Quel est le salaire d’une infirmière ou d’un infirmier à l’hôpital ?
Les infirmières et les infirmiers diplômés d’État (IDE) sont des maillons essentiels au bon fonctionnement des établissements de santé en France. Ils constituent d’ailleurs l’un des corps de métiers les plus représentés avec 500 300 IDE, en 2024. Mais quel est le salaire d'une infirmière ou d'un infirmier dans la Fonction publique hospitalière ? Comment est calculée la rémunération ? Quelles primes peuvent s'ajouter au traitement de base ? Et quelles sont les possibilités d'évolution au cours de la carrière ? Voici ce qu'il faut savoir.
Comment est calculé le salaire d’une infirmière hospitalière ?
Dans la Fonction publique hospitalière, la rémunération repose sur une grille indiciaire propre à chaque corps de métier. Chaque grade comprend plusieurs échelons. À chaque échelon correspondent un indice brut et un indice majoré : ce dernier sert à calculer le traitement indiciaire.
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Après plusieurs années dans le secteur hospitalier, il est naturel de vouloir mieux anticiper la suite. Le PER du C.G.O.S est une solution intéressante pour préparer votre retraite, compléter vos futurs revenus et organiser votre épargne selon vos objectifs.
– Le salaire d’une infirmière hospitalière dépend du grade et de l’ancienneté : il débute autour de 1 945 € brut par mois au grade 1 et peut atteindre 3 579 € brut au dernier échelon du grade 2.
– De nombreuses primes complètent le traitement indiciaire, notamment le CTI, les indemnités de nuit, de dimanche et jours fériés, ainsi que les heures supplémentaires selon les conditions d’exercice.
– La rémunération peut évoluer grâce aux spécialisations et à l’encadrement : IADE, IBODE, IPA ou cadre de santé permettent d’accéder à de nouvelles responsabilités et à des grilles salariales plus élevées.
Au fil de sa carrière, l’agent hospitalier progresse dans les échelons en fonction de son ancienneté et bénéficie ainsi d’une augmentation progressive de sa rémunération.
Le traitement indiciaire constitue la base du salaire. À celui-ci peuvent s’ajouter différentes primes et indemnités selon les conditions d’exercice.
Quel est le salaire d’une infirmière en soins généraux à l’hôpital ?
Le salaire des infirmières ou infirmiers de grade 1 à l’hôpital
Au premier échelon de la grille indiciaire du grade 1, le salaire brut mensuel d’une infirmière ou d’un infirmier est de 1 944,50 euros. La durée de ce premier échelon est d’un an. Ensuite, au 2e échelon, les IDE perçoivent un salaire brut mensuel de 2 087,26 euros. Au 11e et dernier échelon de cette grille, le salaire brut s’élève à 3 337,64 euros.
Selon leur ancienneté et les postes vacants, les IDE peuvent passer au grade 2.
Le salaire des infirmières et infirmiers de grade 2
Après plusieurs années d’expérience et selon les possibilités d’avancement, les infirmières et infirmiers peuvent accéder au grade 2. La rémunération brute mensuelle varie alors de 2 102,03 € à 3 578,86 € selon l’échelon occupé.
Cette progression permet de valoriser l’expérience acquise au cours de la carrière hospitalière.
Quelles primes complètent le salaire d’une infirmière hospitalière ?
Le traitement indiciaire ne représente qu’une partie de la rémunération. Il est complété par différentes primes ou indemnités, définie par l’activité de l’IDE au sein de l’établissement public de santé.
Le complément de traitement indiciaire (CTI)
Mis en place dans le cadre du Ségur de la santé, le complément de traitement indiciaire (CTI) constitue une revalorisation salariale pérenne pour les professionnels hospitaliers. Il correspond à une augmentation mensuelle de 183 euros nets environ, versée automatiquement aux agents concernés.
Ce complément est intégré au traitement indiciaire, ce qui signifie qu’il est pris en compte dans le calcul de la retraite. Il vise à reconnaître l’engagement des personnels soignants et à améliorer leur pouvoir d’achat sur le long terme.
Les indemnités de nuit
Les infirmières et infirmiers qui exercent de nuit perçoivent des indemnités spécifiques venant s’ajouter à leur salaire de base. Dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2024, le travail de nuit du personnel soignant non médical dont font partie les infirmiers est désormais payé 25 % de plus qu’en journée.
Les indemnités de dimanche et jours fériés
Le travail effectué les dimanches et les jours fériés ouvre également droit à des compensations financières particulières. Le montant de l’indemnité forfaitaire pour travail les dimanches et jours fériés (IFTD) est fixé à 60 euros, toujours dans le cadre du PLFSS 2024. Cette indemnité est versée sur la base de 8 heures de travail effectif.
Les heures supplémentaires
Dans les établissements hospitaliers, des heures supplémentaires peuvent être réalisées en fonction des besoins du service et de l’organisation du travail. Elles sont encadrées par la réglementation et donnent lieu à une compensation.
Ces heures sont rémunérées ou récupérées sous forme de repos compensateur, selon les modalités définies dans l’établissement. Leur rémunération dépend notamment du nombre d’heures effectuées et des règles applicables dans la Fonction publique hospitalière.
Dans certains cas, les heures supplémentaires sont majorées, notamment lorsqu’elles sont réalisées de nuit, le dimanche ou les jours fériés. Elles constituent ainsi un complément de rémunération variable, qui dépend directement de l’activité et des contraintes du service.
Bon à savoir : Quel salaire net pour une infirmière ? Les montants qui figurent dans les grilles indiciaires correspondent à des salaires bruts. Le salaire net dépend notamment des cotisations sociales, des primes perçues et du temps de travail avec des éventuelles heures supplémentaires. Ainsi, deux infirmières occupant le même échelon peuvent percevoir une rémunération nette différente selon leurs conditions d’exercice.
Comment faire évoluer sa carrière d’infirmière et sa rémunération ?
Pour un agent hospitalier, passer aux échelons supérieurs ou au grade suivant ne sont pas les seuls moyens de gagner un salaire plus important. Les infirmières et infirmiers peuvent faire le choix d’une spécialité ou d’une autre fonction pour faire évoluer leur carrière et leurs compétences, mais aussi leur rémunération. Plusieurs voies sont possibles.
Devenir infirmière anesthésiste (IADE)
Après une expérience professionnelle (au minimum deux années à temps plein) et une formation spécialisée, les infirmières peuvent accéder au métier d’infirmière anesthésiste. Cette spécialisation s’accompagne d’une rémunération plus élevée et de responsabilités renforcées.
Par exemple, une IADE gagne entre 2 215,25 euros et 3 578,86 euros par mois au grade 1, puis entre 2 746,91 euros et 3 785,62 euros au grade 2 (source).
Devenir infirmière de bloc opératoire (IBODE)
Les infirmières de bloc opératoire exercent dans un environnement hautement technique. Cette spécialisation constitue une évolution de carrière recherchée par de nombreux professionnels. Pour information, une IBODE reçoit une rémunération comprise entre 2 318,63 euros et 3 578,86 euros par mois au grade 1, puis entre 2 746,91 euros et 3 785,62 euros au grade 2 (source).
Exercer comme infirmière en pratique avancée (IPA)
Après trois ans d’exercice et une formation de deux ans, l’IPA peut exécuter certains actes techniques habituellement réservés aux médecins. À noter que les grilles indiciaires des IPA sont les mêmes que celles des IADE.
Choisir des fonctions de management en devenant cadre de santé
Cette nouvelle orientation professionnelle est possible après quatre années d’expérience et une formation de 42 semaines dans un IFCS (Institut de Formation des Cadres de Santé). Un cadre de santé gagne un salaire mensuel brut entre 2 289,09 euros et 3 785,62 euros, selon la grille indiciaire en vigueur.
Bon à savoir : Les évolutions de carrière et les augmentations de salaire sont toujours intéressantes mais ne suffisent pas à préparer l’avenir sereinement. En effet, les agents de la Fonction publique hospitalière dont font partie les infirmières et les infirmiers subissent une perte de revenus de l’ordre de 25 à 30 % en moyenne à la retraite. Pour cette raison, il est conseillé de se constituer un complément de ressources pendant la vie active, avec un Plan Épargne Retraite individuel comme la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH).
Quel est le salaire d’une infirmière débutante dans la Fonction publique hospitalière ?
Une infirmière diplômée d’État (IDE) qui débute sa carrière dans la Fonction publique hospitalière perçoit un traitement brut mensuel d’environ 1 945 € au premier échelon du grade 1. À cette rémunération peuvent s’ajouter différentes primes et indemnités selon les conditions d’exercice.
Comment évolue le salaire d’une infirmière au cours de sa carrière ?
Le salaire progresse grâce aux changements d’échelon liés à l’ancienneté, mais aussi par l’accès au grade supérieur. Les spécialisations comme infirmière anesthésiste (IADE), infirmière de bloc opératoire (IBODE) ou infirmière en pratique avancée (IPA) permettent également d’accéder à une rémunération plus élevée.
Une infirmière hospitalière peut-elle devenir cadre de santé ?
Oui. Après plusieurs années d’expérience et une formation en Institut de formation des cadres de santé (IFCS), une infirmière peut accéder à des fonctions d’encadrement. Cette évolution s’accompagne d’une nouvelle grille indiciaire et d’une rémunération plus importante.
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Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.