Retraite d’un praticien hospitalier :âge de départ, trimestres et pension
La retraite d’un praticien hospitalier (PH) répond à des règles particulières, avec un calcul différent de celui des autres agents. Ce qui ne change pas : même s’il est affilié au régime général de la Sécurité sociale pour sa retraite de base, le médecin ou praticien hospitalier doit valider entre 167 et 172 trimestres pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Si l’âge légal de départ à la retraite est progressivement porté à 64 ans, les praticiens hospitaliers quittent souvent la vie professionnelle plus tardivement. Cela s’explique notamment par la durée de leurs études et de leur entrée plus tardive dans la carrière.
Âge de départ, nombre de trimestres requis, limite d’âge, et solutions pour préparer l’avenir, voici ce qu’il faut savoir sur la retraite des praticiens hospitaliers.
Découvrez ce que le PER du C.G.O.S peut vous apporter
Le PER du C.G.O.S n’est pas seulement une solution pour préparer votre retraite : il vous offre aussi des avantages adaptés à votre situation d’hospitalier. Découvrez les points clés pour mieux comprendre ce que cette solution peut vous apporter.
– Retraite du praticien hospitalier (PH) : affilié au régime général de la Sécurité sociale (CNAV) et à l’Ircantec, il doit valider 167 à 172 trimestres selon son année de naissance pour obtenir une retraite à taux plein.
– Âge de départ à la retraite : l’âge légal est progressivement relevé jusqu’à 64 ans, mais les praticiens hospitaliers partent souvent autour de 65 ans ; la limite d’âge d’activité est en principe fixée à 67 ans, avec des possibilités de prolongation.
– Préparer sa pension : les PH peuvent améliorer leurs revenus futurs grâce à la surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire, au cumul emploi-retraite et à un Plan Épargne Retraite (PER) complémentaire.
Le métier de praticien hospitalier
Un statut à part dans la Fonction publique hospitalière
Le terme de praticien hospitalier englobe plusieurs métiers : les médecins, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes notamment. Ces professionnels exercent à temps plein ou temps partiel dans un établissement public de santé (hôpital, Ehpad) et font partie du personnel médical. Ils ont un statut spécifique dans la Fonction publique hospitalière : ils ne sont pas considérés comme des fonctionnaires. Ainsi, leur régime de retraite est différent de celui des autres agents du secteur public.
Calcul de la rémunération d’un PH
Ils ont leur propre grille indiciaire, qui détermine leur salaire de praticien hospitalier. Cette rémunération brute mensuelle est comprise entre 4 633,98 euros au premier échelon et 9 368,05 euros au dernier échelon de la grille.
Un PH peut également recevoir des primes et des indemnités en complément. Par exemple :
Indemnité de service public exclusif (IESPE) ;
Prime mensuelle pour les chefs de service ;
Indemnités de gardes et astreintes.
À quels régimes de retraite cotise un praticien hospitalier cotise-t-il ?
La retraite d’un praticien hospitalier dépend de différents régimes : la retraite de base, la retraite complémentaire, et une caisse spécifique en cas d’activité libérale.
La retraite de base : le régime général
Les praticiens hospitaliers relèvent du régime général de la Sécurité sociale pour leur retraite de base. Celle-ci est gérée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV).
Pour la retraite de base, le calcul dépend du salaire moyen des 25 meilleures années. La formule de la pension à taux plein est la suivante : revenu annuel moyen x taux de pension x (durée d’assurance/durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein).
Bon à savoir : pour les agents de la Fonction publique hospitalière, ce sont les revenus des 6 derniers mois qui comptent dans le calcul de la retraite.
La retraite complémentaire : l’Ircantec
En tant qu’agents publics non titulaires, les praticiens hospitaliers cotisent également à l’Ircantec. Cet organisme verse une retraite complémentaire obligatoire, qui s’ajoute à la pension du régime général.
Le cas des praticiens installés en libéral
Lorsqu’un médecin hospitalier exerce parallèlement une activité libérale, il cotise également à la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) pour les revenus concernés.
À quel âge un praticien hospitalier peut-il partir à la retraite ?
Comme les salariés affiliés au régime général, les praticiens hospitaliers doivent réunir plusieurs conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Âge légal de départ à la retraite
L’âge de départ à la retraite est progressivement relevé à 64 ans selon l’année de naissance. Par exemple :
Un médecin né en 1969 ou après peut demander la liquidation de sa retraite à 64 ans ;
Un praticien hospitalier né en 1963 doit atteindre l’âge de 62 ans et 9 mois.
Toutefois, partir à l’âge légal ne garantit pas automatiquement de bénéficier d’une retraite à taux plein. En pratique, de nombreux médecins hospitaliers poursuivent leur activité au-delà de l’âge légal et partent en moyenne autour de 65 ans.
Nombre de trimestres pour obtenir une retraite à taux plein
Pour bénéficier d’une pension à taux plein, un praticien hospitalier doit également justifier d’une durée d’assurance suffisante. Selon son année de naissance, il doit valider entre 167 et 172 trimestres :
Un PH né en 1969 ou après doit réunir 172 trimestres ;
Un PH né en 1963 doit valider 170 trimestres.
Dans le cas contraire, une décote peut être appliquée sur la pension. Le nombre de trimestres constitue donc un élément essentiel dans la préparation du départ à la retraite.
La surcote en cas de prolongation d’activité
Un médecin qui continue à travailler alors qu’il coche déjà toutes les cases pour toucher sa retraite à taux plein bénéficie d’une surcote. Il s’agit d’un pourcentage de majoration qui s’élève à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé. Ce principe de surcote concerne particulièrement les praticiens hospitaliers, qui sont fréquemment amenés à prolonger leur activité.
Activité et évolution de carrière : des particularités pour les praticiens hospitaliers
Quelle est la limite d’âge pour l’activité d’un praticien hospitalier ?
Les praticiens hospitaliers ne peuvent plus exercer au-delà d’une limite d’âge fixée à 67 ans. Toutefois, certaines dispositions permettent de prolonger l’activité professionnelle au-delà de cette échéance.
Une prolongation peut être accordée :
à raison d’une année par enfant à charge, dans la limite de trois années ;
sous certaines conditions liées à la situation familiale et à l’aptitude physique du praticien.
Ces dispositions permettent à certains médecins hospitaliers de poursuivre leur activité et d’acquérir des droits supplémentaires pour la retraite.
Pourquoi les praticiens hospitaliers partent-ils souvent plus tard à la retraite ?
Les praticiens hospitaliers suivent de longues études de médecine avant leur prise de fonctions à l’hôpital ou dans un autre établissement public. Le cursus universitaire et les éventuelles spécialisations retardent souvent l’entrée dans la vie active. Si bien que celle-ci peut intervenir plusieurs années après celle des autres professionnels de santé.
Ce début de carrière tardif peut réduire la durée de cotisation avant d’atteindre l’âge légal, même si les années d’internat peuvent compter dans la durée d’assurance, pour la retraite de base. Ce qui n’empêche pas de nombreux praticiens de choisir de prolonger leur activité, afin d’améliorer leurs droits à la retraite ou d’atteindre le nombre de trimestres nécessaire pour bénéficier du taux plein.
Cumul emploi-retraite pour les praticiens hospitaliers
Un praticien qui souhaite poursuivre son activité à l’hôpital ou tout autre lieu du secteur public a droit au cumul emploi-retraite (sous conditions). Cela occasionne un recul de la limite d’âge à 75 ans.
Comment préparer sa retraite lorsque l’on est praticien hospitalier ?
Après une longue carrière consacrée aux patients, aux équipes et au fonctionnement de l’hôpital, la retraite représente une étape importante pour les praticiens hospitaliers. Et il existe des solutions dédiées au personnel médical pour préparer cette nouvelle vie !
Souscrire à un Plan Épargne Retraite
Pour un médecin aussi, souscrire à un PER permet d’aborder l’avenir avec plus de visibilité et de sérénité. Les praticiens hospitaliers peuvent ainsi compléter leurs revenus grâce au plan épargne retraite du C.G.O.S. Pendant leur carrière, ces professionnels de santé peuvent ainsi choisir librement le montant de la cotisation mensuelle, entre 20 et 500 euros.
Bon à savoir – Pour les agents hospitaliers, il s’agit d’une disposition différente : un taux de cotisation au choix (2,5 %, 3,5 %, 4,5 % ou 5,5% du salaire brut mensuel).
Plusieurs options pour récupérer l’épargne retraite
Le PER du C.G.O.S permet de constituer progressivement un complément de retraite. Le moment venu, celui-ci peut être récupéré selon différentes modalités :
Un capital versé en une seule ou plusieurs fois ;
Une rente trimestrielle ;
Ou une combinaison de plusieurs solutions.
Cette souplesse permet à chacun d’adapter son épargne à ses projets personnels et familiaux.
Des économies d’impôts pendant la vie active
Les praticiens hospitaliers et agents qui souscrivent au PER du C.G.O.S peuvent bénéficier d’un avantage fiscal non négligeable : les cotisations mensuelles sont déductibles du revenu net imposable. Cette disposition est particulièrement intéressante pour les professionnels qui ont des salaires importants, comme les médecins.
Les questions que vous vous posez
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
Quelle est la retraite d’un médecin hospitalier ?
La pension de retraite d’un praticien hospitalier dépend notamment de sa rémunération, de sa durée de cotisation, de son nombre de trimestres validés et des droits acquis auprès de la CNAV et de l’Ircantec. Un praticien exerçant également en libéral peut percevoir une retraite complémentaire versée par la CARMF.
Quel est l’âge moyen de départ à la retraite d’un praticien hospitalier ?
Même si l’âge légal de départ est progressivement porté à 64 ans, les praticiens hospitaliers partent généralement plus tard que la moyenne des actifs. Leur départ intervient souvent autour de 65 ans en raison de la longueur des études médicales et de la nécessité d’acquérir suffisamment de trimestres. Sans compter les possibilités de prolongation d’activité, notamment dans le cas d’un cumul emploi-retraite.
Un praticien hospitalier dépend-il de la CNRACL ?
Non. Contrairement aux fonctionnaires hospitaliers titulaires, les praticiens hospitaliers relèvent du régime général de la Sécurité sociale pour leur retraite de base et de l’Ircantec pour leur retraite complémentaire. Le calcul de leur pension est le même que pour les salariés du secteur privé, en prenant en compte la moyenne des revenus des 25 meilleures années.
Comment augmenter ses revenus à la retraite lorsqu’on est praticien hospitalier ?
Les praticiens hospitaliers peuvent préparer leur retraite en se constituant une épargne complémentaire, pendant la vie active. Les dispositifs dédiés aux hospitaliers, comme le PER du C.G.O.S, permettent de compléter les revenus issus des régimes obligatoires. Ainsi, un plan épargne retraite est un moyen de préparer plus sereinement cette nouvelle étape de vie.
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
Salaire d’un agent hospitalier : traitement indiciaire, primes et évolution de carrière
À l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de soins, les métiers sont extrêmement variés. Les agents hospitaliers sont les professionnels qui œuvrent quotidiennement dans l’intérêt des patients, de près ou de loin. Ils sont aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, agents de service ou encore agents administratifs. Comment leur rémunération est-elle calculée ? Voici un éclairage pour mieux comprendre les salaires des agents de la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ?
La rémunération d’un professeur des universités-praticien hospitalier est complexe. Elle comprend à la fois une part hospitalière, versée par l’établissement de soins, et une part universitaire qui correspond aux activités d’enseignement et de recherche. Il faut également y ajouter des primes et indemnités, qui varient selon l’organisation du travail. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que gagne réellement un PU-PH.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.