Endométriose : de nouvelles techniques chirurgicales pour préserver les organes
L’endométriose est une maladie chronique associée aux règles, qui peut provoquer des lésions sur l’utérus ou les ovaires, mais aussi la vessie ou le côlon. Diagnostiquée souvent tardivement, elle est très difficile à traiter sans endommager les organes concernés. Au CHU de Rouen, le professeur Horace Roman a inventé, il y a plus de 10 ans, une nouvelle manière d’opérer les femmes atteintes d’endométriose, moins invasive, moins définitive pour les organes fragiles comme les ovaires. Il opère grâce à l’énergie plasma, un rayon lumineux très puissant, proche du laser. L’outil est plus précis que le bistouri classique.
L’endométriose touche une femme sur 10 en France, autant que le cancer du sein, et 180 millions de femmes dans le monde. C’est la première cause d’infertilité en France et pourtant elle est très mal connue, y compris dans le milieu médical.
L’endomètre est une muqueuse qui tapisse la paroi interne de l’utérus, et à chaque cycle menstruel, elle est évacuée par le vagin : ce sont les règles.
Il est encore temps d’optimiser vos choix
Après plusieurs années dans le secteur hospitalier, il est naturel de vouloir mieux anticiper la suite. Le PER du C.G.O.S est une solution intéressante pour préparer votre retraite, compléter vos futurs revenus et organiser votre épargne selon vos objectifs.
Chez les patientes atteintes d’endométriose, les cellules d’endomètre ne sont pas totalement évacuées et vont s’implanter de façon anarchique et sans qu’on sache vraiment pourquoi, sur des organes périphériques : la vessie, les ovaires, les trompes, le côlon… Lors des règles, ces cellules continuent à saigner, mais au mauvais endroit, comme si elles étaient dans l’utérus. Elles créent alors des lésions ou des adhérences entre les organes qui sont à l’origine de douleurs terribles ressenties par les patientes et qui sont responsables de l’infertilité. Sur les ovaires par exemple, l’endométriose est souvent à l’origine de kystes qui empêchent toute fécondation.
Seuls les traitements hormonaux et la chirurgie permettent de freiner l’endométriose
Il n’existe aujourd’hui aucun moyen de traiter définitivement cette maladie. On peut simplement la freiner, l’empêcher de se développer, soit par un traitement hormonal (ménopause artificielle), soit par la chirurgie, en éliminant les lésions ou les adhérences qui sont à l’origine des douleurs.
Jusqu’à présent, on utilisait une chirurgie radicale qui consistait à enlever purement et simplement les organes malades comme en cancérologie.
Ce qui avait pour effet de réduire un peu plus les chances de certaines femmes d’avoir un enfant. Pendant longtemps, pour éliminer un kyste à l’ovaire, les chirurgiens n’avaient pas d’autre moyen que de retirer purement et simplement l’ovaire. Impossible de traiter le kyste sans toucher à l’ovaire.
L’énergie plasma pour traiter les lésions sans abîmer les organes
Au CHU de Rouen, le professeur Horace Roman a développé une technique alternative, une chirurgie « conservatrice » de préservation des organes : il opère par coelioscopie avec « l’énergie plasma », un rayon lumineux très puissant qui lui sert tantôt de bistouri, tantôt de « chalumeau » pour brûler les tissus malades. Avec l’énergie plasma, il peut traiter un kyste à l’ovaire… sans abîmer l’ovaire ! Il opère, face à un écran vidéo, muni de lunettes 3D qui vont lui donner plus de profondeur donc davantage de précision dans l’action.
Quand les patientes sont diagnostiquées à temps, avant que les lésions ne soient trop importantes, il parvient à utiliser cette technique dans 2/3 des cas. Ce qui lui permet souvent de préserver les ovaires et donc de rétablir la fertilité. L’énergie plasma lui offre aussi la possibilité de traiter les lésions d’endométriose qui touchent des zones sensibles comme le rectum.
En évitant l’ablation d’une partie du rectum, il évite à la patiente la pose d’une poche fécale provisoire. « C’est important pour la qualité de vie de nos patientes », explique le professeur Roman, «nous avons compris qu’elles avaient une vie après notre chirurgie… Il ne faut pas que les conséquences de nos interventions soient plus handicapantes que ce qu’elles vivaient avant l’opération ! »
A l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, le professeur Gil Dubernard expérimente lui aussi une nouvelle approche chirurgicale, « une technique par ultra-sons » qui se veut beaucoup moins invasive. Il introduit une sonde par voie endorectale pour cibler et neutraliser les nodules douloureux. Une technologie déjà exploitée pour le traitement de la prostate chez l’homme.
Les articles qui pourraient vous intéresser
Autres
Comment améliorer les conditions de travail des agents du nettoyage ?
Alors qu’ils sont près de 1,5 million en France, les agents de nettoyage sont invisibilisés. Ils travaillent en horaires décalés, souvent seuls. Pour mieux comprendre leurs conditions de travail, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a lancé une étude de grande ampleur (de 2021 à 2025). Après l’audition des acteurs de ce secteur, voici les principaux enseignements de cette enquête.
De nouvelles prises en charge de l’AVC pour réduire les séquelles potentielles
L’AVC, l’accident vasculaire cérébral est un problème majeur de santé publique. En effet, c’est la première cause de décès chez les femmes et la deuxième chez les hommes. Cela représente plus de 30 000 décès et 120 000 hospitalisations par an en France, selon la HAS (Haute Autorité de santé). Cet organisme a d’ailleurs publié de nouvelles recommandations visant à améliorer la prise en charge des patients, pour réduire les séquelles potentielles de cette urgence neurologique majeure.
Près de 5,5 % de la population française est concernée par cette maladie liée au vieillissement. Si elle touche majoritairement les femmes, l’ostéoporose est souvent sous-diagnostiquée. Il est temps de rappeler les symptômes mais aussi les moyens de limiter l’arrivée de cette pathologie qui peut s’avérer très invalidante.
Des progrès dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans. « Toutes formes confondues, cette maladie touche 8 % de la population française ». Tous les progrès concernant cette pathologie sont d’autant plus importants qu’il n’existe pas de traitement pour la DMLA sèche.
La ménopause : vers la fin d’un tabou chez les patientes comme chez les soignantes
Depuis quelques années, les femmes se sont emparées du sujet de la ménopause pour qu’il ne soit plus un tabou. Des podcasts à la mise en place de cohortes (Climatère), le monde médical et la société dans son ensemble s’emploient à lutter contre l’invisibilité de cet état qui concerne toutes les femmes. En 2025, cela représente 17,2 millions de Françaises âgées de plus de 45 ans. Il était temps d’en parler : le 18 octobre est la Journée Mondiale de la Ménopause.
La médecine narrative : une nouvelle approche centrée sur les récits des patients
À l’hôpital, l’écoute du patient est depuis toujours l’un des piliers d’une prise en charge optimale. C’est l’une des raisons d’être de la médecine narrative. Cette approche des soins accorde en effet une plus grande place au récit du patient et à ses nombreux détails, pour humaniser les relations avec les soignants. En France, elle n’est encore que peu développée malgré ses bénéfices. C’est ainsi que le CHU de Bordeaux fait partie des établissements précurseurs, avec la création d’une chaire de Médecine narrative en 2023. Explications !
Les droits des femmes en santé, un sujet toujours d’actualité en 2025
À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, il est intéressant de s’interroger sur l’inégalité de santé entre hommes et femmes. Sujet toujours d’actualité en 2025. De nombreux travaux et études attestent de cette différence persistante entre les deux sexes. Quels sont les constats et les principales actions à mener pour parvenir à une égalité des soins ? Tour d’horizon.
« L’art est une garantie de santé mentale », disait l’artiste plasticienne Louise Bourgeois. Ce constat est corrélé par de nombreuses études, dont celle de l’OMS en 2023, qui mentionne même l’art comme « un complément du traitement et de prévention des maladies non transmissibles ». Comment cette pratique est intégrée par le personnel médical dans les établissements hospitaliers en France ? Voici quelques exemples significatifs de la prise en compte de cette expérience dans les soins médicaux.
En France, la dénutrition touche deux millions de personnes. Surtout des personnes âgées, mais pas uniquement. Les enfants comme les adultes sont aussi concernés, notamment lorsqu’ils sont malades ou hospitalisés. Cette pathologie fragilise les défenses naturelles, augmente les risques d’infections et complique le traitement des maladies. Depuis 2019, la lutte contre la dénutrition est l’un des axes du Programme national nutrition santé (PNNS). Une nouvelle semaine nationale de la dénutrition est organisée du 12 au 19 novembre 2024. Que faut-il savoir sur la dénutrition et quelles actions sont menées dans le milieu hospitalier ?
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.