Quel salaire et quelle retraite pour une IDE de la Fonction publique hospitalière ?
Quel que soit son grade, une infirmière IDE à l’hôpital perçoit un peu moins de 2000 euros bruts en début de carrière et un peu moins de 3000 euros juste avant son départ à la retraite. A ce traitement brut, il faut ajouter les primes, les indemnités et éventuelles bonifications qui ne seront que très partiellement prises en compte dans le calcul de la pension de retraite IDE. De surcroit, le nombre de trimestres requis (167 à 172 trimestres) pour partir à la retraite à taux plein (75 % du traitement brut calculé sur les 6 derniers mois d’activité) est de plus en plus difficile à atteindre avant l’âge d’ouverture des droits à la retraite, surtout pour les infirmières qui ont fait le choix, lors de la réforme de 2011, de rester en « catégorie active » et dont l’âge d’ouverture des droits à la retraite est théoriquement fixé à 57 ans. Par lassitude, et pour s’occuper enfin d’elles-mêmes, de nombreuses infirmières partent quand même à la retraite sans avoir validé l’ensemble des trimestres exigés, ce qui diminue encore (et définitivement) leur pension. Résultat : quand elles cessent leur activité pour partir à la retraite, les infirmières IDE perdent entre 25 % et 30 % de leurs revenus...
La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice, a été créée par des hospitaliers pour les hospitaliers il y a plus de 55 ans. C’est ce qui lui permet de connaître avec précision les besoins des agents hospitaliers et de vous proposer de cotiser pendant la vie active pour vous assurer demain un complément de revenu à la retraite. Objectif : limiter la baisse de votre niveau de vie le moment venu. Vous pourrez aussi, si vous le souhaitez, le moment venu, lors de votre passage à la retraite, percevoir tout ou partie de votre complémentaire retraite sous forme de capital (en une ou plusieurs fois) ou même utiliser votre épargne retraite comme une cagnotte dans laquelle vous pourrez puiser. Pour une IDE qui quitte l’hôpital pour partir à la retraite, toutes ces possibilités peuvent s’avérer fort utiles !
Rémunération des infirmières IDE (traitement et primes)
Selon la grille indiciaire, une infirmière (IDE) en début de carrière à l’hôpital perçoit 1818 euros (échelon 1, grade 1 ISGS). Elle termine à l’échelon 10 avec un traitement brut de 2769 euros (même grade). A ce traitement brut, s’ajoutent un certain nombre de primes : prime de début de carrière, prime d’infirmière (ou « prime Veil »), prime de nuit, prime de contagion, prime de dimanche et jours fériés, auxquelles il faut ajouter des indemnités : l’indemnité de résidence (pourcentage du traitement brut), les heures supplémentaires et la nouvelle bonification indiciaire (NBI) qui dépend du service dans lequel l’infirmière exerce. Travailler en gériatrie par exemple vaut 10 points d’indice supplémentaires.
Age de départ à la retraite d’une IDE : 3 possibilités
D’une infirmière à l’autre, l’âge d’ouverture des droits à la retraite n’est pas le même. Il est soit de 57 ans, soit de 60 ans, soit de 62 ans, pour les infirmières déjà en poste lors de la réforme de 2011 et qui avaient plus de 15 ans d’ancienneté. Tout dépend de l’option choisie. Pour celles qui ont fait le choix de la catégorie « sédentaire » avec un traitement légèrement revalorisé, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est fixé à 60 ans. Pour celles qui ont choisi de rester en catégorie « active », l’âge d’ouverture des droits à la retraite est de 57 ans. Quant aux infirmières qui avaient moins de 15 ans d’ancienneté en 2011 ou à celles recrutée après 2011, elles intègrent directement la catégorie « sédentaire ». Pour elles, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est donc fixé à 62 ans. Du coup, à terme, et au fil des départs à la retraite, le corps des infirmières de catégorie active est voué à disparaître. Pour toutes, pour partir à la retraite à taux plein, il faut avoir validé entre 167 et 172 trimestres soit jusqu’à 43 années. Dans les faits, il est de plus en plus difficile d’atteindre le nombre de trimestres requis à l’âge d’ouverture des droits à la retraite… Surtout pour les infirmières qui pourraient en principe partir dès 57 ans. Beaucoup partent quand même à la retraite sans avoir validé le nombre de trimestres exigé par la loi. Elles subissent alors ce qu’on appelle une décote, une baisse définitive de leur pension de retraite : -1,25 % par trimestre manquant. Au final, comme les autres agents de la Fonction publique hospitalière, toutes connaissent en général une baisse de 25 % à 30 % de revenus une fois à la retraite…
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
Une solution 100 % dédiée aux agents hospitaliers pour limiter la baisse de leurs revenus à la retraite.
Il existe quand même des solutions pour limiter cette baisse de revenus : la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) vous propose de cotiser pendant votre vie active pour vous constituer, pour demain, un complément de revenu, qui vous sera versé pendant toute votre vie une fois à la retraite. Proche des hospitaliers, car créée pour les hospitaliers ( le C.G.O.S en est l’association souscriptrice) depuis près de 60 ans, la CRH connaît vos besoins. C’est pourquoi elle vous propose même, au moment de votre départ à la retraite, de percevoir si vous le souhaitez tout ou partie de votre complémentaire retraite sous forme de capital . Vous pouvez en effet avoir besoin de cette somme pour accompagner votre changement de vie, faire des travaux ou même voyager !
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
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Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.