Sage-femme des hôpitaux : au contact des mamans au moment si particulier de l’accouchement

Etre sage-femme en hôpital, c’est assumer de lourdes responsabilités, accompagner les grossesses, suivre les accouchements, être présent pendant la maternité. Depuis 2014, on distingue, au sein du corps des sages-femmes celles qui sont en contact direct avec les patients (catégorie active) et celles qui ont des fonctions d’encadrement (catégorie sédentaire). Une distinction importante qui détermine le niveau de salaire, mais aussi l’âge d’ouverture des droits à la retraite : 57 ans en catégorie active, 62 ans en catégorie « sédentaire ».

 Etre sage-femme à l’hôpital, c’est un métier à la fois extraordinaire et très difficile. Surtout quand on sort de l’école et qu’on se retrouve confronté à de grosses responsabilités », raconte Carole, toute nouvelle sage-femme qui vient d’intégrer un établissement hospitalier de Seine-Maritime. Passionnée par son métier, elle explique : « On donne la vie, mais on transfuse aussi, on réanime… Il n’existe pas de métier où l’on approche autant les gens, où l’on est confronté au pire comme au meilleur… » Le pire ? Pour les sages-femmes, c’est l’accompagnement des accouchements d’enfants décédés ou quand une patiente décède peu après l’accouchement. « Cela nécessite beaucoup d’investissement de soi, et il faut savoir se « blinder » émotionnellement… », explique Stéphanie, une collègue de Carole. 20 ans déjà qu’elle exerce ce métier passionnément : « Être au contact des mamans à ce moment si particulier d’une naissance. Les suivre avant et après. Être là dans les moments douloureux. C’est tout l’intérêt…»

Depuis 2016, les sages-femmes peuvent réaliser des interruptions volontaires de grossesses médicamenteuses

Dans les gros CHU, les sages-femmes sont réparties chaque jour dans plusieurs services : salle d’accouchement, suivi intensif de grossesse, service des grossesses à risque, urgences gynécologiques, planning familial… Avec un rythme « jour nuit » dans les services de garde. En peu de temps, Stéphanie a vu le métier évoluer. « Nous exécutons maintenant des actes comme des gynécologues… Réaliser des échographies ou des poses de stérilet, c’est devenu courant… » Depuis 2016, les sages-femmes peuvent aussi réaliser des interruptions volontaires de grossesses médicamenteuses ou vacciner l’entourage des nouveaux-nés pendant la période post-natale.

Le PER du C.G.O.S, plus simple qu’il n’y paraît

Vous en entendez parler, mais vous ne savez pas toujours par où commencer ? Pas d’inquiétude, on vous guide pas à pas pour comprendre son fonctionnement, ses objectifs et la façon dont il peut s’intégrer dans votre préparation retraite.

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En 2020, le concours organisé en fin de PACES pour les étudiantes sages-femmes sera supprimé (fin du numerus clausus)

Pour préparer le Diplôme d’Etat de sage-femme, le cursus dure 5 ans : une année de PACES (première année commune aux études de santé) qui se termine par un concours, puis 4 ans en école de sages-femmes.
Mais attention : dès 2020, le concours organisé en fin de PACES sera supprimé (fin du numerus clausus) et devrait être remplacé par des partiels. Les dispositifs qui les remplaceront sont encore en cours d’élaboration.

Les catégories actives et sédentaires des sages-femmes

Au sein du corps de sages-femmes des hôpitaux (créé par décret du 23 décembre 2014), les sages-femmes exerçant une fonction purement clinique, en contact direct avec les patients, appartiennent à la catégorie « active ». Celles qui exercent en revanche une fonction d’encadrement et de coordination appartiennent à la catégorie « sédentaire ».

Une classification qui a son importance car elle a une influence sur le salaire brut. Selon la grille indiciaire, une sage-femme qui appartient à la catégorie « active » démarre sa carrière avec un salaire brut de 2057 euros (1er grade), alors qu’une sage-femme de catégorie sédentaire perçoit un premier salaire brut de 2502 euros (2ème grade). On retrouve le même écart en fin de carrière.
Cette différenciation a aussi des conséquences sur l’âge d’ouverture des droits à la retraite des sages-femmes : celles qui sont en catégorie active pourront partir à taux plein à partir de 57 ans (à condition d’avoir validé entre 167 et 172 trimestres) mais pour les « sédentaires », l’âge d’ouverture du départ à la retraite est fixé à 62 ans (avec la même condition sur les trimestres). Ce qui explique que toutes les sages femmes ne partent pas forcément à la retraite au même âge.

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