Technicien biomédical hospitalier : il est au chevet des machines !
Même si les techniciens biomédicaux hospitaliers représentent moins de 1% des effectifs des agents hospitaliers (très loin des recrutements de soignants), ils font partie des maillons essentiels du fonctionnement de l’hôpital. Ils sont un peu considérés comme les « mécanos » de l’hôpital. Ils effectuent au quotidien la maintenance technique et s’assurent que les équipements biomédicaux fonctionnent de façon optimale pour la santé des patients. Leur formation : bac + 2 (BTS) ou bac +3. Dans la grille indiciaire, le corps des techniciens supérieurs comprend trois grades : technicien hospitalier, technicien supérieur hospitalier de 2e classe, technicien supérieur hospitalier de 1ère classe.
Missions du Technicien biomédical hospitalier
Dans le répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière, les techniciens biomédicaux hospitaliers interviennent quasiment dans toutes les familles de la nomenclature, à l’exception de la famille des « soins ». Des blocs opératoires aux laboratoires, ils agissent partout où se trouvent des appareils médicaux. Dans les hôpitaux, pour toutes les urgences matérielles, il faut s’adresser aux techniciens biomédicaux. Leur mission : secourir les machines en souffrance !
À l’hôpital, l’équipe de techniciens biomédicaux gère la maintenance de tous les équipements médicaux présents dans tous les services. Ce qui représente des milliers d’interventions par an. Car chaque jour apporte son lot d’incidents techniques. La plupart du temps, il s’agit de petites pannes vite résolues. Mais ils sont aussi chargés du contrôle technique des dispositifs médicaux. Défibrillateurs, électrocardiogrammes, respirateurs…
Leur rôle est d’ailleurs déterminant. Car une panne trop longue sur certaines machines peut avoir des répercussions graves et mettre en danger la vie des patients.
« Nous avons une vraie responsabilité », explique Serge, technicien biomédical dans un hôpital du Sud Ouest de la France, « c’est un métier où il faut faire preuve d’autonomie et de patience. Nous sommes les premiers interlocuteurs des soignants en cas de problème. Je me suis toujours dit qu’il fallait garantir le bon fonctionnement des machines pour assurer au mieux la sécurité des patients… » C’est le credo de tous les techniciens biomédicaux qui évoluent dans le monde complexe de l’hôpital.
Formation des techniciens biomédicaux de l’hôpital
Seulement un technicien biomédical sur dix en moyenne est une femme. Mais la profession se féminise peu à peu. La formation requise est généralement un Bac + 2 (profil BTS ou DUT Génie Electrique et informatique industrielle ou BTS Systèmes électroniques) ou un Bac +3 : DESTU maintenance biomédicale, DNTS en génie biomédical, DNTS en instrumentation et maintenances biomédicales.
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Les passerelles vers le métier de technicien biomédical
Le grade de technicien supérieur est aussi accessible par un concours externe aux titulaires d’un diplôme sanctionnant un premier cycle d’études supérieures, d’un titre ou diplôme homologué au niveau III ou d’une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles. Il est aussi accessible par concours interne aux fonctionnaires et agents publics comptant au moins quatre ans de services publics au 1er janvier de l’année au titre de laquelle est organisé le concours. Enfin un concours réservé est ouvert aux candidats justifiant de l’exercice, pendant une durée de quatre ans au moins, d’une ou de plusieurs activités professionnelles.
Rémunération des techniciens biomédicaux
Emploi de catégorie B, le corps des techniciens supérieurs comprend trois grades : technicien hospitalier, technicien supérieur hospitalier de 2ème classe, technicien supérieur hospitalier de 1ère classe.
Selon la grille indiciaire en vigueur, voici quelques exemples de rémunérations : pour un technicien supérieur hospitalier 1ère classe, la rémunération brute mensuelle, incluant une prime de technicité, est de 1822 euros au 1er échelon et de 2727 euros en fin de carrière. Pour un technicien hospitalier, la fourchette varie entre 1588 euros et 2333 euros.
Retraite d’un technicien biomédical hospitalier
Le technicien biomédical hospitalier est un agent hospitalier de catégorie « sédentaire » : l’âge minium requis du départ à la retraite est donc fixé à 62 ans et il doit avoir validé entre 167 et 172 trimestres d’assurance retraite pour obtenir le taux maximum de 75 % de son traitement sur les 6 derniers mois. En pratique, peu d’entre eux parviennent à valider le nombre de trimestres requis sur toute une vie. Voilà pourquoi, pour eux aussi, il est indispensable d’anticiper et de prévoir aujourd’hui un complément de revenus pour demain. C’est tout le sens des propositions faites par la Complémentaire Retraite des Hospitaliers dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice.
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