L’hôpital public est performant, les chiffres et les faits le prouvent !
Souvent dénigré, l’hôpital public reste pourtant une référence dans beaucoup de domaines. Pour mieux lutter contre la désinformation, la Fédération des hôpitaux français publie un livret qui permet de mieux connaître toutes les qualités et performances des établissements publics de santé. Les auteurs ont défini des faits indiscutables appuyés par de nombreux indicateurs chiffrés.
Fait 1 : l’hôpital public est « extrêmement » performant
Les hôpitaux publics français font face à une hausse constante des besoins. Non seulement le nombre de maladies chroniques augmente, mais la population française est aussi vieillissante. Cela implique des dépenses en hausse, qui restent contrôlées.
Les chiffres sont éloquents : plus de 9 millions de personnes ont été prises en charge par les hôpitaux français en 2024. La gestion précise des budgets est dédiée au service du soin. Il n’est pas question de profit : cela reste un service public qui est entièrement dédié aux patients qui en ont besoin.
Il est encore temps d’optimiser vos choix
Après plusieurs années dans le secteur hospitalier, il est naturel de vouloir mieux anticiper la suite. Le PER du C.G.O.S est une solution intéressante pour préparer votre retraite, compléter vos futurs revenus et organiser votre épargne selon vos objectifs.
L’expertise médicale est particulièrement remarquable. C’est le cas par exemple de la prise en charge des grossesses complexes. Malgré des cas difficiles, le taux de césariennes est plus faible que dans des établissements privés. C’est une des preuves de la grande pertinence médicale de ces établissements hospitaliers.
Les chiffres marquants pour la médecine « lourde »
Mais ce n’est pas tout : le rapport apporte de nombreux chiffres qui prouvent que l’hôpital « fait plus avec moins » que le privé.
Il s’agit par exemple de 96 % des polytraumatisés, de 100 % des greffes ainsi que 93 % des AVC et 85 % des séjours en réanimation. Ces pourcentages très importants concernent des activités vitales pour les patients. Rarement assurées par des établissements privés.
Concernant les plus jeunes patients, si 75 % des accouchements ont lieu dans le public, 96 % des nouveau-nés nécessitant une réanimation pédiatrique sont pris en charge dans un établissement public.
Fait 2 : l’hôpital public est un moteur de l’excellence médicale
Là encore, les chiffres présentés par les auteurs sont éloquents : 100 % des maternités de niveau 3 sont publiques, représentant 540 000 accouchements par an. Cette activité recule dans le secteur privé car elle est jugée insuffisamment rentable.
Les hôpitaux publics jouent un rôle majeur dans la recherche : plus de 2 milliards d’euros y sont consacrés tous les ans. Cela représente 80 % de la recherche clinique en France. Cette activité permet aussi d’augmenter le nombre de publications scientifiques cosignées avec des universités (55 % avec l’Inserm et 22 % avec le CNRS).
La France figure en tête des pays européens pour le nombre de demandes de brevets, mais aussi de création de start-ups issues des hôpitaux publics. Chaque année, des premières médicales mondiales sont réalisées : c’était le cas en juin 2025, avec la première greffe de cornée assistée par robot au CHU de Reims.
La santé mentale et le cancer sont aussi très majoritairement pris en charge à l’hôpital public : 82 % des cancers pédiatriques et 95 % de la santé mentale des enfants.
Fait 3 : L’hôpital fonctionne malgré les pressions budgétaires.
Le nombre de patients est toujours en croissance : 17,2 millions en 2024 contre 13,4 millions en 2010. L’activité ambulatoire a elle aussi connu une forte augmentation, passant de 6 ,3 millions en 2010 à 10,4 millions en 2024.
Pour mieux répondre aux attentes des patients, l’ensemble du personnel hospitalier a bénéficié de 32 millions d’heures de formation en 2024. Cela a permis, par exemple, à 8 500 aides-soignants d’engager une nouvelle évolution professionnelle pour devenir infirmiers. Un effort particulier a été fait pour le maintien des salaires des stagiaires.
Un autre indicateur particulièrement significatif : le taux d’absentéisme, qui s’établit à 9,2 %, est aujourd’hui en recul.
Les établissements hospitaliers vus par les Français
Si les auteurs de l’étude dressent un tableau très positif de l’hôpital public, il est également intéressant de s’intéresser au regard porté par les usagers.
Plusieurs sondages et études permettent de mieux connaître les appréciations des usagers des hôpitaux français.
Les Français concernés par la situation des hôpitaux en France
Une étude publiée en mars 2025 montre qu’une large majorité des personnes interrogées considèrent que l’hôpital est en danger. Ils expliquent que la situation est particulièrement préoccupante aux urgences avec des délais d’attente élevés (39 % des sondés).
Cependant, loin de remettre en cause la qualité des soins dans les hôpitaux, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à la formation des médecins. Et particulièrement dans les disciplines médicales en tension (psychiatrie, gériatrie, pédiatrie et gynécologie…).
En 2022 déjà, une étude montrait que la santé et l’hôpital constituent LA priorité des Français. Plus des trois quarts des sondés saluaient la qualité des soins et gardaient une bonne image des hôpitaux. Au lendemain de la crise de la pandémie de la COVID-19, la satisfaction des patients est exceptionnelle : elle atteint 89 %.
Les évolutions évoquées par les patients français
Si les Français sont particulièrement attachés à leur hôpital public, ils ne sont pas toujours rassurés quant à l’avenir du système de santé. Comme le souligne le sondage Odoxa de 2022 : « le patient attend désormais “plus” et ne se contente (plus) uniquement d’être bien soigné »,
Il s’agit plus précisément d’améliorer les « domaines annexes au soin » comme la chambre, la restauration ou encore l’accès à l’hôpital (parking). Il est d’ailleurs considéré que les patients doivent être plus écoutés par rapport à leurs attentes, pour encore améliorer leur expérience
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