Comment améliorer les conditions de travail des agents du nettoyage ?
Alors qu’ils sont près de 1,5 million en France, les agents de nettoyage sont invisibilisés. Ils travaillent en horaires décalés, souvent seuls. Pour mieux comprendre leurs conditions de travail, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a lancé une étude de grande ampleur (de 2021 à 2025). Après l’audition des acteurs de ce secteur, voici les principaux enseignements de cette enquête.
Qui sont les agents du nettoyage ?
Les agents du nettoyage sont plutôt des agentes puisque 73,5 % sont des femmes. La moyenne d’âge est assez élevée : elle se situe à 45,3 ans. Les auteurs de l’étude soulignent aussi qu’il s’agit souvent d’une population précarisée avec des salaires faibles et un état de santé dégradé. Ce dernier a été particulièrement étudié avec la création de groupes de pathologies selon les postes.
En ce qui concerne les agents du nettoyage, 28 % souffrent de maladies chroniques telles que des lésions de l’épaule et l’asthme. Pour les superviseurs, la pathologie principale est l’anxiété.
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
Enfin, les personnels du service public représentent environ 600 000 travailleurs dont les ASH et ASHQ (agents des services hospitaliers qualifiés) font partie.
À quels risques sont soumis les agents du nettoyage ?
Ces professionnels sont davantage exposés que la moyenne des salariés à plusieurs types de risques.
Les risques physiques avec les TMS (troubles musculosquelettiques)
Ces pathologies sont dues à des gestes répétitifs (nettoyage des sols, manipulation du linge, etc.), mais aussi au port de charges lourdes, notamment le matériel pour effectuer le ménage. Enfin, les contraintes posturales sont importantes avec des accroupissements nombreux et des torsions.
Les risques chimiques pouvant provoquer de l’asthme ou des dermatites.
Dans ce cas, il s’agit de l’exposition des agents du nettoyage aux produits d’entretien irritants ou sensibilisants. En milieu hospitalier, les produits sont particulièrement concentrés, augmentant le risque d’irritations respiratoires ou cutanées.
C’est d’ailleurs ce risque spécifique qui avait alerté les autorités sur les conditions de travail des agents du nettoyage et conduit à la réalisation de cette expertise.
Les risques biologiques
Les personnels de nettoyage hospitalier sont susceptibles d’entrer en contact avec le champignon Aspergillus fumigatus. Cela peut entraîner une pneumopathie avec des symptômes asthmatiques. C’est possible avec différentes bactéries provoquant des angines ou encore des infections cutanées.
Les difficultés psychologiques
Les chiffres sont également significatifs : 29 % des agents se sentent ignorés, renforçant leur sentiment d’infériorité et de mépris social.
Enfin, la fréquence et la gravité des accidents du travail sont plus importantes que pour la moyenne de l’ensemble des salariés. Le taux de travailleurs ayant une maladie professionnelle reconnue est aussi deux fois plus élevé.
Toutes ces informations montrent à quel point il était impératif de trouver des solutions pour permettre à ces agents de nettoyage de bénéficier de meilleures conditions d’exercice de leur profession.
Les recommandations pour améliorer les conditions de travail pour les agents du nettoyage
Fort de ces constatations, sept thématiques ont été retenues afin de répondre aux contraintes spécifiques des agents du nettoyage.
Développer des connaissances sur les activités professionnelles du nettoyage
Il est nécessaire de mieux évaluer l’impact des activités de nettoyage sur les pathologies chroniques. Il s’agit de documenter les sources d’usure professionnelle. Mais aussi de réaliser un état des lieux pour la reconnaissance des maladies professionnelles comme l’asthme et les dermatites, liées à l’exposition aux produits de nettoyage.
Améliorer l’encadrement réglementaire de ce secteur d’activité
Dans de nombreux secteurs d’activité, l’activité de nettoyage est sous-traitée : cela conduit certaines entreprises à contourner leurs obligations légales. La réalisation d’une étude socio-économique préalable à tout marché de prestation de nettoyage permet de mieux en mesurer les différents effets.
Responsabiliser les donneurs d’ordre
L’entreprise utilisatrice doit assumer la responsabilité des conditions d’exécution du travail sur le lieu de la prestation. Cela inclut aussi la santé et la sécurité au travail.
Organiser des temps d’échanges collectifs sur le travail
Pour rompre l’isolement des agents de nettoyage, il est préconisé de prévoir des temps d’échange. Cela permet de mieux les inclure dans la communauté de travail sur les sites.
Mieux gérer l’organisation des temps de travail
C’est l’un des points identifiés comme une source de la mauvaise qualité des emplois. Par exemple, les temps périphériques comme le temps d’habillage doivent être pris en compte pour un décompte équitable du temps de travail. Le recours au temps partiel est aussi à limiter. L’organisation en journée continue est privilégiée aux horaires atypiques (fragmentés, très matinaux ou encore tardifs).
Assurer l’effectivité des droits des salariés
Les fiches de poste, par exemple, doivent être accessibles tout comme les contrats de travail. Il est nécessaire d’améliorer l’accès à l’information et même à la représentation syndicale.
Améliorer la prévention
La prévention est indispensable pour que les travailleurs du nettoyage soient mieux protégés. L’encadrement des cadences de travail a été évoqué mais aussi des bonnes pratiques concernant l’utilisation des produits, comme :
Eviter les sprays ;
Limiter l’usage des désinfectants aux usages qui le nécessitent ;
Identifier les produits les moins nocifs pour la santé ;
Mettre en place des actions de prévention comme la ventilation des bâtiments.
L’information et la formation des agents du nettoyage doivent se développer ainsi qu’un suivi médical régulier et adapté.
Toutes ces bonnes pratiques s’accompagnent de la possibilité pour les travailleurs du nettoyage d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles grâce à des mobilités internes et externes.
Transférer son PER : les avantages de cette opération
Au fil des années, il est possible de cumuler plusieurs PER (plans épargne retraite). Certains ont pu être imposés par l’entreprise dans laquelle vous avez travaillé. D’autres ont été ouverts par votre conjoint. Se pose alors la question de transférer l’ensemble des PER dans un seul compte. Simplicité de gestion mais aussi meilleure vision de l’épargne retraite : de nombreuses raisons incitent les épargnants à regrouper leurs PER. Comment faire ? Et quelles sont les contraintes et avantages ? Explications.
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Salaire d’un agent hospitalier : traitement indiciaire, primes et évolution de carrière
À l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de soins, les métiers sont extrêmement variés. Les agents hospitaliers sont les professionnels qui œuvrent quotidiennement dans l’intérêt des patients, de près ou de loin. Ils sont aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, agents de service ou encore agents administratifs. Comment leur rémunération est-elle calculée ? Voici un éclairage pour mieux comprendre les salaires des agents de la Fonction publique hospitalière.
Près de 5,5 % de la population française est concernée par cette maladie liée au vieillissement. Si elle touche majoritairement les femmes, l’ostéoporose est souvent sous-diagnostiquée. Il est temps de rappeler les symptômes mais aussi les moyens de limiter l’arrivée de cette pathologie qui peut s’avérer très invalidante.
Fatigue, grippe, épidémies : conseils pour les agents hospitaliers en début d’année
La reprise du travail en début d’année est toujours une période particulière dans le milieu hospitalier. Après les fêtes, le retour au rythme professionnel peut s’accompagner d’une certaine fatigue, tandis que les virus hivernaux circulent activement. En adoptant les bons réflexes et en s’appuyant sur une prévention adaptée, il est possible de traverser l’hiver plus sereinement, en préservant sa santé et celle des patients.
Les nouvelles habitudes alimentaires : comment les gérer au sein des établissements hospitaliers ?
Végétariens, végétaliens ou même flexitariens, les Français font évoluer leurs habitudes alimentaires. Ils consomment de moins en moins de viande et adoptent des régimes plus variés qu’auparavant. Dans ce contexte, comment les établissements de santé intègrent ces nouveaux usages, aussi bien pour les patients que pour les soignants qui se restaurent sur place. Explications.
Les 6 bonnes raisons pour préparer votre retraite pendant votre vie active
La retraite ? Une période de la vie qui semble encore lointaine lorsque vous exercez votre activité d’agent hospitalier ! C’est pourtant pendant votre vie active que vous avez toutes les cartes en main pour bien anticiper la fin de votre carrière professionnelle.
Voici 6 bonnes raisons de préparer votre retraite dès maintenant avec la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), le Plan Épargne Retraite du C.G.O.S.
Des ateliers nutrition pour améliorer le bien-être des soignants à l’hôpital
L’alimentation est un élément clé de la santé physique et mentale. Pour les patients mais aussi pour les soignants. En effet, si une attention particulière est portée sur les plateaux des malades, ce n’est pas toujours le cas pour le personnel hospitalier. Il est pourtant primordial de bien s’alimenter pour travailler dans de bonnes conditions, de jour comme de nuit. Des ateliers ont été créés pour permettre au personnel soignant de mieux gérer l'alimentation.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.