Ergonome à l’hôpital : il trouve des solutions pour améliorer conditions de travail des agents hospitaliers
A l'hôpital, l’ergonome peut contribuer à alléger la charge physique ou psychique de travail des agents hospitaliers, et donc, par ricochet, à améliorer la qualité de l'accueil et des soins des patients. Attentif à tous les problèmes de sécurité au travail, l’ergonome observe d’abord (organisation et manutention), et propose ensuite des solutions pour améliorer les conditions de travail. Il s’intéresse notamment aux infirmiers, aides-soignants, et aux manutentionnaires (blanchisserie) qui sont souvent les plus affectés par la pénibilité de leurs tâches. Il mène des missions sur le long terme ou plus ponctuellement quand la direction a repéré un dysfonctionnement. L’ergonome est titulaire d’un master (bac +5) : les professionnels de santé comme les infirmières peuvent aussi reprendre leurs études et obtenir le diplôme. Comme il a fait des études longues, l’ergonome n’atteint généralement pas le nombre de trimestres requis (entre 167 et 172) au moment de l‘ouverture de ses droits à la retraite (62 ans). Il doit donc généralement travailler au delà de 62 ans s’il veut obtenir une retraite maximale. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice) peut lui apporter des solutions précieuses pour se constituer un complément de revenu pour sa retraite.
Ergonome hospitalier, un poste assez nouveau à l’hôpital
Se sentir bien dans son travail : à l’hôpital, c’est peut-être encore plus nécessaire qu’ailleurs, car les conditions de travail vont forcément avoir un impact sur la manière dont on va écouter les patients. L’ergonome, poste assez nouveau à l’hôpital, est au cœur de ces préoccupations.
L’Ergonome est chargé d’anticiper, de relever les difficultés et de trouver des solutions pour améliorer les conditions de travail. Sa mission : la prévention des risques et la lutte contre l’absentéisme (accidents du travail, absentéisme de courte durée…). Concrètement, il est là pour observer les situations réelles au sein d’un service. Il est sur le terrain, examine comment chacun travaille, s’intéresse aux gestes et attitudes corporelles. Il n’est pas là pour juger : il interroge les agents hospitaliers pour évaluer l’éventuel écart qui existe entre la réalité du travail et la description qu’ils en donnent. Il peut filmer ou prendre des photos pour étudier les postures et les conditions de travail. Il tient compte de tous les paramètres (l’âge et l’ancienneté des agents, leur niveau de formation, leurs horaires de travail, le matériel mis à disposition…).
Ensuite, il va proposer des solutions pour améliorer les conditions de travail des agents, sans perdre de vue les enjeux du service et de l’hôpital. Sidonie a 37 ans, elle est ergonome dans un hôpital du Sud-Ouest de la France et elle raconte : « Pour faire ce métier, il faut vraiment être à l’écoute. Mes dernières observations ont conduit par exemple à réorganiser les salles de soins et à les rapprocher des bureaux, pour faciliter les discussions interdisciplinaires sectorisées médico-psychosociales, le débriefing et le soutien émotionnel… » Et elle ajoute : « mais parfois, je suis aussi amenée à régler des tout petits détails qui changent complètement la vie au travail : par exemple la mise en place d’un éclairage sans reflet dans une salle de soins, des paillasses remises à bonne hauteur, ou des prises électriques mieux réparties… »
L’ergonome a une formation universitaire Bac + 5 (Master)
L’ergonome a une formation universitaire (ressources humaines, psychologie, droit, santé, STAPS) ou d’ingénieur en sciences et technologies. Il est forcément titulaire d’un master (Bac +5). Après une licence en sciences sociales ou sciences de la vie, on peut valider un master en « ergonomie », ou en « psychologie du travail et des organisations », ou un master « ergonomie, ingénierie de la sécurité et des facteurs humains », ou encore « ergonomie, travail, formation et vie quotidienne »… Il existe aussi des cursus permettant aux professionnels de santé déjà en exercice (infirmières, kinésithérapeutes et ergothérapeutes) , déjà titulaires d’un diplôme Bac + 3, de valider un master en ergonomie tout en continuant à travailler.
Le PER du C.G.O.S, plus simple qu’il n’y paraît
Vous en entendez parler, mais vous ne savez pas toujours par où commencer ? Pas d’inquiétude, on vous guide pas à pas pour comprendre son fonctionnement, ses objectifs et la façon dont il peut s’intégrer dans votre préparation retraite.
Le salaire mensuel moyen à l’embauche d’un ergonome débutant est compris entre 1 800 et 2 000 euros. En fin de carrière, il perçoit entre 3100 et 3700 euros.
Retraite d’un ergonome à l’hôpital
Pour un ergonome qui fait des études longues, difficile de valider les nombre de trimestres requis avant 65 ou 66 ans !
A l’hôpital, les ergonomes sont très souvent des contractuels qui sont embauchés sur des missions précises. L’âge d’ouverture des droits à la retraite est donc fixé pour eux à 62 ans (régime du secteur privé). S’ils sont titulaires, ils appartiennent à la catégorie « sédentaire », et l’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite est aussi de 62 ans. Pour partir à taux plein, l’ergonome doit aussi avoir validé entre 167 et 172 trimestres pendant sa carrière selon son année de naissance. Ce qui signifie en clair : avoir cotisé entre 41 et 43 ans. Mais comme il a suivi des études longues (bac + 5), il lui est difficiles – c’est mathématique !- d’avoir validé le nombre de trimestres requis avant l’âge de 64, 65 ou 66 ans ! S’il part à la retraite à 62 ans, il risque alors de subir une baisse définitive de sa pension de retraite. C’est ce qu’on appelle la décote.
Pour un ergonome hospitalier aussi, mieux vaut anticiper et mettre en place aujourd’hui un revenu complémentaire pour demain. C’est ce que propose la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, une solution simple, sûre et adaptée aux revenus des agents. Renseignez vous !
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