Maladie de Parkinson : comment mieux accompagner les patients ?

Le 11 avril, c’est la journée mondiale de la maladie de Parkinson. Une pathologie qui touche plus de 200 000 personnes en France, mais dont les symptômes sont souvent réduits à des tremblements. Or, la maladie de Parkinson cause aussi des troubles cognitifs et altère considérablement la qualité de vie des patients. Elle impose ainsi une prise en charge pluridisciplinaire, avec un rôle central pour les infirmières et les aides-soignantes. Des thérapies innovantes permettent aussi d’envisager un quotidien plus confortable pour les malades.

Maladie de Parkinson : des symptômes complexes et évolutifs

Les symptômes moteurs et non moteurs typiques de Parkinson

La maladie de Parkinson est causée par une carence en dopamine au niveau du cerveau. Ce manque entraine des répercussions motrices : les tremblements, la lenteur des mouvements (akinésie) et la rigidité musculaire sont les trois symptômes caractéristiques de Parkinson. Généralement associés et d’intensité variable, ils apparaissent d’un seul côté dans un premier temps. Mais la maladie de Parkinson ne se limite pas à ces signes physiques. Elle se traduit aussi par des troubles cognitifs, une fatigue intense, de l’anxiété et souvent de la dépression.

Une évolution par stades

Selon l’échelle de référence de Hoehn et Yahr, la maladie de Parkinson évolue en 5 stades. Ces étapes vont de l’apparition unilatérale des troubles moteurs, à la dépendance totale. L’évolution des symptômes nécessite, pour le patient, une assistance croissante dans les gestes du quotidien et dans les déplacements. Les professionnels de santé occupent une place déterminante pour aider à mieux vivre avec la maladie.

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Quel est le rôle des infirmières et aides-soignantes dans la prise en charge de la maladie de Parkinson ?

Il est important de rappeler que le traitement de la maladie de Parkinson repose sur la prise en charge des symptômes, pour en retarder l’évolution et pour limiter l’inconfort du patient. Les infirmières et aides-soignantes ont un rôle clé au quotidien, tant pour le suivi des traitements que pour le soutien moral.

L’infirmière coordonne les interventions des professionnels de santé autour du malade

Les symptômes de la maladie de Parkinson et son évolution nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire : neurologue, médecin traitant, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, etc. L’infirmière a notamment pour mission d’assurer le suivi du traitement médicamenteux, son observance et les potentiels effets secondaires. C’est aussi elle qui transmet les informations aux professionnels de santé, pour adapter la prise en charge si nécessaire. Sans oublier les dimensions de prévention et d’accompagnement. L’infirmière coordonne notamment l’aménagement du logement pour éviter les chutes, et participe au soutien moral du patient.

L’aide-soignante aide au maintien de l’autonomie

L’aide-soignante agit au plus proche du patient, en établissements de soins ou à domicile. Son rôle consiste à tout mettre en œuvre pour que le patient conserve son autonomie le plus longtemps possible : dans les gestes du quotidien et d’hygiène par exemple. Car pour un malade atteint de Parkinson, généralement très sensible aux émotions, le fait de rester actif améliore l’estime de soi. Avec une vision claire des besoins du patient, l’aide-soignante peut aussi suggérer à l’infirmière l’intervention d’autres professionnels pour rendre le quotidien plus confortable. Elle peut notamment proposer la venue de l’ergothérapeute pour aménager le logement.

Des thérapies innovantes pour traiter la maladie de Parkinson

L’amélioration de la qualité de vie des patients est au cœur de la prise en charge de la maladie de Parkinson. Et s’il n’est à ce jour pas possible d’en guérir, les recherches continuent pour faire progresser les traitements.

Une nouvelle manière d’administrer la dopamine

Au CHU de Lille, l’équipe du service de neurologie a inventé un moyen d’administrer la dopamine directement dans le cerveau. La molécule est stockée dans une pompe, elle-même implantée dans l’abdomen. Ce système intervient à la place des traitements oraux dont la durée d’action est limitée. Il permet en effet de distribuer la dopamine de manière continue, à la manière d’une pompe à insuline, afin d’éviter les fluctuations dans la journée. Les essais cliniques, toujours en cours, sont prometteurs (source).

Des possibilités de traitement avec des cellules souches

La piste des cellules souches a longtemps été évoquée pour traiter la maladie de Parkinson. Mais c’est en mars 2026 qu’une première mondiale a eu lieu au Japon : une greffe de cellules souches pour remplacer celles détruites par la maladie. Ces nouvelles cellules, prélevées au niveau de la peau, ont été transformées en cellules dopaminergiques : c’est-à-dire capables de générer de la dopamine et de corriger la carence. Le traitement vient d’être autorisé au Japon, et constitue un véritable espoir pour les malades.

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