Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir infirmier.e à l’hôpital ?
Vous voulez devenir infirmier ou infirmière de la Fonction publique hospitalière ? Vous avez raison ! Mais quelles sont les qualités techniques et humaines nécessaires pour faire carrière dans ce métier et répondre aux attentes des cadres de santé, mais aussi des patients ? Voici les informations à connaître !
Les qualités « techniques » pour devenir infirmier.e à l’hôpital
C’est la première étape : devenir Infirmier Diplômé d’État (IDE), pour pouvoir exercer son métier dans un établissement hospitalier. Si le diplôme est indispensable, d’autres compétences sont attendues pour travailler de manière professionnelle au sein d’une équipe hospitalière.
La rigueur, indispensable pour exercer dans un établissement de soins
Ce n’est pas un secret, ni une surprise : l’exercice d’un métier de santé exige une très bonne connaissance de toutes les règles déontologiques et éthiques. Mais aussi le respect des mesures en matière de sécurité et d’hygiène, sans oublier la prise en compte des consignes des autres professionnels de santé. « Il ne faut jamais oublier de respecter les règles de notre code de déontologie qui a été acté par décret le 25 novembre 2016. Ce cadre nous permet de toujours nous rappeler que nous agissons pour l’intérêt du patient dans un champ professionnel qui a été aussi bien défini » nous rappelle Marie, infirmière dans un CHU du sud-ouest de la France.
Il est encore temps d’optimiser vos choix
Après plusieurs années dans le secteur hospitalier, il est naturel de vouloir mieux anticiper la suite. Le PER du C.G.O.S est une solution intéressante pour préparer votre retraite, compléter vos futurs revenus et organiser votre épargne selon vos objectifs.
Si le travail d’infirmière demande une certaine autonomie, il est indispensable cependant d’aimer exercer son activité au sein d’une équipe, qui est le plus souvent pluridisciplinaire. La communication entre les différents membres de l’équipe médicale doit être fluide et compréhensible. L’infirmier doit également veiller à ce que ses transmissions avec leurs collègues infirmier.es se déroulent dans les meilleures conditions, pour que toutes les informations et consignes soient prises en compte par l’équipe suivante (équipe de nuit par exemple).
Le sens des responsabilités, un atout indéniable
L’infirmier doit à tout moment vérifier que les consignes qui ont été décidées sont en accord avec l’état de santé du patient. S’il remarque un comportement inhabituel chez le malade, il est indispensable de le signaler à l’équipe du service. C’est ainsi que tous les membres de l’équipe médicale, y compris les infirmiers, participent, à leur niveau, à l’amélioration de la santé du patient. « Nous devons nous faire confiance quand nous remarquons que le patient ne réagit pas bien à une médication. C’est le corollaire de l’autonomie de notre exercice professionnel. Il est indispensable de veiller à nos gestes et actions du début à la fin, même si nous connaissons bien nos patients » souligne Stéphane qui exerce dans un service de néphrologie.
Les qualités humaines pour devenir infirmier.e à l’hôpital
La profession d’infirmier ne se résume pas à des actes techniques. Et c’est bien là tout l’intérêt de ce métier : l’humain occupe une place particulièrement importante. Il faut rassurer, tout en faisant preuve de diplomatie …
Écouter les patients pour mieux les accompagner
L’hôpital est un lieu anxiogène : les patients et leurs proches sont le plus souvent inquiets et peuvent manifester leurs craintes de diverses manières. Et tout cela, dans un climat qui n’est pas toujours serein ou calme. Les infirmiers doivent pouvoir prodiguer des soins même lorsque le patient est agité ou dans un cadre d’urgence absolue.
Valérie qui travaille dans un service d’urgences en région parisienne nous fait part de son expérience : « Le temps d’attente est parfois long, malgré notre volonté de traiter le plus rapidement les patients qui arrivent. Ils sont alors facilement énervés, désorientés, voire violents et nous devons continuer à rester serein et à appliquer les procédures et les règles, quel que soit le comportement des patients, ce qui demande force de caractère et fermeté en plus de l’empathie».
Résistance physique et morale
Si vous n’avez pas une bonne condition physique, vous allez l’acquérir au fil des années ! En effet, l’infirmier est le plus souvent debout pour administrer les soins. Il est aussi souvent sollicité pour porter des charges lourdes, même s’il existe de nombreux équipements pour éviter les troubles musculosquelettiques. Les horaires sont aussi à prendre en compte : la journée commence souvent tôt, aux alentours de 6 heures. Il est aussi possible de travailler de nuit, si on préfère ces horaires pour des raisons personnelles.
Discrétion et empathie
L’infirmier est souvent convié à connaître l’intimité des patients. Leurs pathologies peuvent impliquer de poser des questions qui doivent rester dans la sphère privée. Cela fait partie du code de déontologie, et il est indispensable de l’appliquer à tout moment. À la discrétion, ajoutons l’empathie qui permet aussi de bien comprendre l’état d’esprit du patient. Nous avons demandé à Morgane, en service de néonatologie : « même si je soigne de très petits patients, je respecte leur intimité et je ne parle pas de leur état de santé à d’autres personnes que leurs parents. J’ai naturellement un fort sentiment d’empathie, envers les parents, étant mère moi-même, je peux me mettre à leur place. Il faut arriver à comprendre ce qu’ils traversent, tout en se protégeant… C’est un équilibre à trouver, mais j’avoue qu’au fil des années, nous y parvenons … et nous parlons aussi beaucoup entre nous entre collègues, quand il nous arrive d’être un peu submergés par nos émotions ».
Les carrières des infirmiers sont variées et peuvent évoluer vers des spécialités comme les IBODE (infirmier de bloc opératoire) ou les IADE (Infirmier en anesthésie) ou même vers une poste de cadre de santé. Cela permet de progresser davantage au niveau de son salaire, tout au long de sa vie professionnelle, en changeant de fonction, donc de grille. Pour la retraite aussi, cela peut compter énormément, puisque la retraite de base des agents de la Fonction publique Hospitalière est calculée sur les 6 derniers mois du traitement indiciaire.
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