Des ateliers nutrition pour améliorer le bien-être des soignants à l’hôpital
L’alimentation est un élément clé de la santé physique et mentale. Pour les patients mais aussi pour les soignants. En effet, si une attention particulière est portée sur les plateaux des malades, ce n’est pas toujours le cas pour le personnel hospitalier. Il est pourtant primordial de bien s’alimenter pour travailler dans de bonnes conditions, de jour comme de nuit. Des ateliers ont été créés pour permettre au personnel soignant de mieux gérer l'alimentation.
Comment se nourrissent les soignants à l’hôpital ?
Si le personnel soignant met un point d’honneur à rappeler aux patients l’importance d’une alimentation équilibrée pour leur santé, force est de constater qu’il ne s’applique pas ce qu’il préconise. Les auteurs d’une étude « Que mangent les soignants ? » en 2014, soulignent le peu d’écrits dans la littérature scientifique. Et pourtant, cela reste une problématique particulièrement intéressante.
Une organisation particulière pour bien gérer l’alimentation
Les rythmes de travail des agents hospitaliers sont liés à l’organisation de l’hôpital. À savoir 9 heures en continu pour les équipes de jour et 10 pour les équipes de nuit. Le travail discontinu est aussi possible avec une amplitude de travail n’excédant pas 10h30. Cette durée peut être fractionnée en 2 deux vacations d’au moins 3 heures.
Découvrez ce que le PER du C.G.O.S peut vous apporter
Le PER du C.G.O.S n’est pas seulement une solution pour préparer votre retraite : il vous offre aussi des avantages adaptés à votre situation d’hospitalier. Découvrez les points clés pour mieux comprendre ce que cette solution peut vous apporter.
Toutes ces informations sont bien sûr susceptibles d’être changées, selon les contraintes de chaque établissement, pour la continuité du service public. Ce qui en ressort est que l’agent hospitalier, lorsqu’il est en service, passe beaucoup de temps à l’hôpital : il prend ses repas sur place, en apportant son repas ou en consommant les repas proposés par l’établissement hospitalier. Mais se nourrit-il convenablement ?
Une alimentation particulière pour le travail de nuit
De nombreux agents hospitaliers travaillent en horaires décalés, la nuit. Le corps n’est pas programmé pour vivre de la même manière que le jour. Il est d’autant plus important de conserver une bonne hygiène alimentaire. En effet, la prise de poids, qui est souvent redoutée pour ce type d’horaires, est souvent liée :
à l’irrégularité de la prise de repas ;
au grignotage ;
à la consommation de sodas et de boissons caféinées ;
aux produits non adaptés à la digestion nocturne car trop riches en sucres et en graisses.
Ces horaires sont donnés à titre indicatif mais la recette à suivre est de manger assis à des heures régulières.
À noter enfin que, la nuit, le système digestif fonctionne au ralenti : il est important de privilégier des repas constitués à moitié de légumes, avec une viande ou un poisson pour ¼ et pour le dernier ¼ un féculent.
Comment mieux s’alimenter lorsqu’on est agent hospitalier ?
Les soignants sont conscients de l’importance d’une bonne alimentation mais il n’est pas toujours simple de passer à l’action. C’est dans ce cadre que des ateliers ont été imaginés par deux acteurs majeurs de la vie hospitalière : un leader de la restauration collective et une association spécialisée dans l’accompagnement des soignants en souffrance. C’est la réponse aux attentes du personnel soignant, à la suite d’un sondage.
Une étude pour mieux comprendre les habitudes des soignants
En effet, l’institut Ipsos a été chargé de questionner sur l’importance du manger ensemble. Sur les 1240 personnes interrogées, 268 soignants ont pu participer pour s’exprimer sur cette notion. Comme prévu, le repas reste « un moment à forte dimension culturelle », un temps convivial partagé avec ses collègues. Le lien social est important mais le repas est aussi « une recherche de bien-être et d’un regain d’énergie à travers l’alimentation ». Le déjeuner ou le diner n’est pas le seul moment de convivialité : cela peut être des collations ou le petit déjeuner. Ils représentent à eux-seuls 40 % des occasions de consommation, selon l’étude.
Les attentes des soignants ? Mieux consommer !
La moitié des soignants indiquent, dans ce sondage, qu’ils apportent leur propre repas pour des raisons de praticité et de liberté de choix des menus. Dans le même temps, ils expriment leur volonté de mieux consommer.
Pour répondre à cette demande, il a été décidé d’organiser des ateliers en présentiel ou en distanciel sur des sujets comme la chrono nutrition ou les risques liés à la consommation excessive de sucre. Et ce n’est pas tout : les autres fondamentaux du bien vivre sont évoqués comme les activités physiques et la qualité du sommeil. Les soignants vont enfin pouvoir prendre soin de leur hygiène de vie !
Du fait maison pour maîtriser les apports nutritionnels
Les recommandations pour améliorer l’équilibre alimentaire évoluent. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a, par exemple, publié en début d’année 2025 une vaste étude sur les aliments ultra transformés pour « mieux comprendre leurs effets potentiels sur la santé ». Le lien entre ce type d’alimentation et un risque plus élevé de développé des maladies chroniques est établi.
Il est donc nécessaire de privilégier une alimentation plus saine, avec en particulier le « fait maison ».
Le batch cooking est une solution intéressante pour préparer plusieurs repas en avance, par exemple le jour de repos. C’est une économie de temps et d’argent car cette méthode permet d’optimiser les achats en nourriture. En planifiant les différents repas pour la semaine, l’agent hospitalier peut maîtriser les provenances des produits mais aussi les quantités de protéines, lipides, glucides sans oublier les fibres.
Les articles qui pourraient vous intéresser
Métiers et Carrière
Quel est le salaire d’un radiologue à l’hôpital ?
Spécialiste de l’imagerie médicale, le radiologue peut exercer son métier dans le secteur public. Il bénéficie du statut de praticien hospitalier comme les autres médecins de la Fonction publique hospitalière, avec une grille indiciaire spécifique.
Revenus, activité, formation, compétences et évolution de carrière : zoom sur le métier de radiologue à l’hôpital.
Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ?
Les aides-soignants occupent une place indispensable dans les établissements de santé, au plus près des patients. Salaire, grilles indiciaires et évolution de carrière : voici tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’aide-soignant ou aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un ambulancier à l’hôpital ?
Dans la Fonction publique hospitalière, l’ambulancier est avant tout un spécialiste du transport des patients. Il peut aussi réaliser des soins d’assistance ou d’urgence. Quel est le salaire d’un ambulancier ou d’une ambulancière à l’hôpital ? Quelles sont les évolutions de rémunération tout au long de la carrière professionnelle ? Voici ce qu’il faut retenir.
Postes à responsabilité à l’hôpital : où sont les femmes ?
Le 8 mars était la Journée internationale des droits des femmes. L’occasion de faire le point sur la place des femmes dans les postes à responsabilités à l’hôpital. Et de répondre à cette question : quelle est la part de femmes parmi les chefs de services ou dans les équipes de direction ? Car si les femmes sont majoritaires dans la Fonction publique hospitalière, c'est moins vrai lorsque l’on zoome sur les postes stratégiques. Depuis 2023, des mesures existent pour faire progresser les femmes dans la hiérarchie : les établissements de soins ont de nouvelles obligations de parité et de transparence.
Comment améliorer les conditions de travail des agents du nettoyage ?
Alors qu’ils sont près de 1,5 million en France, les agents de nettoyage sont invisibilisés. Ils travaillent en horaires décalés, souvent seuls. Pour mieux comprendre leurs conditions de travail, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a lancé une étude de grande ampleur (de 2021 à 2025). Après l’audition des acteurs de ce secteur, voici les principaux enseignements de cette enquête.
Des progrès dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans. « Toutes formes confondues, cette maladie touche 8 % de la population française ». Tous les progrès concernant cette pathologie sont d’autant plus importants qu’il n’existe pas de traitement pour la DMLA sèche.
Usages de l’IA à l’hôpital : recommandations de la Fédération Hospitalière de France (FHF)
En septembre 2025, la Fédération Hospitalière de France (FHF) a publié un livret sur le déploiement de l’intelligence artificielle (IA) dans les établissements publics de santé : « L'IA en santé : qui est le maître ? ». La publication contient les résultats d’un baromètre sur les usages des outils d’IA à l’hôpital, ainsi que des préconisations pour une innovation maîtrisée. Que faut-il en retenir ? La CRH fait le point.
Les nouvelles habitudes alimentaires : comment les gérer au sein des établissements hospitaliers ?
Végétariens, végétaliens ou même flexitariens, les Français font évoluer leurs habitudes alimentaires. Ils consomment de moins en moins de viande et adoptent des régimes plus variés qu’auparavant. Dans ce contexte, comment les établissements de santé intègrent ces nouveaux usages, aussi bien pour les patients que pour les soignants qui se restaurent sur place. Explications.
La ménopause : vers la fin d’un tabou chez les patientes comme chez les soignantes
Depuis quelques années, les femmes se sont emparées du sujet de la ménopause pour qu’il ne soit plus un tabou. Des podcasts à la mise en place de cohortes (Climatère), le monde médical et la société dans son ensemble s’emploient à lutter contre l’invisibilité de cet état qui concerne toutes les femmes. En 2025, cela représente 17,2 millions de Françaises âgées de plus de 45 ans. Il était temps d’en parler : le 18 octobre est la Journée Mondiale de la Ménopause.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.