Inégalités des pensions de retraite hommes / femmes : qu’en est-il en 2025 ?
La retraite reste au cœur de l’actualité en France. Au-delà du nombre de trimestres nécessaires, le montant de la pension de retraite soulève plusieurs questions et en particulier celle de l’inégalité entre les hommes et les femmes. S’il a été constaté pendant plusieurs années une différence, est-ce que cet écart existe toujours encore en 2025 ?
Un écart important entre les pensions de retraite hommes / femmes au niveau national
Le montant des pensions de retraite est différent selon que vous êtes une femme ou un homme. En 2024, une note de la Sécurité sociale constate que « la pension moyenne de droits propres des femmes est de l’ordre de 40 % inférieure à celle des hommes, malgré des dispositifs compensatoires comme l’allocation vieillesse des parents au foyer (AVPF) ou les majorations de durée d’assurance pour enfants ».
C’est d’autant plus notable qu’en 2022, comme le précise toujours la Sécurité sociale, « les femmes représentent 53 % des 17 millions de retraités ».
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
L’écart se réduit de 40 à 28 % car les retraitées perçoivent plus souvent que les retraités une pension de réversion et pendant plus longtemps (26,4 ans contre 22,8 ans pour les hommes).
Quelles sont les raisons de cet écart entre les hommes et les femmes pour leur pension de retraite ?
Ce constat est dû à plusieurs facteurs :
Les femmes ont des carrières plus courtes que les hommes ;
Elles travaillent davantage en temps partiel ;
Elles s’arrêtent de travailler pour cause de parentalité ou d’aidance ;
Les femmes perçoivent un salaire inférieur à celui des hommes, tout au long de leur carrière professionnelle.
Tous ces éléments expliquent, en grande partie, la différence entre les femmes et les hommes. Et c’est d’autant plus vrai que pris séparément, ces facteurs impactent directement le montant de la pension de retraite au moment de la liquidation.
En interrompant davantage leur parcours professionnel, les femmes valident moins de trimestres. Par exemple, pour la génération de 1950, 153 trimestres contre 161 pour les hommes.
« Pour cette raison, leur proratisation, élément déterminant du calcul de la pension de base, est en moyenne plus faible que celle des hommes (89 % contre 97 % pour la génération 1950) » précisent les auteurs de la note de la Sécurité sociale.
Des dispositifs pour réduire l’écart entre les pensions des retraités
Depuis la création de la Sécurité sociale, qui se charge du versement des pensions de retraite, des mécanismes ont été mis en place pour pallier cette différence de traitement. C’est ainsi que la maternité ou l’éducation des enfants ont été pris en compte dès 1930. Jusqu’en 2014, chaque accouchement validait un trimestre de retraite. En 2018, la situation des retraitées s’améliore avec un trimestre validé tous les 90 jours indemnisés (IJ) par l’Assurance maladie. Ces trimestres donnent lieu à des reports au compte à hauteur de 125 % des IJ perçues. Ils sont réputés cotisés et tous pris en compte pour la RACL (Retraites Anticipées pour Carrières Longues).
En 2020, le système de Majoration de Durée d’Assurance (MDA) est d’ailleurs opérationnel pour 9 femmes sur 10 (régime général) permettant ainsi l’augmentation de la proratisation ou du taux de liquidation.
L’autre dispositif qui concerne principalement les femmes est l’Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF), créée en 1971 par Robert Boulin. Elle permet aux parents qui n’ont pas d’activité à temps complet d’obtenir des droits pour la retraite. Si 50 % des femmes ont fait valoir ces droits AVPF en 2020, seulement 10 % des hommes l’ont fait. Là aussi, l’AVPF aide les retraités à améliorer leur pension de 19 %, soit 122 € par mois.
État des lieux de la situation des retraitées en 2025
L’écart du montant entre les pensions des femmes et des hommes reste de 25 à 38 % en moyenne, en France. S’il est structurel, il tend à se réduire.
D’autre part, les femmes liquident leurs droits à la retraite 8 mois après les hommes en 2023 : elles prennent leur retraite en moyenne à 63 ans et 1 mois, contre 62 ans et 5 mois pour les hommes. Cette différence se réduit toutefois progressivement au fil des générations.
Pour pallier ces différences, les autorités continuent à vouloir favoriser les pensions des parents qui ont eu 3 enfants, même si le coup de pouce financier de 10 % serait octroyé aux deux parents. Mais ce dispositif a été critiqué justement parce qu’il ne réduit pas les inégalités hommes /femmes. Il a été évoqué un forfait uniquement pour les femmes, dès le premier enfant, qui permettrait de voir la pension représenter 90,9 % du montant de celle des hommes.
Pour l’instant, rien n’a été décidé en ce sens.
Et qu’en est-il pour les retraitées de la Fonction publique hospitalière (FPH) ?
Les agentes hospitalières sont elles aussi confrontées à ces inégalités de montant de pensions de retraite. En effet, près de 80 % des nouvelles pensions de la FPH sont liquidées par des femmes. Ce taux est beaucoup plus élevé que celui des autres fonctions publiques puisque la moyenne est de 56 %.
Les principales raisons de ces écarts dans la Fonction publique hospitalière
Le temps partiel et les carrières hachées
Les femmes travaillant dans les établissements publics de santé sont plus nombreuses à exercer à temps partiel. Il est aussi plus fréquent qu’elles s’arrêtent un temps pour s’occuper de leurs enfants ou de leurs proches.
La surreprésentation des femmes en catégories B et C
Les primes sont peu prises en compte dans le calcul de la retraite
Ce n’est pas différent du calcul pour les hommes. En revanche l’impact est plus important car la rémunération des femmes est moindre à cause des interruptions et du temps partiel.
Les changements à attendre dans les années à venir
Les écarts entre les pensions des hommes et des femmes restent un sujet, même pour la FPH. Depuis un décret publié en octobre 2024, la Fonction publique hospitalière doit régulièrement mesurer et publier ces différences. Cela impose aux directeurs des établissements publics de santé de s’emparer du sujet. Cela peut consister à limiter le temps partiel subi et proposer d’autres solutions pour l’organisation du travail, par exemple.
Les articles qui pourraient vous intéresser
Avantages fiscaux
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Retraite d’un praticien hospitalier :âge de départ, trimestres et pension
La retraite d’un praticien hospitalier (PH) répond à des règles particulières, avec un calcul différent de celui des autres agents. Ce qui ne change pas : même s’il est affilié au régime général de la Sécurité sociale pour sa retraite de base, le médecin ou praticien hospitalier doit valider entre 167 et 172 trimestres pour […]
Quel est le salaire d’un praticien hospitalier (PH) ?
La rémunération d’un praticien hospitalier varie selon différents paramètres. Un praticien peut en effet être permanent ou contractuel, exercer à temps plein ou à temps partiel, ou encore pratiquer une activité libérale complémentaire. Quelle est la grille indiciaire des praticiens hospitaliers, et quelles sont les principales primes et indemnités ? Voici tous les éléments à connaître pour calculer le salaire d’un praticien hospitalier.
Postes à responsabilité à l’hôpital : où sont les femmes ?
Le 8 mars était la Journée internationale des droits des femmes. L’occasion de faire le point sur la place des femmes dans les postes à responsabilités à l’hôpital. Et de répondre à cette question : quelle est la part de femmes parmi les chefs de services ou dans les équipes de direction ? Car si les femmes sont majoritaires dans la Fonction publique hospitalière, c'est moins vrai lorsque l’on zoome sur les postes stratégiques. Depuis 2023, des mesures existent pour faire progresser les femmes dans la hiérarchie : les établissements de soins ont de nouvelles obligations de parité et de transparence.
Mois de la Retraite des Hospitaliers : découvrez les gagnants de l’édition 2025
Comme tous les ans, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) propose un jeu-concours pendant le Mois de la Retraite. Et, comme tous les ans, vous attendez la liste des gagnants avec impatience ! Que vous soyez un nouvel affilié, un agent hospitalier qui cotise déjà, ou un agent à la retraite, vous avez peut-être été tiré au sort. Alors, qui a remporté 2 000 euros de cotisations supplémentaires sur son PER ? Et le lot de vélos électriques ? C’est le moment de découvrir la liste des gagnants de l’édition 2025 du Mois de la Retraite.
L’activité physique : meilleure alliée de la femme enceinte ?
Les femmes enceintes ont tendance à arrêter toute activité physique dès les premiers mois de grossesse. Or, depuis plus de 15 ans, les autorités médicales publient des recommandations montrant tous les bienfaits d’un exercice physique régulier pour les parturientes. La dernière étude en date, Pregmouv, a été lancée en septembre 2024 au CHU de Clermont-Ferrand. Quels sont les résultats ? Qu’en pensent les 250 femmes qui ont participé à cette enquête depuis 1 an ?
Profitez du Mois de la Retraite 2025 pour préparer votre avenir avec le PER du C.G.O.S !
Du 1er au 30 novembre 2025, c’est la 7e édition du Mois de la Retraite des hospitaliers ! Comme chaque année, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) organise cet événement pour remercier ses affiliés et les agents retraités allocataires. Vous aussi, découvrez le Plan Épargne Retraite du C.G.O.S, et tentez de gagner de cadeaux en préparant votre avenir : des cotisations supplémentaires ou un lot de vélos électriques.
Comment fonctionne la pension de réversion pour la retraite de base et pour un Plan Épargne Retraite ?
En cas de décès du conjoint ou ex-conjoint, il est possible de bénéficier d’une partie de sa pension de retraite de base. C’est le principe de la pension de réversion, que vous récupérez sous différentes conditions. Cela dépend du régime de retraite auquel le défunt a cotisé pendant sa carrière. Et dans le cas du PER du C.G.O.S ? Les sommes mises de côté par les affiliés ne sont pas non plus perdues. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) vous explique tout.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.