A partir du 1er janvier 2020, les soins de base et les prothèses dentaires dites standard seront pris en charge à 100 % (avec un plafonnement). Finis les remboursements : quand vous irez vous faire poser une prothèse en céramique sur une canine, vous ressortirez du cabinet de votre dentiste sans rien payer. Reste à charge : zéro euro. L'idée de cette réforme est de sélectionner un certain nombre de prothèses essentielles auxquelles les patients doivent avoir accès sans rien débourser. Mais un grand nombre de soins, les plus sophistiqués, resteront payants et à la charge des patients ou de leurs mutuelles. Le nouveau système prévoit aussi un renforcement des contrôles bucco-dentaires gratuits de 3 à 24 ans (tous les 3 ans).
Pour beaucoup, se faire soigner une dent, est devenu un luxe. Une couronne coûte en moyenne 541 euros (de 375 à plus de 1000 euros selon les régions et les dentistes). Et aujourd’hui, la Sécurité sociale ne rembourse que 75,25 euros, quel que soit le prix total. Dans le meilleur des cas, si vous avez une bonne mutuelle qui pratique le tiers payant, elle assume directement environ 330 euros. Vous devez donc payer environ 135 euros de votre poche ! Ce n’est donc pas une surprise si 55 % des Français renoncent encore à se rendre chez le dentiste et se privent de soins dentaires pour des raisons financières.
Voilà pourquoi les pouvoirs publics ont mis en place une réforme du financement des soins dentaires, applicable à partir du 1er janvier 2020. L’objectif est d’encadrer le prix des prothèses pour réduire, voire supprimer les 40 % de facture qui restaient habituellement à la charge du patient.
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
Pour cela, les soins dentaires ont été divisés en 3 groupes :
Soins dentaires de base
Pour les soins de base (détartrages, caries…) et les prothèses dites « standard » dont le prix sera plafonné à 500 euros, le reste à charge pour le patient sera égal à zéro. Plus rien à débourser. Avec quand même quelques conditions : les dents qui se voient, incisives, canines et premières prémolaires, auront droit à des prothèses en céramique blanche. En revanche, pour les dents moins visibles (à partir de la 2ème prémolaire et toutes les molaires), les seules couronnes entièrement remboursées seront les couronnes équipées de prothèses en métal.
Dans cette liste de prothèses entièrement prises en charge, on trouve aussi des appareils pour dents manquantes, mais pas avec les matériaux les plus nobles. Attention : ces prothèses « reste-à-charge zéro » ne sont pas une obligation. Si vous souhaitez quand même des prothèses en céramique pour les dents du fond (molaires), vous pourrez le demander à votre dentiste, mais vous ou votre mutuelle aurez à assumer la différence sur le plan financier.
Soins avec prothèses de qualité supérieure
Ensuite, il y aura un deuxième ensemble de soins (couronnes, bridges et dentiers de qualité supérieure) dont les prix seront plafonnés à 550 euros : ceux là ne seront pas pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.
Soins avec prothèses hauts de gamme
Troisième groupe de soins : les prothèses haut de gamme comme les implants, non-remboursables par l’Assurance maladie, continueront à ne pas être remboursés. Ils représentent 30 % des prothèses posées actuellement.
Renforcement de la prévention en matière de soins dentaires
La réforme prévoit aussi de renforcer la prévention : elle instaure la « gratuité » des contrôles bucco-dentaires de 3 à 24 ans (au lieu de 6 à 18 ans jusque-là) et du vernis fluoré qui prévient la carie chez les 6 à 9 ans. Gratuits aussi les actes évitant la dévitalisation des dents et la parodontologie pour les diabétiques. Et la prise en charge sera revalorisée pour les handicapés mentaux.
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