Fonction publique hospitalière : combien de trimestres faut-il valider pour obtenir une pension de retraite maximale ?
Pour bénéficier d’un taux plein au moment de la liquidation de la retraite, il faut avoir validé un certain nombre de trimestres d’assurance, en plus d’une condition d’âge. Cette durée d’assurance à atteindre est fixée selon la date de naissance (et la nature de l’emploi, pour les agents hospitaliers). Explications.
Les conditions pour une retraite à taux plein
Rappel du calcul de la retraite à taux plein
Pour les salariés qui dépendent du régime général, la retraite de base à taux plein correspond à 50 % du salaire annuel moyen (à partir des 25 meilleures années de la carrière). Dans la Fonction publique hospitalière, la retraite de base est calculée selon la formule suivante : 75 % x (nombre de trimestres cotisés et bonifications/nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein) x traitement indiciaire. Pour bénéficier du taux plein, la durée d’assurance validée doit être égale au nombre minimum de trimestres requis.
Bon à savoir : au moins 2 ans de services effectifs en tant que fonctionnaire sont demandés pour prétendre à une pension de retraite de la Fonction publique.
Il est encore temps d’optimiser vos choix
Après plusieurs années dans le secteur hospitalier, il est naturel de vouloir mieux anticiper la suite. Le PER du C.G.O.S est une solution intéressante pour préparer votre retraite, compléter vos futurs revenus et organiser votre épargne selon vos objectifs.
Selon son année de naissance, ou pour les agents actifs l’année d’ouverture des droits à la retraite, il faut avoir validé entre 166 et 172 trimestres d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Et bien sûr, sous réserve d’avoir atteint l’âge d’ouverture des droits à la retraite. Dans le secteur privé, cet âge est fixé à 62 ans d’une manière générale. Dans la Fonction publique hospitalière, il est possible de partir dès 57 ans pour les agents dits « actifs » et à partir de 62 ans pour les agents « sédentaires ». Ces conditions s’appliquent à l’ensemble des agents hospitaliers : infirmières, administratifs, techniques, aides-soignantes, sages-femmes…
Nombre de trimestres requis pour la catégorie sédentaire de la Fonction publique hospitalière
Le nombre de trimestres pour toucher une retraite à taux plein dépend de l’année de naissance de l’agent (ou du salarié dans le secteur privé).
Année de naissance
Nombre de trimestres requis
1955, 1956, 1957
166
1958, 1959, 1960
167
1961, 1962, 1963
168
1964, 1965, 1966
169
1967, 1968, 1969
170
1970, 1971, 1972
171
À partir de 1973
172
Pour rappel, la catégorie sédentaire regroupe par défaut tous les métiers de la Fonction publique hospitalière qui ne font pas partie de la catégorie active.
Nombre de trimestres nécessaires pour la catégorie active de la Fonction publique hospitalière
Un emploi classé dans la catégorie active de la Fonction publique hospitalière présente « un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles ». Cela concerne certaines infirmières, les aides-soignants, les sages-femmes, les personnels paramédicaux et les assistantes sociales au contact direct des patients. Le nombre de trimestres à atteindre pour une retraite à taux plein est fixé selon l’année d’ouverture des droits à la retraite.
Année d’ouverture des droits à la retraite
Nombre de trimestres requis
2015, 2016, 2017
166
2018, 2019, 2020
167
2021, 2022, 2023
168
2024,2025, 2026
169
2027,2028, 2029
170
2030, 2031, 2032
171
À partir de 2033
172
Comprendre la notion de trimestres dans le calcul de la retraite
Les trimestres cotisés ou liquidables, qui représentent les trimestres travaillés (la durée de services effectifs dans le cas de la Fonction publique hospitalière).
Les trimestres assimilés ou temps d’inactivité sans cotisation à l’assurance retraite. Il peut s’agir de périodes de chômage, d’arrêts maladie prolongés ou de congés maternité par exemple.
Les trimestres validés qui comptent dans la durée d’assurance, et dont le nombre doit atteindre le minimum requis pour obtenir une retraite à taux plein.
Pour les agents hospitaliers, toute fraction de trimestre égale ou supérieure à 45 jours compte pour un trimestre entier dans la durée d’assurance. Il est possible de valider jusqu’à 4 trimestres par an. Et tout compte : les services correspondent aux périodes de travail accomplies en tant que fonctionnaire titulaire ou stagiaire.
Dans le cas du temps partiel, chaque année travaillée vaut 4 trimestres pour la durée d’assurance, quel que soit le temps de travail hebdomadaire. Un temps partiel accordé « sur autorisation » est en revanche pris en compte au prorata du temps de travail dans le nombre de trimestres rémunérés.
Les bonifications
Dans la Fonction publique hospitalière, la durée d’assurance comprend également des bonifications : des trimestres supplémentaires qui s’ajoutent « gratuitement » aux années de services et qui permettent de toucher une meilleure retraite. Il existe par exemple des bonifications pour les parents (père ou mère) ayant interrompu leur activité afin d’élever un enfant né avant le 1er janvier 2004.
Que se passe-t-il si le nombre de trimestres validés n’est pas suffisant ?
Si le nombre de trimestres requis est insuffisant mais que l’âge minimum est bien atteint, le taux de liquidation de la pension est réduit (1, 25 % par trimestres manquants) proportionnellement au nombre de trimestres manquants (plafonné à 20 trimestres). C’est ce que l’on appelle une décote. Et cela se produit de plus en plus souvent dans la Fonction publique hospitalière : de nombreux agents partent à la retraite sans avoir validé le nombre de trimestres exigé par la loi. Le montant de leur pension est donc diminué. D’où l’importance d’anticiper avec une solution retraite qui compenserait en partie la chute des revenus à la retraite, comme la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, conçue par et pour les agents.
Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.
Le plan épargne retraite est devenu au fil des ans le produit financier préféré des Français pour se constituer un complément de revenu au moment de la retraite. En 2025, ils étaient plus de 12,7 millions titulaires d’un PER. Il faut dire qu’il présente bien des avantages avec ses modalités de sortie et ses déductions fiscales. Mais de nombreux épargnants se posent une question : est-ce qu’il est possible d’ouvrir plusieurs PER ? Voici quelques éléments de réponse pour vous aider à faire un choix éclairé.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
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Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.