Infirmier et handicap : une carrière hospitalière est possible !
Votre situation de handicap ne doit pas être un frein à une carrière d’infirmière dans un établissement public de santé. Que vous soyez touchée par une maladie handicapante ou en situation de handicap avant votre formation ou pendant votre vie professionnelle, des solutions existent pour vous permettre de pratiquer votre métier comme les personnes valides. Tour d’horizon des possibilités.
Un état des lieux sur la Fonction publique hospitalière et le handicap
La loi renforce l’emploi des personnes en situation de handicap dans la Fonction publique
Depuis la loi du 11 février 2005, une obligation légale fixe à 6 % le pourcentage de travailleurs handicapés chez les employeurs publics, comme les hôpitaux. Ce texte a été depuis 2019 renforcé par de nombreuses avancées comme la création d’un référent handicap dans toutes les administrations, mais aussi la mise en place d’un dispositif de détachement et de promotion internes des fonctionnaires handicapés.
Le soignant / malade, une équation encore compliquée
Une étude en 2016 de la Fédération Hospitalière de France a montré que la présence de travailleurs handicapés correspondait plus à un maintien dans l’emploi qu’à un recrutement direct. Il apparaît que les professionnels de santé ne sont que peu sensibilisés aux notions de handicap au travail. Ils pensent en effet que cela est difficilement compatible avec les métiers du soin. Et ils ne sont pas les seuls : il existe aussi une certaine réticence de la part des acteurs de l’orientation, sans parler d’autocensure des personnes porteuses de handicap. De nombreuses préconisations ont été définies pour améliorer l’accueil des étudiants dans les instituts de formation (en particulier les IFSI). Que cela soit au niveau de l’accessibilité aux bâtiments, mais surtout par la sensibilisation à cette thématique auprès de tous les acteurs du recrutement et des équipes soignantes. Grâce à toutes ces actions, la Fonction publique hospitalière améliore petit à petit le taux de personnel en situation de handicap : de 5,34 % en 2014 à 5,48 % en 2020. À noter : la Fonction publique territoriale emploie 112 226 travailleurs handicapés soit 6,7 % de ses employés.
Préparer l’avenir ensemble
La retraite se prépare aussi à deux, surtout lorsqu’elle impacte les projets du foyer. Votre conjoint peut également adhérer au Plan Épargne Retraite du C.G.O.S et bénéficier des mêmes avantages pour construire sereinement les projets du foyer.
Comme pour toutes les IDE (infirmières diplômées d’État), il est nécessaire de postuler sur ParcourSup pour intégrer un IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Jusqu’à cette étape, il n’y a pas d’aménagement particulier en ce qui concerne les étudiants handicapés. En revanche, il est nécessaire de se voir délivrer une attestation par un médecin qui valide vos aptitudes physiques pour suivre les cours, en particulier les stages dans un établissement public de santé.
Des IFSI spécialisés pour les étudiants en situation de handicap
Les témoignages des étudiants infirmiers montrent qu’il est parfois nécessaire de postuler dans un IFSI spécialisé pour continuer à étudier sereinement.
L’IFSI de Nevers
Prenons l’exemple de celui de Nevers qui propose un accompagnement personnalisé par le référent handicap. Tout au long de ses études, il est possible de bénéficier d’aménagements comme plus de temps pour les épreuves d’évaluation, mais aussi une aide pour l’installation dans les salles d’examen. Bien sûr, les locaux sont adaptés pour les personnes dont la mobilité est réduite.
L’IFSI de Castelnau-le-Lez
Cet institut a été longtemps le seul en France à proposer aux étudiants présentant un handicap physique de se former au métier d’infirmier. Des formateurs expliquent les gestes adaptés pour compenser certains déficits physiques. C’est ainsi qu’Anne a pu trouver une solution pour pallier sa vision réduite : « me proposer de fermer un œil au moment où je pique, c’est simple mais cela m’a permis d’avancer dans mon apprentissage. Ce n’était plus possible dans le premier IFSI dans lequel j’étais entrée ». C’est un des atouts de cet institut : il est intégré au sein du Centre de rééducation et d’insertion professionnelle, qui est un établissement de formation pour les personnes reconnues en qualité de travailleurs handicapés.
Être infirmier en situation de handicap
Vous avez obtenu le diplôme d’État pour exercer votre métier d’infirmier alors que vous étiez en situation de handicap ou vous êtes devenu handicapé au cours de votre carrière suite à une maladie ou un accident ? Comment se passe votre vie professionnelle ? Qu’est-ce qui est prévu au sein de l’hôpital dans lequel vous travaillez ?
Des soignants qui connaissent mieux les difficultés des personnes handicapées
Qui mieux que les soignants handicapés connaissent les difficultés que vont rencontrer les patients , en particulier ceux qui se trouvent en situations de handicap ? Certaines infirmières développent des compétences particulières qui peuvent être indispensables dans un service d’urgence, comme la langue des signes des infirmières sourdes : comment faire, sinon, pour comprendre un patient sourd arrivé aux urgences et pouvoir le secourir ? Les soignants qui ont dû porter des attelles ou des corsets pour des raisons médicales, peuvent par exemple eux aussi aider à faire accepter plus facilement la contention à des malades : ils connaissent cette contrainte au quotidien et ont peut-être des informations à partager pour mieux la supporter. Leur expérience personnelle peut aussi être utile pour guider les parents sur l’attitude à adopter envers leur enfant lorsqu’il doit être appareillé (prothèse externes ou orthèse). Si tous les handicaps ne permettent pas d’exercer comme infirmier, si les recruteurs sont parfois frileux à ce sujet et s’il est vrai que certains handicaps sont des freins pour certaines pratiques professionnelles, il faut avoir à l’esprit que certains infirmiers handicapés ont aussi des atouts à faire valoir dans leur rapport au soin. Souvent, ces professionnels de santé en situation de handicap ont une grande empathie, et une attention particulière au soulagement de la douleur, par exemple. Ils sont aussi particulièrement sensibilisés à l’accueil des patients handicapés. Pourtant, actuellement, les infirmiers en situation de handicap rencontrent encore aujourd’hui des difficultés à trouver un emploi, alors même que la demande d’infirmiers et d’infirmières est forte. Il leur faut parfois des mois avant de trouver le poste qui conviendra à leur handicap (peut être en temps partiel ou dans un mode particulier d’exercice du métier d’infirmier en rapport avec leurs compétences et possibilités), dans lequel on les laissera « faire leurs preuves ». La réussite du projet tient à la fois à l’approche développée par les Ressources Humaines de l’établissement, de la bienveillance des collègues, et aussi de la personnalité du candidat.
Des soignants qui deviennent des personnes handicapées
Bien que les choses évoluent lentement, qu’il est encore aujourd’hui compliqué pour des étudiants handicapés de devenir infirmier, il est plus courant que des soignants se retrouvent au cours de leur carrière en situation de handicap. Dans ces situations, il existe des actions de reclassement, quand l’aménagement du poste de travail n’est pas suffisant. Cela permet à l’infirmier de poursuivre sa carrière au sein de l’hôpital après une période de Préparation au Reclassement (PPR).
Pour aller plus loin : Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique : www.fiphfp.fr
Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
Le plan épargne retraite est devenu au fil des ans le produit financier préféré des Français pour se constituer un complément de revenu au moment de la retraite. En 2025, ils étaient plus de 12,7 millions titulaires d’un PER. Il faut dire qu’il présente bien des avantages avec ses modalités de sortie et ses déductions fiscales. Mais de nombreux épargnants se posent une question : est-ce qu’il est possible d’ouvrir plusieurs PER ? Voici quelques éléments de réponse pour vous aider à faire un choix éclairé.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
Salaire d’un agent hospitalier : traitement indiciaire, primes et évolution de carrière
À l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de soins, les métiers sont extrêmement variés. Les agents hospitaliers sont les professionnels qui œuvrent quotidiennement dans l’intérêt des patients, de près ou de loin. Ils sont aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, agents de service ou encore agents administratifs. Comment leur rémunération est-elle calculée ? Voici un éclairage pour mieux comprendre les salaires des agents de la Fonction publique hospitalière.
Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ?
La rémunération d’un professeur des universités-praticien hospitalier est complexe. Elle comprend à la fois une part hospitalière, versée par l’établissement de soins, et une part universitaire qui correspond aux activités d’enseignement et de recherche. Il faut également y ajouter des primes et indemnités, qui varient selon l’organisation du travail. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que gagne réellement un PU-PH.
Quel est le salaire d’un aide-soignant à l’hôpital ou en Ehpad ?
Les aides-soignants occupent une place indispensable dans les établissements de santé, au plus près des patients. Salaire, grilles indiciaires et évolution de carrière : voici tout ce qu’il faut savoir sur le métier d’aide-soignant ou aide-soignante dans la Fonction publique hospitalière.
Les patients-experts et la pair-aidance : une autre manière d’appréhender la maladie
Et si l’expérience de la maladie devenait une compétence ? Les patients-experts et les pair-aidants sont de plus en plus présents dans le système de santé. Forts de leur vécu de la maladie, ils mettent leur expérience au service d’autres patients et des professionnels de santé. Ils contribuent aussi à faire évoluer les pratiques de soins. Explications.
La santé bucco-dentaire des Français : un enjeu de santé publique
La journée mondiale de la santé bucco-dentaire, le 20 mars, est l’occasion de faire le point sur les habitudes des Français en matière de santé dentaire. Si 43 % d’entre eux déclarent consulter leur chirurgien-dentiste chaque année, ils sont encore trop nombreux à renoncer à des soins dentaires (30 %). Pour lutter contre ce phénomène, les autorités sanitaires ont mis en place plusieurs dispositifs tout au long de la vie des Français. Explications.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.