Socio-esthéticienne, orthoprothésiste, technicien biomédical : des métiers à découvrir !
Les établissements publics de santé fonctionnent grâce à un personnel compétent dans de multiples domaines. Les médecins et les infirmières bien sûr, mais d’autres professionnels participent aussi au bien-être et à la santé des patients. Zoom sur ces experts trop souvent dans l’ombre : la socio-esthéticienne, l’orthoprothésiste ou encore le technicien biomédical.
La socio-esthéticienne, parce que le soin fait partie du bien-être du patient
Vous connaissez l’esthéticienne mais vous ne savez peut-être pas en quoi consiste le métier de socio-esthéticienne. Son rôle est pourtant important pour permettre aux patients d’améliorer l’image qu’ils ont d’eux.
Qu’est-ce qu’une socio-esthéticienne ?
Elle intervient auprès des patients fragilisés à cause d’un traitement lourd ou d’une longue hospitalisation. La socio-esthéticienne propose des soins esthétiques adaptés au malade :
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Les socio-esthéticiennes interviennent dans les services d’oncologie, de soins palliatifs, de gériatrie ou même de psychiatrie.
Les missions d’une socio-esthéticienne
Lorsqu’une socio-esthéticienne intervient auprès d’un malade, elle propose des soins qui ne sont pas qu’esthétiques.
Le terme de « socio » souligne le lien avec le champ social et médico-social. C’est un outil de reconstruction personnelle qui permet aux malades de reprendre confiance en eux. Car les patients sont souvent en situation de vulnérabilité.
Cet instant de soins est une parenthèse de bien-être au milieu d’une série de traitements qui sont parfois douloureux et qui affectent le corps (amaigrissement, peau abîmée, perte de cheveux, etc.). Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces soins peuvent aussi être dispensés auprès des enfants. Comme le rapporte une socio-esthéticienne d’un service d’oncologie pédiatrique, elle les aide à prendre soin de leur peau, de leurs ongles. Cela peut aller jusqu’à des conseils sur le nouage des foulards, par exemple.
La formation et les qualités nécessaires pour devenir socio-esthéticienne
Un diplôme d’esthétique-cosmétique est complété par une formation en socio-esthétique. Les cours d’esthétique à option humanitaire et sociale (CODES) sont dispensés par le CHRU de Tours.
Le CODES est une association qui œuvre pour la promotion de cette activité au sein du secteur médico-social depuis 1979. Cette structure indique les rémunérations brutes annuelles perçues par les socio-esthéticiennes entre 19 000 et 22 000 euros.
Elles travaillent majoritairement en tant qu’entrepreneur individuel (55 %), salarié (24,2 %) ou avec un double statut (29,2 %).
Il est aussi possible de se spécialiser en intégrant un Diplôme Universitaire « Spécialisation esthétique en milieu médical ». Cette formation est proposée par la faculté de Santé Sorbonne, Paris VI, ainsi que l’Université de Nantes.
Certaines qualités sont indispensables pour exercer ce métier :
de l’empathie ;
un sens de l’écoute ;
de la discrétion ;
la capacité à s’adapter à l’attitude et à la problématique de chaque patient.
L’orthoprothésiste, pour redonner une certaine autonomie
Ce spécialiste travaille auprès de patients qui nécessitent un appareillage pour retrouver une certaine autonomie. De la conception à l’installation, ce métier manuel requiert des compétences médicales.
Quelles sont les différentes missions de l’orthoprothésiste ?
L’orthoprothésiste travaille en collaboration avec l’équipe de soins et de rééducation qui s’occupe du patient. Son rôle consiste à concevoir la prothèse, puis la réaliser pour enfin la placer. Son action est d’ailleurs déterminante pour l’acceptation de ce nouvel appareillage.
Évaluer les besoins du patient
L’orthoprothésiste intervient sur prescription médicale. Avant de procéder à la réalisation de la prothèse, il commence par dialoguer avec le patient pour mieux comprendre son mode de vie. En intégrant ses besoins, il répond aux attentes du patient.
Concevoir et fabriquer les appareillages
Cela peut concerner la conception sur mesure :
de prothèses pour le remplacement d’un membre amputé ;
d’orthèses (attelle, corset, ceinture ou encore un gilet de maintien) ;
de chaussures ou semelles orthopédiques.
Pour réaliser ces prothèses, le spécialiste dispose de technologies de pointe comme le moulage 3D, les matériaux composites, mais aussi d’un savoir-faire artisanal.
Adapter l’appareillage et suivre le patient
Une fois que l’appareillage est réalisé, l’orthoprothésiste procède à des ajustements précis pour que le patient soit à l’aise avec sa prothèse. Il joue un rôle important dans l’acceptation de sa nouvelle mobilité.
Comme le note justement Clémence, orthoprothésiste à Rennes, « l’aspect humain et la psychologie sont très importants car nous recevons souvent des patients lourdement handicapés ou victimes d’accidents. » Ainsi au-delà de la dimension technique du métier, il faut prendre le temps de comprendre le mode de vie du patient qui a perdu une grande partie de son autonomie.
Les formations et les compétences nécessaires pour devenir un orthoprothésiste
Devenir orthoprothésiste
Il existe plusieurs formations possibles pour devenir orthoprothésiste.
Un CAP orthoprothésiste d’une durée de deux ans après la 3e ;
Un BAC pro technicien en appareillage orthopédique.
Ces deux premiers enseignements permettent de devenir ouvrier qualifié ou technicien d’atelier. Le contact avec le patient n’est pas prévu, contrairement aux autres formations comme le BTS ou la licence pro.
Le BTS Prothésiste-orthésiste est un niveau BAC +2. Il est possible de suivre une spécialisation en licence professionnelle. Cela peut concerner l’adaptation pédiatrique ou l’impression 3D, par exemple.
Les compétences recommandées
Au-delà des connaissances techniques acquises pendant les formations, des qualités personnelles sont indispensables pour devenir un orthoprothésiste compétent.
De la patience, de la minutie et le sens du détail ;
Une certaine dextérité manuelle ;
Une bonne capacité de résolution de problèmes techniques ;
Une facilité pour travailler en équipe et une bonne écoute du patient.
Le technicien biomédical, pour veiller sur le matériel médical
Encore un métier méconnu du grand public : le technicien biomédical joue pourtant un rôle primordial puisqu’il garantit la fiabilité et la bonne marche du matériel médical.
Les principales missions du technicien biomédical
Les établissements publics de santé sont en constante évolution : les appareils doivent être changés et entretenus. Cela fait partie du travail du technicien biomédical.
La maintenance préventive mais aussi curative de l’ensemble des dispositifs médicaux de l’établissement hospitalier fait partie des missions récurrentes du technicien. Il veille à la conformité des appareils, selon les normes réglementaires. Cela nécessite d’intervenir sur une grande variété d’équipements : du respirateur au bistouri électrique en passant par le scanner. Il consigne toutes ces informations dans une base de données pour planifier les contrôles d’entretien.
À cela s’ajoutent l’installation des nouveaux dispositifs ainsi que leur mise en service. Après les tests et les paramétrages, le technicien doit former le personnel surtout pour éviter les pannes les plus courantes.
Son expertise peut être sollicitée pour la sélection et l’achat de nouveaux équipements. En effet, le technicien biomédical opère une veille active sur les évolutions technologiques de son domaine.
Les formations pour devenir technicien biomédical
Plusieurs parcours sont possibles :
À Bac +2 :
BTS Maintenance des systèmes (option systèmes de production ou systèmes connectés) ;
Le technicien biomédical doit être curieux pour connaître et intégrer le fonctionnement d’appareils très variés. En effet, ses domaines de connaissance sont vastes :
L’électronique et l’électrotechnique ;
La mécanique et les automatismes ;
L’informatique ;
L’instrumentation et la métrologie médicale ;
La maintenance ;
Etc…
Il est aussi important qu’il ait une grande rigueur pour s’organiser en gérant au mieux les contrôles préventifs, par exemple.
Enfin, des compétences relationnelles sont indispensables car le technicien est en lien avec les équipes soignantes mais aussi les fournisseurs et parfois les patients. Il doit pouvoir réagir rapidement en gardant son sang-froid lorsque la situation est critique, comme une panne dans un bloc opératoire.
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