Pensions des fonctionnaires : les primes seront davantage prises en compte dans le calcul !
C’est une bonne nouvelle pour les fonctionnaires : un décret du 13 mai 2016 permet de basculer une partie des primes sur leur traitement qui sert de base au calcul de la retraite de base. Du coup, mécaniquement, les pensions vont légèrement augmenter pour les futurs retraités.
Commençons par ce petit rappel : les fonctionnaires perçoivent une pension de retraite qui équivaut à 75% de leur traitement de base, en cas de carrière complète et s’ils ont toutes leurs annuités de cotisation. Mais contrairement à celui d’un salarié du privé, tout le revenu d’un fonctionnaire ne produit pas des droits pour la pension de base.
Les primes ne sont pas soumises à cotisation dans le régime de base et ne sont donc pas prises en compte dans le calcul de la retraite de base. Or, au fil des années, le poids de ces primes (ou rémunérations non indiciaires) sur les fiches de paie des agents a globalement augmenté. Résultat : la chute de revenus au moment du départ à la retraite est devenue plus forte aujourd’hui qu’hier. Cette chute est en moyenne de 40 % pour les agents hospitaliers. Plus surprenant, l’impact est différent selon les générations d’agents. C’est ce que constate une étude menée par la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP). Prenons deux exemples cités dans cette étude : à 47 ans, un agent né en 1948 touchait, en euros constants, 16 % de primes. Au même âge, un collègue né en 1966, touchait 25 % de primes. Et cette différence s’est cumulée au fil des années. Elle s’est même renforcée il y a quelques années avec la multiplication des heures supplémentaires défiscalisées.
Une réintégration d’une partie des primes, variable selon les catégories de fonctionnaires
Un décret du 11 mai 2016 (prévu dans le cadre de l’accord sur la réforme des carrières) change la donne. Son objet est clair : transformer une partie du montant des primes en points d’indice. Les pouvoirs publics ont prévu un transfert forfaitaire d’une partie des primes des agents en rémunération indiciaire sur 2016 et 2017 : 167 euros annuels pour les fonctionnaires de catégorie C ; 278 euros annuels pour ceux de catégorie B ; 389 euros annuels pour les fonctionnaires de catégorie A. Pour chacun, ces montants vont être transformés en salaire donnant droit à une pension. Le calcul de la retraite étant basé sur le montant moyen du traitement de base sur les 6 derniers mois, la mesure va augmenter dès maintenant, mais très légèrement, la pension des nouveaux retraités de la fonction publique. Et elle aura un coût pour les employeurs publics. Une autre mesure va contribuer à augmenter la part du traitement de base des fonctionnaires et donc les droits à pension : c’est l’augmentation de la valeur du point qui sert de base à son calcul (+ 1,2 % en deux fois d’ici à février 2017). Et même si les augmentations qui découlent de ces mesures seront minimes, ce sont tout de même de bonnes nouvelles pour les fonctionnaires dont le point d’indice était gelé depuis 2010. Car selon l’étude « les retraités et les retraites » publiée en 2015 par le DREE (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des statistiques) : pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, la pension mensuelle brute moyenne reste actuellement de 1390 euros (soit environ 1 290 euros net), hommes et femmes confondus.
Le PER du C.G.O.S, plus simple qu’il n’y paraît
Vous en entendez parler, mais vous ne savez pas toujours par où commencer ? Pas d’inquiétude, on vous guide pas à pas pour comprendre son fonctionnement, ses objectifs et la façon dont il peut s’intégrer dans votre préparation retraite.
Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
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La retraite d’un praticien hospitalier (PH) répond à des règles particulières, avec un calcul différent de celui des autres agents. Ce qui ne change pas : même s’il est affilié au régime général de la Sécurité sociale pour sa retraite de base, le médecin ou praticien hospitalier doit valider entre 167 et 172 trimestres pour […]
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Spécialiste de l’imagerie médicale, le radiologue peut exercer son métier dans le secteur public. Il bénéficie du statut de praticien hospitalier comme les autres médecins de la Fonction publique hospitalière, avec une grille indiciaire spécifique.
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Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.