Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ?
Les aides-soignants occupent une place indispensable dans les établissements de santé, au plus près des patients. Salaire, grilles indiciaires et évolution de carrière : voici tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’aide-soignant ou aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière.
Résumé
– L’aide-soignant hospitalier accompagne les patients au quotidien : soins d’hygiène et de confort, aide aux repas, au lever et au coucher, surveillance et travail en binôme avec l’infirmier.
– Son salaire dépend du grade et de l’ancienneté : il débute autour de 1 836 € brut par mois en classe normale et peut atteindre 2 757 € brut en classe supérieure, auxquels s’ajoutent différentes primes et indemnités.
– Pour exercer, il faut obtenir le diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) ; avec l’expérience, il est possible d’évoluer vers le métier d’infirmier, de secrétaire médicale, d’auxiliaire de puériculture ou d’assistant de soins en gérontologie.
Salaire et grille indiciaire d’un aide-soignant dans la Fonction publique hospitalière
Comment le salaire d’un aide-soignant est-il calculé ?
Dans le secteur public, la rémunération d’un agent hospitalier est constituée d’un traitement indiciaire, qui correspond à son salaire principal, et d’éventuelles primes en complément.
Le traitement indiciaire dépend de :
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L’emploi occupé dans la Fonction publique hospitalière ;
La catégorie (A, B ou C) ;
Le grade de l’agent (un grade = une grille indiciaire) ;
L’ancienneté, représentée par les échelons sur la grille.
Pour les aides-soignants et aides-soignantes, il existe deux grades :
Aide-soignant de classe normale ;
Aide-soignant de classe supérieure.
Il s’agit dans les deux cas de métiers de catégorie B, issus de la filière services de soins, de rééducation et médico-technique.
Dans le secteur privé, les salaires ne sont pas les mêmes et dépendent généralement des conventions collectives.
Salaire d’un aide-soignant en fonction de sa carrière
En début de carrière, un aide-soignant ou une aide-soignante (classe normale) gagne un salaire brut de 1 836,20 euros par mois. Après un an et demi d’ancienneté, il peut passer à l’échelon supérieur correspondant à un salaire mensuel de 1 846,04 euros bruts. Au onzième et dernier échelon, la rémunération est de 2 545,08 euros bruts par mois.
Un agent hospitalier qui avance en grade change aussi de grille indiciaire de la fonction publique hospitalière. Ainsi, pour un aide-soignant de classe supérieure, les salaires mensuels varient de 1 905,12 euros à 2 756,76 euros bruts au fil de la progression sur les échelons.
Salaire moyen d’un aide-soignant ou d’une aide-soignante
Selon les grilles indiciaires en vigueur des différentes classes, le salaire brut moyen d’un aide-soignant est de 2 087,25 euros par mois. Au grade supérieur, le salaire moyen est de 2 291,33 euros bruts.
Grilles indiciaires pour le métier d’aide-soignant
Pour connaître les montants des salaires des aides-soignants et aides-soignantes, voici les différentes grilles indiciaires en vigueur.
Aide-soignant de classe normale
Échelon
Durée
Indice brut
Indice majoré
Salaire brut mensuel
1
1 an et 6 mois
389
373
1 836,20 €
2
1 an et 6 mois
397
375
1 846,04 €
3
2 ans
416
377
1 855,89 €
4
2 ans
434
388
1 910,04 €
5
2 ans et 6 mois
452
401
1 974,03 €
6
3
468
414
2 038,03 €
7
3
491
429
2 111,87 €
8
3
510
444
2 185,71 €
9
3
535
461
2 269,40 €
10
4
567
485
2 387,55 €
11
–
610
517
2 545,08 €
Aide-soignant de classe supérieure
Échelon
Durée
Indice brut
Indice majoré
Salaire brut mensuel
1
1 an et 6 mois
433
387
1 905,12 €
2
2 ans
449
399
1 964,19 €
3
2 ans
464
411
2 023,26 €
4
2 ans
484
424
2 087,26 €
5
2 ans
508
442
2 175,87 €
6
2 ans et 6 mois
532
460
2 264,48 €
7
3
561
480
2 362,93 €
8
3
585
499
2 456,47 €
9
3
612
519
2 554,92 €
10
4
638
539
2 653,38 €
11
–
665
560
2 756,76 €
À noter : l’indice brut correspond au statut d’un agent hospitalier et n’a pas d’effet direct sur les salaires. L’indice majoré est utilisé pour calculer la rémunération de l’agent.
Primes et compléments de salaire
Le métier d’aide-soignant est éligible à différentes primes dans la Fonction publique hospitalière.
Le complément de traitement indiciaire(CTI), initialement mis en œuvre dans le cadre du Ségur de la santé de 2020, est versé à tous les agents de la FPH hors personnel médical. Cette prime mensuelle vaut 49 points d’indice majoré, soit 237,65 € bruts (et 188,62 € nets).
La prime spéciale de sujétion(PSS) est accordée aux aides-soignants et aux auxiliaires de puériculture notamment. Elle correspond à 10 % du traitement indiciaire.
La prime annuelle de service est facultative. Son montant dépend de la catégorie d’emploi de l’agent et de son assiduité.
Enfin, les aides-soignants peuvent recevoir d’autres types d’indemnités et primes : heures supplémentaires, travail de nuit, astreintes, prime d’assistant de soins en gérontologie (ASG), etc.
Bon à savoir : Les primes et indemnités constituent des avantages significatifs pour les agents hospitaliers, mais elles sont partiellement prises en compte dans le calcul de la retraite. Aussi, un agent perd entre 25 et 30 % de son revenu en moyenne lorsqu’il part à la retraite. Préparer l’avenir avec un plan épargne retraite, comme celui du C.G.O.S, est une solution judicieuse pour se constituer un complément de revenus.
Missions et compétences d’un aide-soignant à l’hôpital
Un métier au plus proche des patients
L’aide-soignant peut exercer dans différents types d’établissements de soins, dans le secteur public : hôpitaux et Ehpad par exemple. Il peut aussi travailler dans le secteur privé, au sein d’une clinique.
Le rôle de l’aide-soignant ou aide-soignante est d’accompagner les patients au quotidien. Cet agent hospitalier réalise les soins de confort et d’hygiène pour les malades de son service. Il se charge de l’aide au lever, au coucher à la toilette et aux repas. Et ce, toujours en respectant les prescriptions des médecins et autres soignants.
Dans son travail, l’aide-soignant forme un binôme complémentaire avec l’infirmier. Il exerce sous le contrôle de ce dernier, bien qu’il n’existe pas de relation hiérarchique entre infirmiers et aides-soignants.
Depuis 2021, les aides-soignants ont des compétences étendues. Ils sont désormais habiletés à mettre en place des mesures préventives sur les escarres, recueillir le taux de sucre et d’oxygène, ou encore calculer un IMC (indice de masse corporelle).
Communication, empathie, organisation : les qualités de l’aide-soignant
Un aide-soignant ou une aide-soignante doit avoir de bonnes compétences relationnelles, pour tisser un lien de confiance avec les patients et les proches de ceux-ci. Mais aussi pour communiquer efficacement avec l’infirmière et assurer les transmissions.
La réactivité, l’empathie et la capacité d’adaptation sont d’autres qualités indispensables pour gérer le quotidien dans un service. Sans oublier les connaissances techniques spécifiques au secteur de la santé : hygiène, sécurité, stérilisation, tec.
Formation : comment devenir aide-soignant ?
Études et diplôme d’État d’aide-soignant
Pour devenir aide-soignant, il faut obtenir le DEAS ou diplôme d’État d’aide-soignant (niveau baccalauréat). Celui-ci se prépare généralement en un an et contient 1 540 heures de formation :
770 heures d’enseignements théoriques ;
Et autant de stages.
Les prérequis pour entrer en formation d’aide-soignant
Il n’existe pas de prérequis de niveau pour accéder à la formation d’aide-soignant. Il faut en revanche être âgé de 17 ans au minimum, et réussir l’étape de sélection. Celle-ci consiste à constituer un dossier et passer un entretien.
D’autres voies donnent accès à la formation d’aide-soignant :
L’équivalence : pour les étudiants infirmiers qui ont validé la première année de leur cursus ;
La Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE) : pour les professionnels pouvant justifier d’un an d’expérience professionnelle dans des fonctions de soins.
Quelle évolution de carrière pour un aide-soignant ?
L’avancement d’échelon ou de grade
L’évolution de carrière pour un aide-soignant dans le secteur public se fait au fil du temps, selon son ancienneté et son expérience. Le salaire de ce professionnel augmente ainsi en fonction des échelons, même si ses missions restent les mêmes.
Un aide-soignant peut également accéder au grade supérieur au choix de l’employeur, et passer à une autre grille indiciaire avec des salaires plus élevés.
Le métier d’infirmier, une évolution fréquente pour les aides-soignants
Devenir infirmier ou infirmière est souvent la « suite logique » pour les aides-soignants. Cette évolution permet en effet d’assumer de nouvelles responsabilités et de monter en compétences, tout en bénéficiant d’une rémunération plus élevée.
Après trois années d’expérience à temps plein, les aides-soignants ou aides-soignantes bénéficient d’une passerelle pour se reconvertir. Une formation de trois mois leur permet d’entrer directement en 2e année en IFSI (institut de formation en soins infirmiers). Ils suivent ensuite le cursus pour décrocher le diplôme d’État d’infirmier.
D’autres possibilités de reconversion
Choisir la profession d’infirmier n’est pas la seule voie possible pour acquérir de nouvelles compétences. La formation continue permet en effet d’accéder à des métiers variés, après un certain nombre d’années d’expérience en tant qu’aide-soignant. Par exemple :
Secrétaire médicale, avec une forte dimension administrative et sans travail de nuit ;
Auxiliaire de puériculture, auprès des nouveau-nés et des enfants en bas âge ;
Assistante de soins en gérontologie, à l’hôpital ou en Ehpad.
En revanche, ces professions peuvent avoir les mêmes grilles indiciaires que l’aide-soignant. Le salaire n’est pas nécessairement plus élevé, mais les missions sont différentes.
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