La reprise du travail en début d’année est toujours une période particulière dans le milieu hospitalier. Après les fêtes, le retour au rythme professionnel peut s’accompagner d’une certaine fatigue, tandis que les virus hivernaux circulent activement. En adoptant les bons réflexes et en s’appuyant sur une prévention adaptée, il est possible de traverser l’hiver plus sereinement, en préservant sa santé et celle des patients.
La reprise en début d’année, une période à risques pour les agents hospitaliers
Une fatigue physique accumulée au cours des mois
Les professionnels hospitaliers le savent : le début d’année concentre plusieurs facteurs de vulnérabilité. La reprise du travail après une période de repos, parfois trop courte, peut accentuer une fatigue déjà présente.
Les horaires décalés, le travail de nuit ou les gardes successives sollicitent fortement l’organisme, aussi bien sur le plan physique que mental.
La circulation des virus hivernaux
Les mois de janvier et février correspondent aussi à la circulation de différents virus hivernaux comme :
- La grippe ou la COVID-19 ;
- La gastro-entérite ;
- Les infections respiratoires.
La promiscuité lors des réunions familiales participe à la propagation des virus : il est fréquent de remarquer la hausse des cas de grippe et de gastro-entérite après les fêtes.
Bon à savoir : L’Assurance Maladie estime que la grippe peut entraîner entre 1,5 et 2 millions de journées de travail perdues par an.
L’impact direct sur la santé et le travail
Pendant ces semaines, le risque d’absentéisme est réel pour les agents hospitaliers. La prévention et l’anticipation restent les meilleures alliées pour limiter la diffusion des maladies virales.
C’est d’autant plus important que les hôpitaux sont contraints de déclencher le plan blanc pour faire face aux épidémies de grippe. En janvier 2025, 87 établissements avaient mobilisé des moyens importants pour répondre à l’afflux de patients.
Grippe, infections hivernales et fatigue : les risques à surveiller
La grippe saisonnière, un risque majeur en milieu hospitalier
Parmi les pathologies les plus fréquentes en début d’année, la grippe saisonnière occupe une place centrale. Très contagieuse, elle peut entraîner une fatigue importante, de la fièvre, des courbatures et une incapacité temporaire à travailler.
Pour les agents hospitaliers, elle représente un double enjeu : préserver leur propre santé et éviter la transmission aux patients.
Les infections respiratoires et virus hivernaux
Les infections respiratoires (rhumes, bronchites, virus respiratoires divers) sont également très présentes. Si elles sont souvent bénignes, elles peuvent devenir plus problématiques en cas de fatigue accumulée ou de baisse des défenses immunitaires.
Les bons réflexes à adopter au quotidien
Au moment de revenir au sein de l’établissement hospitalier, il est préférable de reprendre les bonnes habitudes de prévention !
Renforcer les gestes de prévention
Les gestes de prévention ne sont pas à rappeler aux agents hospitaliers qui les observent quotidiennement. Mais il est recommandé d’appliquer ces bonnes pratiques en dehors du service.
Le lavage régulier des mains, l’utilisation de solutions hydroalcooliques et l’aération des espaces doivent être renforcés en période épidémique. Le port du masque, lorsque la situation l’exige, constitue également une protection efficace, à la fois pour les agents et pour les patients.
Protéger sa santé individuelle
Sur le plan individuel, prendre soin de sa santé est essentiel. La vaccination contre la grippe demeure l’un des moyens les plus efficaces de prévention. Elle protège non seulement l’agent, mais participe aussi à la protection collective au sein de l’établissement.
Le sommeil joue un rôle clé. Même lorsque les horaires sont contraignants, essayer de préserver des temps de repos suffisants contribue à mieux récupérer. Une alimentation équilibrée et une hydratation régulière soutiennent également l’organisme face aux agressions hivernales.
Le rôle de l’établissement et de l’organisation du travail
La prévention ne repose pas uniquement sur la volonté de chaque individu. Les établissements hospitaliers ont un rôle majeur à jouer dans l’accompagnement des agents en début d’année.
Une communication sur les conduites à tenir en cas de symptômes permet aussi aux agents de mieux réagir.
Un climat de confiance et d’écoute de la part des cadres de santé
Il est aussi demandé à l’encadrement de rester à l’écoute des agents hospitaliers pour qu’ils puissent facilement se confier. En effet, une sensation de fatigue persistante doit être prise en compte rapidement pour éviter une aggravation de la situation.
Depuis la pandémie de la COVID-19, des études ont été menées pour « soutenir la résilience des soignants en période d’épidémie ».