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27 décembre 2021

Tout savoir sur le métier d’accompagnant éducatif et social (AES) : formation, missions, aptitudes et salaire

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L’accompagnant éducatif et social (AES) exerce une profession auprès d’une population qui connaît un manque d’autonomie (enfant, adulte ,personne âgée), quelle qu’en soit l’origine ou la nature. L’AES prend en compte toutes ces difficultés et permet à la personne aidée d’être « actrice de son propre projet de vie », comme le rappelle le Ministère des Solidarités et de la Santé. Ce n’est pas un métier comme les autres, mais il revêt une importance particulière au sein d’un établissement de soins. Comment devient-on AES ? Quelle carrière peut-on espérer lorsque l’on choisit cette profession ?

métier accompagnant éducatif et social AES

L’accompagnant éducatif et social, une aide indispensable au quotidien

L’AES peut intervenir dans des lieux de vie différents, selon la spécialité choisie lors de sa formation diplômante. Ce métier implique un investissement important auprès d’une personne en perte d’autonomie, avec toujours un grand professionnalisme.

Accompagnement de la vie à domicile

Privilégier le maintien à domicile des personnes âgées reste depuis les années 60 une volonté de tous les gouvernements qui se sont succédé. Mise en place de nouvelles formations, adaptation de l’habitat au vieillissement… : les exemples des initiatives dans ce sens sont nombreux, pour que les personnes à mobilité réduite puissent continuer à vivre chez elles.

Accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire

Dans ce cas, qui concerne cette fois les enfants, il s’agit surtout de faire en sorte que ceux-ci aient une vie la plus normale possible, « ordinaire », alors qu’ils rencontrent de nombreux obstacles dans leur quotidien, à l'école, dans leurs activités culturelles ou dans leur vie sociale. Les AES interviennent le plus souvent dans des structures d’accueil de la petite enfance ou dans les établissements d’enseignement.

Accompagnement de la vie en structure collective

Les AES peuvent aussi exercer leur métier dans les structures qui reçoivent les personnes âgées ou handicapées : il peut s’agir d’Ehpad, d’Unités de Soins Longue Durée (USLD) ou encore les Instituts Médico-Educatifs (IME). Les missions de l’AES dans ce type d’établissement consistent à :

  • l’aide à l’acquisition, au développement ou au maintien des capacités par le biais d’activités collectives ou individuelles à l’aide d’outils et de supports adaptés ;
  • la gestion des budgets d’activités ;
  • l’encadrement du groupe lors des activités intérieures ou extérieures ;
  • la participation à des réunions d’expression.

L’AES intervient dans tous ces différents lieux, pour simplifier la vie de la personne en difficultés.

Quelle formation pour devenir AES ?

Les missions des AES sont essentielles pour les personnes dont ils ont la charge. Elles nécessitent des qualités comme l’empathie, mais aussi une formation sur plusieurs années, pour répondre aux attentes et aux demandes spécifiques des aidés. Des enseignements sont possibles dès la 3ème avec des CAP ou des TP. Il existe aussi des bacs pros. Explications.

Les formations initiales possibles pour passer le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAED)

  • La MC AD (Mention Complémentaire Aide à domicile) est un diplôme professionnel qui se prépare en un an en formation initiale (scolaire ou apprentissage). Il est également envisageable de l’obtenir en VAE (validation des acquis de l’expérience).

Il existe aussi des formations niveau CAP :

  • le CAP(Certificat d’Aptitude Professionnelle) assistant technique en milieux familial et collectif ;
  • le TP (titre professionnel) assistant de vie aux familles.

Et enfin, des bacs professionnels :

  • accompagnement, soins et services à la personne option A à domicile (ASSP) ;
  • accompagnement, soins et services à la personne option B en structure (ASSP) ;
  • services aux personnes et aux territoires (SAPAT).

Le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAED)

Les diplômes d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et celui d’aide médico-psychologique (DEAMP) ont été réunis en un seul diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social. Cette nouvelle formation comporte les 3 spécialités évoquées ci-dessus. Une autre nouveauté : la création d’un diplôme Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), que l’on appelait auparavant les Auxiliaires de vie scolaire.

Le concours pour suivre la formation d’accompagnant éducatif et social

Pour suivre la formation AES, il est nécessaire de passer un concours d’entrée, même sans qualification.

Les épreuves consistent en :

  • une évaluation écrite qui dure 1h30 et qui porte sur dix questions d’actualité sanitaire et sociale ;
  • un entretien individuel sur une durée de 30 mn pour mieux connaître les motivations du candidat ainsi que son parcours professionnel.

Si le candidat n’a pas obtenu la note de 10/20 à l’écrit, il ne peut pas se présenter à l’oral. La préparation à ce concours est indispensable en suivant l’actualité du secteur mais aussi les annales du DEAED : elles ne sont pas nombreuses car le diplôme existe depuis janvier 2016.

À noter que les titulaires d’un bac pro ASSP (Accompagnement, soins et service à la personne) sont dispensés de l’épreuve écrite.

Comment se déroule la formation pour devenir AES ?

Il s’agit d’une formation longue, puisqu’elle comporte 525 heures d’enseignement théorique et 147 heures de spécialité. Et pour la formation pratique , il faut compter 840 heures. Elle peut être organisée sur une période de 9 à 24 mois.

De nombreuses rencontres sont proposées avec les professionnels selon la spécialité choisie. Cela permet de comprendre toutes les problématiques liées, en écoutant toutes les parties prenantes comme les parents, mais aussi les personnes accompagnées elles-mêmes. L’intérêt de ces rencontres est aussi de bien connaître la place et le rôle de ces professionnels, pour mieux répondre aux attentes des personnes à aider.

Léna, en formation d’AES nous en dit plus ! Après avoir obtenu un bac professionnel SAPAT (Services aux Personnes et aux Territoires), elle a eu l’opportunité de prodiguer de l’aide à domicile auprès d’une personne vieillissante, lors d’un job d’été. Cela lui a beaucoup plu et elle a décidé de se diriger vers cette carrière. « C’est une formation qui me plaît, parce que les personnes que l’on accompagne lors de nos stages nous apportent énormément sur tous les plans, que ce soit intellectuel, culturel, ou en matière de communication ». Aujourd’hui, une fois le diplôme obtenu, elle doit être employée dans un Ehpad où elle pense que son « travail se situe toujours entre l’éducatif et le soin. Et surtout, contrairement à ce que l’on peut penser, la vie est toujours là ! Il faut qu’il y ait de la joie, que ce soit animé. Et quand on reçoit des remerciements, on sait pourquoi on a choisi ce métier ! »

Le salaire des AES et les évolutions de carrière

Le salaire de l’AES

Au début de sa carrière, le salaire brut est d’environ 1 600 € pour progresser jusqu’à 2 141 €.

Les évolutions de carrière de l’AES

Il est possible d’évoluer vers le métier d’assistant de soins en gérontologie. Un AES peut également devenir technicien supérieur dans le domaine du maintien à domicile, par le biais d’un DUT «aide et assistance pour le monitoring et le maintien à domicile ».

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