Le métier d’aide-soignante : missions, formation et salaires de la profession
Le métier d’aide-soignante est étroitement lié à celui d’infirmière. Ces deux professions exercent très souvent en binôme pour le bien-être du patient. Mais saviez-vous que cette complémentarité trouve aussi son explication dans l’histoire ? La création du métier d’aide-soignante est en effet directement liée à la professionnalisation des infirmières en France. Comment est née cette profession ? Quand a-t-elle été reconnue dans la Fonction publique et comment a-t-elle évolué depuis près de 80 ans ? Explications.
L’aide-soignante accompagne les patients dans les actes essentiels de la vie quotidienne. À l’hôpital ou en Ehpad, son rôle est essentiel pour la prise en charge et le confort des patients. Quelles sont ses missions, et en quoi consiste sa formation ? Quelle est la rémunération d’une aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière ? Explications.
Résumé
– L’aide-soignante joue un rôle central dans le quotidien des patients : soins d’hygiène et de confort, aide aux repas et à la mobilité, surveillance de l’état général et transmission des informations à l’équipe soignante.
– Pour exercer, il faut obtenir le Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS), préparé en IFAS en environ 12 mois ; dans la Fonction publique hospitalière, les aides-soignants relèvent désormais de la catégorie B.
– La rémunération évolue avec le grade et l’ancienneté : elle débute autour de 1 836 € brut par mois et peut dépasser 2 750 € brut en classe supérieure, auxquels s’ajoutent différentes primes et indemnités.
En quoi consiste le métier d’aide-soignante à l’hôpital ?
Un métier au cœur de la relation et du suivi des patients
L’aide-soignante occupe une place essentielle dans le quotidien des services de soins. Elle est un acteur clé du soin à la personne et son rôle comporte une forte dimension humaine. Elle participe à instaurer un climat de confiance, à rassurer les patients et à maintenir leur confort physique et psychologique.
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
Cette relation est essentielle : « Nous accueillons chaque personne dès son arrivée et nous participons à son bien-être en assurant les soins du quotidien. Cela crée un lien privilégié : nous participons à son confort physique comme moral », estime Adelaïde, en poste depuis près de 20 ans en région parisienne.
Aujourd’hui, environ 200 000 aides-soignantes exercent en France, principalement comme métier de la Fonction publique hospitalière. Le métier est essentiellement féminin : neuf agents sur dix sont des femmes.
Quelles sont les missions d’une aide-soignante à l’hôpital ?
L’aide-soignante accompagne les patients dans les actes essentiels de la vie quotidienne, en collaboration avec l’équipe infirmière. Elle exerce dans les établissements de santé : hôpitaux, Ehpad, centres médico-sociaux… Elle peut également intervenir dans le cadre d’une hospitalisation à domicile, au sein d’une équipe pluridisciplinaire.
Ses principales missions sont :
Les soins d’hygiène et de confort ;
L’aide à la prise des repas et à l’hydratation, pour les personnes âgées notamment ;
La surveillance de l’état général du patient ;
La transmission des informations à l’équipe soignante ;
L’accompagnement relationnel et le soutien au quotidien.
Quel est le salaire d’une aide-soignante ou d’un aide-soignant ?
Comment est calculé le salaire d’une aide-soignante à l’hôpital ou en Ehpad ?
En début de carrière, une aide-soignante perçoit un salaire brut mensuel de 1 836,17 euros. Cela correspond au premier échelon de la classe normale. En fin de carrière, ce traitement indiciaire brut mensuel atteint 2 545,06 euros en classe normale, et 2 757,77 euros en classe supérieure.
Il faut également y ajouter les primes et indemnités. Celles-ci sont variées et en voici plusieurs :
Quelle est la grille indiciaire des aides-soignantes ?
Premier grade (classe normale) – 11 échelons
Échelon
Indice brut
Indice majoré
Durée de l’échelon
Traitement indiciaire brut mensuel
1
389
373
1 an 6 mois
1 836,17 €
2
397
375
1 an 6 mois
1 846,04 €
3
416
377
2 ans
1 855,90 €
4
434
388
2 ans
1 910,06 €
5
452
401
2 ans 6 mois
1 974,04 €
6
468
414
3 ans
2 038,02 €
7
491
429
3 ans
2 111,86 €
8
510
444
3 ans
2 185,70 €
9
535
461
3 ans
2 269,42 €
10
567
485
4 ans
2 387,52 €
11
610
517
—
2 545,06 €
Deuxième grade (classe supérieure) – 11 échelons
Échelon
Indice brut
Indice majoré
Durée de l’échelon
Traitement indiciaire brut mensuel
1
433
387
1 an 6 mois
1 905,11 €
2
449
399
2 ans
1 964,15 €
3
464
411
2 ans
2 023,20 €
4
484
424
2 ans
2 087,25 €
5
508
442
2 ans
2 175,86 €
6
532
460
2 ans 6 mois
2 264,47 €
7
561
480
3 ans
2 362,94 €
8
585
499
3 ans
2 456,46 €
9
612
519
3 ans
2 554,93 €
10
638
539
4 ans
2 653,38 €
11
665
560
—
2 757,77 €
Comment sont formées les aides-soignantes ?
Une formation d’aide-soignante de plus en plus complète et technique
Le rôle des aides-soignants a beaucoup évolué, ce qui a aussi entraîné plusieurs changements majeurs dans leur formation. Depuis la création du CAFAS (certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant) en 1956, la durée et le contenu de la formation ont été renforcés. Ainsi, depuis 1982, le programme intègre par exemple des modules en gérontologie, psychiatrie et psychologie.
D’une durée initiale de 10 mois, la formation est désormais de 12 mois. Elle inclut plusieurs stages encadrés. Elle permet aux aides-soignantes d’accompagner les patients dans les actes essentiels du quotidien : toilette, habillage, alimentation et mobilité.
Bon à savoir :la formation des aides-soignants correspond désormais à un diplôme de niveau 4. Elle est dispensée dans un institut de formation des aides-soignants (IFAS) agréé. Elle est accessible avec un Bac ou équivalent, en formation initiale, continue ou en VAE (Validation des acquis de l’expérience).
Le métier d’aide-soignante : une collaboration renforcée avec les infirmières depuis 2021
Depuis la réforme de 2021, le rôle des aides-soignantes a encore évolué vers des missions en binôme avec celles des infirmières. Un aide-soignant ou une aide-soignante peut désormais participer à certains actes de surveillance et de prévention, comme la mesure de la glycémie capillaire ou de la saturation en oxygène, sous le contrôle de l’infirmière. Pour Charlotte, qui exerce depuis 15 ans le métier d’aide-soignante dans un établissement hospitalier près de Dijon, « le binôme avec l’infirmière est indispensable. Nous travaillons ensemble pour le bien-être du patient, en collaboration et en appliquant un protocole de soins infirmiers. »
Bon à savoir : les aides-soignantes sont passées du grade C au grade B de la Fonction publique hospitalière à partir du 1er janvier 2022 (Ségur de la santé).
Comment devenir aide-soignante à l’hôpital ?
Pour exercer ce métier dans un établissement de santé ou dans un Ehpad, il est nécessaire d’obtenir le Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS). Cette formation est dispensée dans un Institut de formation d’aides-soignants (IFAS). L’admission est possible sur étude de dossier et entretien oral.
La formation est accessible sans condition de diplôme. Elle s’adresse aussi bien aux jeunes (à partir de 17 ans) en formation initiale qu’aux adultes en reconversion professionnelle. Une passerelle est également possible pour les agents de service hospitalier (ASH) qui souhaitent changer de métier.
Aide-soignante à l’hôpital : mieux comprendre l’origine de ce métier
Des soignantes polyvalentes au service des patients dans les hôpitaux
Lorsque les hôpitaux sont progressivement laïcisés au 19e siècle, il n’existe pas encore de distinction entre les infirmières et les aides-soignantes. Les soignantes assurent les tâches d’hygiène, de nettoyage et dispense des soins aux malades.
Les progrès de la médecine renforcent progressivement l’importance de ces missions. Les travaux de Louis Pasteur, notamment, démontrent le rôle essentiel de l’asepsie dans la prévention des infections. L’hygiène devient un enjeu majeur dans les établissements de santé.
La formation devient indispensable : Florence Nightingale crée une école de garde-malades professionnelles en Grande-Bretagne (1857), et la première école d’infirmières est ouverte à Paris en 1878.
La création du métier d’aide-soignante en 1949
La profession d’aide-soignante est officiellement reconnue dans la Fonction publique hospitalière en 1949 (décret du 14 avril 1949). Initialement conçu comme transitoire, le grade d’aide-soignante est maintenu pour répondre au manque d’infirmières diplômées dans les établissements de santé. Les aides-soignantes se voient alors confier les soins d’hygiène et de confort auprès des patients, sous la responsabilité des infirmières.
Une formation diplômante pour les aides-soignantes à partir de 1956
Comme pour les infirmières, la formation est indispensable pour ces nouvelles aides-soignantes. Cette montée en compétences se traduit par plusieurs évolutions de diplômes.
1956 : création du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant (CAFAS).
1960 : le CAFAS est obligatoire pour exercer la profession d’aide-soignant.
1978 (arrêté du 9 janvier 1978) : les aides-soignantes sont autorisées à exercer en psychiatrie et dans les services psychiatriques.
1981 : elles peuvent intervenir dans les services de soins à domicile pour les personnes âgées.
1996 : le CAFAS est remplacé par le Diplôme Professionnel d’aide-soignant (DPAS).
2007 : le Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) est créé.
Les questions que vous vous posez
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
Quel est le salaire net d’une aide-soignante ?
La rémunération de l’aide-soignant dans la Fonction publique hospitalière dépend de son ancienneté (échelon) et de son grade (classe normale ou classe supérieure). En début de carrière, cet agent perçoit environ 1 836 € brut mensuel. Mais pour calculer son salaire net, il faut aussi tenir compte des différentes primes et indemnités, comme la prime de sujétion, les majorations pour travail de nuit… Ces éléments jouent un rôle important dans la rémunération des aides-soignantes en milieu hospitalier.
Quel est le travail d’une aide-soignante ?
L’aide-soignante accompagne les patients dans les actes essentiels de la vie quotidienne, en collaboration avec l’infirmière ou l’infirmier. Elle intervient principalement dans un service hospitalier ou en Ehpad. Ses missions couvrent les soins d’hygiène et de confort. Elle assure aussi une surveillance de l’état général de la personne hospitalisée ou dépendante. Son rôle est indispensable pour le bien-être physique et psychologique des patients.
Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
Salaire d’un agent hospitalier : traitement indiciaire, primes et évolution de carrière
À l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de soins, les métiers sont extrêmement variés. Les agents hospitaliers sont les professionnels qui œuvrent quotidiennement dans l’intérêt des patients, de près ou de loin. Ils sont aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, agents de service ou encore agents administratifs. Comment leur rémunération est-elle calculée ? Voici un éclairage pour mieux comprendre les salaires des agents de la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ?
La rémunération d’un professeur des universités-praticien hospitalier est complexe. Elle comprend à la fois une part hospitalière, versée par l’établissement de soins, et une part universitaire qui correspond aux activités d’enseignement et de recherche. Il faut également y ajouter des primes et indemnités, qui varient selon l’organisation du travail. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que gagne réellement un PU-PH.
Quel est le salaire d’un praticien hospitalier (PH) ?
La rémunération d’un praticien hospitalier varie selon différents paramètres. Un praticien peut en effet être permanent ou contractuel, exercer à temps plein ou à temps partiel, ou encore pratiquer une activité libérale complémentaire. Quelle est la grille indiciaire des praticiens hospitaliers, et quelles sont les principales primes et indemnités ? Voici tous les éléments à connaître pour calculer le salaire d’un praticien hospitalier.
Spécialiste de l’imagerie médicale, le radiologue peut exercer son métier dans le secteur public. Il bénéficie du statut de praticien hospitalier comme les autres médecins de la Fonction publique hospitalière, avec une grille indiciaire spécifique.
Revenus, activité, formation, compétences et évolution de carrière : zoom sur le métier de radiologue à l’hôpital.
Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ?
Les aides-soignants occupent une place indispensable dans les établissements de santé, au plus près des patients. Salaire, grilles indiciaires et évolution de carrière : voici tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’aide-soignant ou aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un cadre de santé à l’hôpital ?
À l’hôpital, ou dans tout autre établissement de soins, le cadre de santé coordonne un service ou une unité. Souvent ancien infirmier, cet encadrant gère le personnel et veille au maintien de la qualité des soins. Un métier de responsabilités, exigeant mais passionnant.
Zoom sur le salaire d’un cadre de santé, la formation pour accéder à ce poste, et les possibilités d’évolution dans la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un ambulancier à l’hôpital ?
Dans la Fonction publique hospitalière, l’ambulancier est avant tout un spécialiste du transport des patients. Il peut aussi réaliser des soins d’assistance ou d’urgence. Quel est le salaire d’un ambulancier ou d’une ambulancière à l’hôpital ? Quelles sont les évolutions de rémunération tout au long de la carrière professionnelle ? Voici ce qu’il faut retenir.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.