielle puisqu’elle participe à prévenir les infections nosocomiales et réduire les risques liés aux soins.

    Lire la suite
  • L’activité physique : meilleure alliée de la femme enceinte ? Autres

    L’activité physique : meilleure alliée de la femme enceinte ?

    Les femmes enceintes ont tendance à arrêter toute activité physique dès les premiers mois de grossesse. Or, depuis plus de 15 ans, les autorités médicales publient des recommandations montrant tous les bienfaits d’un exercice physique régulier pour les parturientes. La dernière étude en date, Pregmouv, a été lancée en septembre 2024 au CHU de Clermont-Ferrand. Quels sont les résultats ? Qu’en pensent les 250 femmes qui ont participé à cette enquête depuis 1 an ?

    Lire la suite
  • Inégalités des pensions de retraite hommes / femmes :  qu’en est-il en 2025 ? Autres

    Inégalités des pensions de retraite hommes / femmes : qu’en est-il en 2025 ?

    La retraite reste au cœur de l’actualité en France. Au-delà du nombre de trimestres nécessaires, le montant de la pension de retraite soulève plusieurs questions et en particulier celle de l’inégalité entre les hommes et les femmes. S’il a été constaté pendant plusieurs années une différence, est-ce que cet écart existe toujours encore en 2025 ?

    Lire la suite
  • Fibromyalgie : aider les personnes à mieux vivre avec la douleur Autres

    Fibromyalgie : aider les personnes à mieux vivre avec la douleur

    Douleurs chroniques, troubles du sommeil, anxiété… La fibromyalgie concerne 1,5 millions de personnes en France, principalement des femmes. Cette pathologie est reconnue comme une maladie chronique par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 2019. Pourtant, elle reste toujours difficile à diagnostiquer et à prendre en charge. En juillet 2025, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations pour mieux reconnaître la souffrance des personnes et les aider à gérer les effets de la maladie. Voici ce qu’il faut retenir.

    Lire la suite
  • Hépatites : une journée mondiale pour en parler, et mieux protéger les soignants Autres

    Hépatites : une journée mondiale pour en parler, et mieux protéger les soignants

    En France, près de 270 000 personnes souffrent d’une hépatite virale, et notamment d’hépatites B et C. Les soignants sont aussi concernés car ces maladies se transmettent principalement par le sang. Des mesures sont indispensables pour bien les protéger. Chaque année, le 28 juillet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mobilise les acteurs des soins contre les hépatites. L’occasion de parler de ces maladies et de leur prise en charge.

    Lire la suite
  • Les droits des femmes en santé, un sujet toujours d’actualité en 2025 Vie à l'hôpital

    Les droits des femmes en santé, un sujet toujours d’actualité en 2025

    À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, il est intéressant de s’interroger sur l’inégalité de santé entre hommes et femmes. Sujet toujours d’actualité en 2025. De nombreux travaux et études attestent de cette différence persistante entre les deux sexes. Quels sont les constats et les principales actions à mener pour parvenir à une égalité des soins ? Tour d’horizon.

    Lire la suite
  • Vivre avec un diabète de type 2 : de nouvelles recommandations pour la prise en charge des patients Vie à l'hôpital

    Vivre avec un diabète de type 2 : de nouvelles recommandations pour la prise en charge des patients

    En France, plus de 4,3 millions de personnes vivent avec un diabète. Dans 90 % des cas, il s’agit d’un diabète de type 2 : une pathologie évolutive qui peut avoir de graves conséquences sur la santé. Une prise en charge adaptée à la situation de chacun est donc indispensable. Depuis 2024, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de nouvelles mesures pour traiter le diabète de type 2. Modifier les habitudes de vie en changeant son alimentation et en pratiquant une activité physique devient ainsi la première étape, avant même de suivre un traitement médicamenteux. Explications.

    Lire la suite
  • Les nouvelles recommandations pour la prévention contre la bronchiolite Vie à l'hôpital

    Les nouvelles recommandations pour la prévention contre la bronchiolite

    La bronchiolite touche chaque année en France 30 % des nourrissons de moins de 2 ans. Cela représente 480 000 cas par an. 2 à 3 % des nourrissons nécessitent d’être hospitalisés à cause des virus respiratoires syncitiaux (VRS), qui sont très contagieux. Depuis 2023, deux nouveaux traitements sont disponibles pour éviter ces infections respiratoires. En prévision de l’hiver 2024, le gouvernement a établi des recommandations pour le nouveau-né et le nourrisson.

    Lire la suite

Affiliez-vous dès maintenant et recevez 80 € en carte cadeau de bienvenue !

Je m’affilie
Mascotte CGOS tenant une carte cadeau de 80 €

Mentions légales

Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.