Masseurs-kinésithérapeutes : seulement 20 % d’entre eux font le choix de l’hôpital
Le masseur-kinésithérapeute joue un rôle essentiel au sein de la fonction publique hospitalière. C’est lui qui rééduque les patients après des interventions souvent très lourdes. Pourtant, parmi les 69 000 masseurs–kinésithérapeutes qui exercent en France, 80 % font le choix du secteur libéral car les perspectives de rémunération sont plus intéressantes. A l’hôpital, un « kiné » perçoit 1800 euros bruts en début de carrière (classe normale), après une formation de 3 ans. Depuis 2017, au sein du personnel soignant, le corps des masseurs kinésithérapeutes a été reclassé en catégorie A et appartient à la catégorie sédentaire, ce qui a un impact sur l’âge de départ à la retraite (57 ans ou 62 ans selon le droit d’option exercé). Si vous êtes « kiné », pour éviter les chutes de revenus trop brutales au moment où vous cesserez d’être en activité, renseignez vous auprès de la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice) : elle a des solutions à vous proposer pour vous y préparer tranquillement.
Syndrome post-chute, fracture du col du fémur, AVC… A l’hôpital, les masseurs-kinésithérapeutes rééduquent des patients souvent lourdement handicapés. Ils font tout pour rétablir les capacités fonctionnelles du patient qui ont été altérées. Leur rôle est essentiel et pourtant, dans les hôpitaux français, on en manque cruellement ! Une pénurie qui s'explique notamment par la rémunération des « kinés hospitaliers » : selon leur grille indiciaire, en début de carrière, le traitement est compris entre 1.800 euros bruts (classe normale) et 2000 euros bruts (classe supérieure). Du coup, 80% des étudiants futurs « kinés » choisissent plutôt de s’installer en libéral car les perspectives de rémunération sont plus intéressantes.
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