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8 octobre 2025

Acheteurs hospitaliers : quand la santé dépend aussi des négociateurs

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Dispositifs médicaux, fournitures, instruments, médicaments, linge… Sans matériel ni prestations de services, l’hôpital ne pourrait tout simplement pas fonctionner ! Ainsi, les achats représentent un enjeu considérable pour la qualité des soins : une mission qui revient aux acheteurs hospitaliers. Ces agents assurent le choix des fournisseurs et des produits, pour répondre aux besoins des différents services et des patients. Comment les acheteurs parviennent-ils à garantir la qualité du matériel médical, tout en maîtrisant les budgets ? Explications et témoignage de deux acheteurs dans la Fonction publique hospitalière.

L’acheteur hospitalier assure des missions stratégiques et transversales

Répondre aux besoins de tous les services de l’hôpital

Dans un établissement hospitalier, les achats concernent l’ensemble des services, du soin à l’administration. En effet, les acheteurs sont chargés d’acquérir tous types d’équipements et produits : les médicaments, les instruments de chirurgie, les dispositifs non stériles, le linge ou encore les fournitures de bureau par exemple. Le plus souvent, un acheteur gère son propre portefeuille et se concentre sur un ou plusieurs types d’équipements bien définis. Il travaille sous l’autorité du responsable des achats, et en collaboration avec les professionnels de la logistique (qui assurent ensuite la gestion des stocks et les commandes). À lire aussi : Logistique hospitalière : des rouages invisibles qui sauvent des vies

Choisir les fournisseurs et les produits adéquats

Stéphanie, acheteuse chargée des dispositifs non stériles au sein d’un centre hospitalier en Alsace, explique : « Mon rôle est de trouver le bon produit pour chaque équipe, tout en respectant le budget alloué et les normes de qualité et de sécurité ». Pour cela, elle se déplace régulièrement dans les services afin d’évaluer les besoins des personnels de santé. « Je vérifie que les équipements déjà fournis conviennent toujours. Et lorsqu’il y a de nouvelles demandes, les agents peuvent me solliciter directement. » Stéphanie analyse ensuite le marché de manière précise afin de sélectionner les fournisseurs. « Notre métier intègre une forte dimension de prospection. C’est indispensable pour trouver des produits conformes aux normes de l’hôpital », ajoute Mathieu, également acheteur pour un établissement en Bretagne.

Bon à savoir : dans la Fonction publique hospitalière, le métier d’acheteur fait partie de la catégorie A. Il est assimilé au grade d’attaché d’administration hospitalière, avec un salaire mensuel de 1 944,50 euros brut au premier échelon (selon grille en vigueur).

La maîtrise du budget, un enjeu de taille pour les acheteurs hospitaliers

Le Plan d'Action Achat (PAA) : outil essentiel des acheteurs

L’une des missions d’un acheteur hospitalier consiste à concevoir un Plan d’Action Achat annuel pour son domaine de compétences. Cette feuille de route est systématiquement validée par le responsable des achats. Les objectifs : planifier et quantifier des actions d’achats, et assurer un suivi au cours de l’année. « C’est un véritable outil de pilotage et de performance, décrit Stéphanie. Cela nous permet d’évaluer l’efficacité de nos choix au regard du budget de l’hôpital. Et parfois, de réajuster certaines actions si nécessaire. »

Le Code de la commande publique est le texte de référence des acheteurs

En France, le métier d’acheteur hospitalier (et plus largement d’acheteur public) est régi par le Code de la commande publique (CCP). C’est ce texte qui impose aux agents de passer des marchés sans dépasser certains seuils, et selon diverses procédures. « Certains marchés nécessitent un appel d’offres, d’autres non », explique Mathieu. Par exemple : en dessous d’un montant de 40 000 euros hors taxes, les acheteurs ont la possibilité de passer des marchés sans mise en concurrence (selon l’article R2122-8 du CCP).

Bon à savoir : le Code de la commande publique demande également aux établissements publics et aux acheteurs de privilégier des « achats socialement et écologiquement responsables » (article L2111-3).

Une compétence indispensable : la négociation !

Selon Stéphanie, « il faut être curieux, rigoureux, mais aussi et surtout doué en relationnel et en négociation pour être un bon acheteur hospitalier ». En effet, discuter et conclure des contrats avec les prestataires et les fournisseurs fait partie du quotidien des acheteurs à l’hôpital. « Dans les situations ouvertes à la négociation, l’analyse des différentes propositions et les discussions permettent de bénéficier de tarifs moins élevés ou de conditions financières avantageuses. Cela peut aussi porter sur le service après-vente, les contrats de maintenance ou même les délais de livraison », poursuit Stéphanie. « L’important étant de trouver le meilleur rapport qualité/prix pour garantir la continuité des soins et respecter notre budget », conclut Mathieu.

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