Salaire d’un agent hospitalier : traitement indiciaire, primes et évolution de carrière

À l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de soins, les métiers sont extrêmement variés. Les agents hospitaliers sont les professionnels qui œuvrent quotidiennement dans l’intérêt des patients, de près ou de loin. Ils sont aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, agents de service ou encore agents administratifs. Comment leur rémunération est-elle calculée ? Voici un éclairage pour mieux comprendre les salaires des agents de la Fonction publique hospitalière.

Résumé

  • – Le salaire d’un agent hospitalier repose sur un traitement indiciaire, calculé selon sa catégorie, son corps, son grade et son échelon ; à cela s’ajoutent différentes primes et indemnités selon le métier et les conditions de travail.
  • – La rémunération varie fortement selon la catégorie : par exemple, un ASHQ débute autour de 1 802 € brut par mois, un aide-soignant autour de 1 836 €, et un infirmier autour de 1 945 €, hors primes.
  • – Le salaire peut progresser grâce à l’ancienneté, au changement de grade, à la formation ou à la reconversion, avec des évolutions possibles vers des fonctions plus qualifiées ou d’encadrement.

Salaire d’un agent hospitalier : tableau récapitulatif

Ce tableau propose plusieurs exemples de salaires d’agents hospitaliers qui exercent à temps plein. Il s’agit de rémunérations de base, sans compter les primes ou les éventuelles indemnités.

CatégorieCorpsGradeÉchelonSalaire
CAgents de service qualifiésClasse normale11 801,74 €
111 905,12 €
Classe supérieure11 806,66 €
122 092,18 €
BAides-soignantsClasse normale11 836,20 €
112 545,08 €
Classe supérieure11 905,12 €
112 756,76 €
AInfirmiersGrade 111 944,50 €
113 337,64 €
Grade 212 102,03 €
113 578,86 €

Qu’est-ce qu’un agent hospitalier ?

Le terme d’agent hospitalier désigne l’ensemble des professionnels employés dans la Fonction publique hospitalière, au sein d’établissements de soins : hôpitaux, Ehpad, établissements médico-sociaux, etc.

Découvrez ce que le PER du C.G.O.S peut vous apporter

Le PER du C.G.O.S n’est pas seulement une solution pour préparer votre retraite : il vous offre aussi des avantages adaptés à votre situation d’hospitalier. Découvrez les points clés pour mieux comprendre ce que cette solution peut vous apporter.

Découvrir

Cette notion regroupe de nombreux métiers ou corps :

  • Les soignants ;
  • Les professions médico-techniques ;
  • Le personnel administratif ;
  • Les agents de logistique ;
  • Les fonctions d’encadrement.

Il faut aussi distinguer le personnel médical (les praticiens hospitaliers dont font partie les médecins) du personnel non médical (les autres agents).

Quels facteurs influencent le salaire d’un agent hospitalier ?

La rémunération fixe et les variables

En France, le salaire de base d’un agent hospitalier est déterminé selon un traitement indiciaire, qui correspond à une part fixe.

À ces revenus de base s’ajoutent les primes et indemnités. Celles-ci sont variables et dépendent de plusieurs paramètres. Parmi lesquels :

  • L’établissement employeur (hôpital, ou structures qui impliquent de travailler auprès de publics spécifiques) ;
  • L’emploi occupé, s’il existe des risques particuliers ;
  • Les conditions de travail (nuits, week-end, jours fériés, gardes).

Les primes peuvent représenter une part importante du salaire d’un agent, mais elles ne sont que partiellement prises en compte dans le calcul de la retraite. C’est pour cela que les revenus diminuent de 25 à 30 % en moyenne pour les hospitaliers à la retraite.

La catégorie d’emploi

La catégorie statutaire est un élément déterminant des salaires dans le secteur public. Il en existe trois en fonction de leur place dans la hiérarchie : A, B et C. Chacune de ces catégories comprend plusieurs corps, soit des fonctionnaires soumis au même statut et aux mêmes conditions (métier, niveau de recrutement et missions notamment). Par exemple : le corps des infirmiers ou des agents de service hospitaliers.

  • La catégorie C correspond aux fonctions d’exécution et aux postes accessibles avec un BEP/CAP, un brevet des collèges, voire sans qualification : corps des agents de service qualifiés (ASHQ), des adjoints administratifs, ou des ambulanciers.
  • La catégorie B regroupe les emplois de niveau bac à bac+2 : aide-soignant hospitalier (ASH), auxiliaire de puériculture, assistant médico-administratif, ou encore adjoint des cadres.
  • La catégorie A englobe les fonctions supérieures et d’encadrement, nécessitant au minimum une formation bac+3 (licence) : infirmier, cadre de santé, attaché d’administration, ingénieur, praticien hospitalier, etc.

Les emplois de catégorie C ont les salaires les plus bas, et les corps issus de la catégorie A les plus élevés.

Bon à savoir : Dans la Fonction publique d’État, on parle aussi de corps pour désigner les métiers. La Fonction publique territoriale fait exception, avec des cadres d’emploi.

L’ancienneté

Les salaires des agents progressent au fil du temps, et en fonction de l’évolution de leur carrière. Pour mieux comprendre, il faut regarder la grille indiciaire, qui dépend de la catégorie, du corps et du grade de l’agent hospitalier. En effet, un même corps comprend souvent plusieurs grades (niveaux hiérarchiques), et chaque grade a sa propre grille indiciaire. Par exemple, il existe deux grades (donc deux grilles) dans le corps des agents de service hospitaliers qualifiés : classe normale et classe supérieure.

Ensuite, une grille est constituée de différents échelons (environ une dizaine d’une durée variable). Pour chaque niveau, on retrouve :

  • Un indice brut qui désigne le statut de l’agent (entre 100 et 1 027) ;
  • Un indice majoré qui permet de calculer le salaire (entre 208 et 835) ;
  • Un nombre d’années minimum à respecter pour pouvoir passer à l’échelon suivant ;
  • Un salaire brut mensuel.

Le temps de travail

Le temps de travail est un autre facteur déterminant. À temps plein ou à temps partiel, les rémunérations ne sont bien sûr pas les mêmes : un agent qui exerce à mi-temps gagne moins qu’un collègue à temps complet. Cela peut arriver à la naissance d’un enfant notamment. En revanche, cela n’entrave pas la progression dans les échelons de la Fonction publique hospitalière.

Calcul du salaire d’un agent hospitalier : chiffres et exemples

Le traitement indiciaire

Un chiffre à retenir pour connaître le traitement indiciaire d’un agent hospitalier : le point d’indice. Il sert de base à tous les salaires, pour tous les échelons des grilles indiciaires. En 2026, il vaut 4,923 €.

Le salaire brut mensuel est donc calculé selon la formule suivante : point d’indice x indice majoré.

Salaire d’un agent hospitalier : traitements indiciaires selon les métiers et l’évolution de carrière

Voici plusieurs exemples de salaires d’agents hospitalier en fonction des catégories d’emploi, dans la filière des soins.

Catégorie C : salaire d’un agent de service hospitalier (ASHQ)

En début de carrière, un agent de service hospitalier qualifié de classe normale gagne 1 801,74 euros par mois. Après un an d’expérience minimum, il passe à l’échelon supérieur correspondant à un salaire brut mensuel de 1 806,66 euros. Et ainsi de suite jusqu’au dernier niveau, dont le salaire atteint 1 905,12 euros.

S’il passe au grade d’agent de service de classe supérieure, un ASHQ gagne entre 1 806,66 et 2 092,18 euros par mois.

Catégorie B : salaire d’un aide-soignant hospitalier (ASH)

Le salaire brut mensuel d’un aide-soignant ou d’une aide-soignante est compris entre 1 836,20 euros en début de carrière et 2 545,08 euros au dernier niveau. Pour une aide-soignante de classe supérieure, la rémunération va de 1 905,12 à 2 756,76 euros.

Catégorie A : salaire d’un infirmier

La grille indiciaire d’un infirmier ou d’une infirmière en soins généraux grade 1 comprend 11 échelons. Les salaires bruts mensuels varient de 1 944,50 à 3 337,64 euros. En passant au grade 2, un infirmier peut gagner entre 2 102,03 et 3 578,86 euros.

Les primes et indemnités

De nombreux types de primes et indemnités sont appliqués dans la Fonction publique hospitalière, sous différentes conditions et selon les métiers.

Complément de traitement indiciaire (CTI)

Le CTI est une prime mensuelle initialement mise en place en 2020 dans le cadre du Ségur de la santé, et versée à la plupart des agents hospitaliers, hors personnel médical. Son montant correspond à 49 points d’indice majoré, soit un peu plus de 241 euros bruts en 2026.

Prime de service

Les agents fonctionnaires, là aussi hors personnel médical, peuvent recevoir une prime de service chaque année. Cette prime n’est pas obligatoire, et dépend de la qualité des services rendus par les agents.

Indemnité de travail de nuit

Les agents qui exercent leur activité la nuit (entre 21 heures et 6 heures) bénéficient d’une indemnité horaire pour travail de nuit correspondant à 25 % du traitement indiciaire brut. Cela concerne les professions de la filière des soins, mais aussi les professionnels qui assurent le standard téléphonique.

Prime spéciale de sujétion

Les primes dépendent aussi de la nature de l’activité exercée. Par exemple, les aides-soignants et auxiliaires de puériculture peuvent recevoir une prime spéciale de sujétion, en raison des contraintes et risques spécifiques de leur métier. Le montant mensuel est de 10 % du traitement indiciaire brut.

Comment évoluer et augmenter son salaire dans la Fonction publique hospitalière ?

L’avancement d’échelon

Pour un agent hospitalier, le premier moyen incontournable d’augmenter son salaire est de gravir les échelons. L’évolution est automatique, dès lors que le professionnel a atteint le niveau d’ancienneté nécessaire : un an, deux ans, trois ans d’expérience par échelon, et parfois plus en fonction des grilles et des métiers. À noter : passer au niveau supérieur a uniquement pour effet d’obtenir une rémunération un peu plus élevée. Les missions et les responsabilités de l’agent ne changent pas.

L’avancement de grade

Le changement de grade est un autre moyen de progresser dans la Fonction publique. Grâce à son ancienneté et son expérience, l’agent accède à des salaires plus importants. Il peut aussi assurer de nouvelles missions et/ou responsabilités. Le changement de grade peut se faire sur choix de l’employeur, après un examen ou un concours.

Quelques exemples de grades selon les corps :

  • Agent de service hospitalier qualifié : classe normale et classe supérieure ;
  • Aide-soignant : classe normale et supérieure ;
  • Infirmier en soins généraux : classe 1 puis classe 2 ;
  • Encadrement : cadre de santé paramédical, puis cadre supérieur et cadre hors classe.

Formation et reconversion

Les agents hospitaliers disposent aussi de différentes voies pour changer de poste, monter en compétences et faire évoluer leur salaire. La formation continue et la VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience) permettent d’accéder à d’autres fonctions en obtenant les diplômes adéquats. C’est ainsi qu’un aide-soignant peut devenir infirmier, et qu’une infirmière peut passer infirmière en pratique avancée (IPA) ou encore cadre de santé.

Les articles qui pourraient vous intéresser

  • Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ? Avantages fiscaux

    Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?

    Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.

    Lire la suite
  • Pourquoi ouvrir un PER pour sa retraite ? Avantages fiscaux

    Pourquoi ouvrir un PER pour sa retraite ?

    La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.

    Lire la suite
  • Métiers et Carrière

    Retraite d’un praticien hospitalier :âge de départ, trimestres et pension

    La retraite d’un praticien hospitalier (PH) répond à des règles particulières, avec un calcul différent de celui des autres agents. Ce qui ne change pas : même s’il est affilié au régime général de la Sécurité sociale pour sa retraite de base, le médecin ou praticien hospitalier doit valider entre 167 et 172 trimestres pour […]

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ?

    La rémunération d’un professeur des universités-praticien hospitalier est complexe. Elle comprend à la fois une part hospitalière, versée par l’établissement de soins, et une part universitaire qui correspond aux activités d’enseignement et de recherche. Il faut également y ajouter des primes et indemnités, qui varient selon l’organisation du travail. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que gagne réellement un PU-PH.

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un praticien hospitalier (PH) ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un praticien hospitalier (PH) ?

    La rémunération d’un praticien hospitalier varie selon différents paramètres. Un praticien peut en effet être permanent ou contractuel, exercer à temps plein ou à temps partiel, ou encore pratiquer une activité libérale complémentaire. Quelle est la grille indiciaire des praticiens hospitaliers, et quelles sont les principales primes et indemnités ? Voici tous les éléments à connaître pour calculer le salaire d’un praticien hospitalier.

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un radiologue à l’hôpital ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un radiologue à l’hôpital ?

    Spécialiste de l’imagerie médicale, le radiologue peut exercer son métier dans le secteur public. Il bénéficie du statut de praticien hospitalier comme les autres médecins de la Fonction publique hospitalière, avec une grille indiciaire spécifique. Revenus, activité, formation, compétences et évolution de carrière : zoom sur le métier de radiologue à l’hôpital.

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ?

    Les aides-soignants occupent une place indispensable dans les établissements de santé, au plus près des patients. Salaire, grilles indiciaires et évolution de carrière : voici tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’aide-soignant ou aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière.

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un cadre de santé à l’hôpital ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un cadre de santé à l’hôpital ?

    À l’hôpital, ou dans tout autre établissement de soins, le cadre de santé coordonne un service ou une unité. Souvent ancien infirmier, cet encadrant gère le personnel et veille au maintien de la qualité des soins. Un métier de responsabilités, exigeant mais passionnant. Zoom sur le salaire d’un cadre de santé, la formation pour accéder à ce poste, et les possibilités d’évolution dans la Fonction publique hospitalière.

    Lire la suite
  • Quel est le salaire d’un ambulancier à l’hôpital ? Métiers et Carrière

    Quel est le salaire d’un ambulancier à l’hôpital ?

    Dans la Fonction publique hospitalière, l’ambulancier est avant tout un spécialiste du transport des patients. Il peut aussi réaliser des soins d’assistance ou d’urgence. Quel est le salaire d’un ambulancier ou d’une ambulancière à l’hôpital ? Quelles sont les évolutions de rémunération tout au long de la carrière professionnelle ? Voici ce qu’il faut retenir.

    Lire la suite

Affiliez-vous dès maintenant et recevez 80 € en carte cadeau de bienvenue !

Je m’affilie
Mascotte CGOS tenant une carte cadeau de 80 €

Mentions légales

Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.