Le TOP 10 des métiers les plus représentés dans la Fonction publique hospitalière
Savez-vous quels sont les métiers les plus exercés dans la Fonction publique hospitalière ? En 2023, l’AFNH (Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier) a rendu son verdict. Et sans surprise, ce sont les métiers d’infirmier(e) et d’aide-soignant(e) qui occupent les deux premières places du classement avec quelques longueurs d’avance sur les autres. Formation, salaire, retraite : zoom sur le top 10 des métiers les plus représentés chez les agents hospitaliers, et sur les carrières qui y sont associées.
Quels sont les 10 métiers les plus représentés dans la Fonction publique hospitalière ?
En 2023, l’AFNH a dévoilé les chiffres clés des métiers de la Fonction publique hospitalière. Et parmi ces indicateurs : le classement des 10 métiers les plus représentés, établi grâce aux chiffres recueillis dans 16 régions de France (métropole et DOM). Il en ressort que près de la moitié des agents sont des infirmières ou des aides-soignantes.
Voici le top 10 :
Préparer votre retraite, ça peut commencer tôt
C’est justement le bon moment pour poser les bonnes bases. En découvrant les solutions adaptées du PER du C.G.O.S vous pouvez commencer à vous constituer une épargne pour plus tard, tout en gardant une solution adaptée à votre situation.
– Infirmière ou infirmier en soins généraux : 22,6 % des agents ;
– Aide-soignante ou aide-soignant : 22,1 % ;
– Agente ou agent de bionettoyage : 7,6 % ;
– Secrétaire médicale ou médical : 4 % ;
– Agente ou agent de gestion administrative : 2,7 % ;
– Agente ou agent de restauration hôtellerie : 2 % ;
– Encadrante ou encadrant d’unité de soins : 2 % ;
– Auxiliaire de puériculture : 1,9 % ;
– Technicienne ou technicien de laboratoire : 1,9 % ;
– Psychologue : 1,6%.
À noter aussi : les femmes représentent 81 % des agents de la Fonction publique hospitalière (contre 19 % pour les hommes).
Formation, missions, salaire : quelles conditions pour exercer ces métiers du top 10 ?
Infirmier(e) en soins généraux
– Les infirmières mettent en œuvre les soins médicaux et les traitements. Elles sont aussi chargées de coordonner tous les professionnels autour des patients : médecin, aides-soignantes, spécialistes.
– La formation d’infirmière en soins généraux dure 3 ans au sein d’un IFSI (Institut de Formation en soins Infirmiers). Elle permet de valider le Diplôme d’État d’Infirmier (DEI).
– En étroite collaboration avec l’infirmière, l’aide-soignante assure les soins de confort et d’hygiène. Elle intervient au plus près des patients au quotidien.
– Pour devenir aide-soignante, il faut obtenir le Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS) qui se prépare en un an dans un IFAS (Institut de Formation d’Aide-Soignant). La formation est accessible sans condition de diplôme.
– Le salaire brut mensuel de l’aide-soignante de classe normale est de 1 836,20 euros au premier échelon de la grille.
Agent(e) de bionettoyage
– Le rôle de l’agent de bionettoyage est de réaliser la décontamination et la désinfection des parties communes de l’hôpital, ainsi que des chambres des patients et des autres salles comme le bloc opératoire.
– Le CAP maintenance et hygiène des locaux permet d’exercer le métier d’agent de bionettoyage à l’hôpital (deux ans d’études).
– Le salaire brut mensuel est celui d’un agent de service hospitalier, soit 1 801,74 euros en début de carrière selon la grille en vigueur.
Secrétaire médical(e)
– La secrétaire médicale, c’est le maillon indispensable d’une bonne organisation. Parmi ses missions : gérer la prise de rendez-vous et les arrivées des patients dans un service.
– Ce métier est aussi désigné sous le nom d’assistant médico-administratif hospitalier. Pour l’exercer, il faut au moins détenir un baccalauréat professionnel ou un BTS (comptabilité, secrétariat, bureautique).
– À l’hôpital, l’agent de gestion administrative assure une mission d’accueil mais aussi de traitement des informations. Elle ou il est garant(e) du bon fonctionnement des processus administratifs.
– Il est possible d’être recruté sans condition de diplôme, ou bien avec un baccalauréat professionnel secrétariat.
– En début de carrière, l’agent de gestion administrative gagne un salaire mensuel brut de 1 801,74 euros (premier échelon de la grille).
Agent(e) de restauration et d’hôtellerie
– Préparer les repas, les distribuer aux patients et assurer l’entretien des locaux : ce sont les missions quotidiennes des agents de restauration et d’hôtellerie à l’hôpital.
– Ce métier est accessible avec un CAP commercialisation et services hôtel-café-restaurant ou production et service en restaurations (rapide, collective, cafétéria).
– L’agent de restauration et d’hôtellerie fait partie du personnel ouvrier de l’hôpital, avec un salaire brut mensuel de 1 801,74 euros au premier échelon de la grille.
Encadrant(e) d’unité de soins
– L’encadrante d’unité de soins ou cadre de santé est un métier de responsabilités, avec un rôle de coordination et de management des équipes.
– La formation se déroule en un an au sein d’un IFCS (Institut de Formation des Cadres de Santé) et débouche sur un Diplôme d’État. Pour y accéder, il faut justifier de 4 ans d’expérience dans une autre profession paramédicale et réussir le concours d’entrée.
– Au premier échelon de la grille indiciaire, une ou un cadre de santé gagne un salaire brut mensuel de 2 289,09 euros.
Auxiliaire de puériculture
– L’auxiliaire de puériculture (AP) prodigue les soins aux nouveau-nés ou aux enfants en bas âge, avec également un rôle d’accompagnement pour les jeunes parents.
– Pour exercer ce métier, il faut obtenir le Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP) après une année de formation (accès sans condition de diplôme).
– La grille indiciaire de l’auxiliaire de puériculture commence avec un salaire mensuel brut de 1 836,20 euros.
Technicien(ne) de laboratoire
– Réaliser les prélèvements et mettre en œuvre les technologies nécessaires pour obtenir les résultats d’examens médicaux : voici les principales missions de la ou du technicien(ne) de laboratoire.
– Le Diplôme d’État de technicien de laboratoire médical (DETLM) s’obtient après une formation de trois ans. Il est aussi possible de passer le BTS Analyses de biologie médicale, le DUT Génie biologique Option analyses biologiques et biochimiques ou le BTSA Analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques.
– À l’hôpital, la ou le psychologue réalise le bilan et le suivi psychologique du patient. Elle ou il met en œuvre des traitements à visée préventive et/ou curative.
– Il est possible d’exercer le métier de psychologue après une licence et un master de psychologie, soit 5 années d’études en tout.
– Pour une ou un psychologue hospitalier(e), le salaire brut mensuel commence à 1 944,50 euros au premier échelon.
Quelle retraite pour les agents de la Fonction publique hospitalière ?
Si tous les agents de la Fonction publique hospitalière suivent des parcours professionnels différents, leurs carrières présentent un point commun : la retraite. Pour rappel, la formule de calcul de la pension de retraite de base est la suivante : 75 % x (nombre de trimestres cotisés et bonifications/nombre de trimestres d’assurance requis pour le taux plein) x traitement indiciaire détenu depuis au moins 6 mois à la date de votre cessation de fonctions. Selon ce calcul, les agents hospitaliers perdent en moyenne 25 à 30 % de leur revenu une fois à la retraite quel que soit leur métier.
Pour s’y préparer et envisager l’avenir sereinement, une des solutions est de s’affilier à la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), le PER du C.G.O.S. La CRH permet notamment aux agents de cotiser tous les mois selon leurs possibilités financières, et de récupérer leur épargne en toute liberté le moment venu.
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