Retraite d’un infirmier hospitalier : âge de départ et pension
Pour une infirmière hospitalière, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est aujourd’hui soit de 57 ans, soit de 60 ans, soit de 62 ans. Tout dépend de l’option choisie lors de la réforme de 2011. Toutes celles qui avaient au moins 15 ans d’ancienneté ont dû choisir entre : devenir des fonctionnaires de catégorie A (« sédentaires ») avec une légère revalorisation du salaire mais une ouverture des droits à la retraite à 60 ans, ou bien rester des fonctionnaires de catégorie B (« actifs ») et avec un départ à la retraite plus tôt que d’autres, à partir de 57 ans. En revanche, les infirmières qui avaient moins de 15 ans d’ancienneté en 2011 ou les infirmières nouvellement diplômées intègrent directement la catégorie A (« sédentaire ») et partiront désormais toutes à la retraite à partir de 62 ans.
Pour les infirmières et infirmiers hospitaliers, les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein varient selon différents facteurs. Le montant de la pension est aussi établi au cas par cas, même si la formule de calcul est la même pour tous les agents. Catégorie d’emploi, nombre de trimestres, et baisse de revenus : voici tout ce qu’il faut savoir sur la retraite d’un infirmier hospitalier.
Résumé
– L’âge de départ à la retraite d’un infirmier hospitalier dépend de sa catégorie : il varie de 57 à 59 ans en catégorie active et jusqu’à 64 ans en catégorie sédentaire, selon l’année de naissance.
– La pension de base est calculée par la CNRACL sur le traitement indiciaire des six derniers mois, avec 167 à 172 trimestres nécessaires pour obtenir le taux plein ; un départ trop anticipé peut entraîner une décote.
– La baisse de revenus à la retraite peut atteindre 25 à 30 % en moyenne, notamment parce que les primes sont peu prises en compte ; un PER, comme celui du C.G.O.S, peut permettre de constituer un complément de revenus.
Tableau récapitulatif de la retraite des infirmiers hospitaliers
La retraite d’un infirmier hospitalier dépend de plusieurs paramètres tels que l’année de naissance et la catégorie d’emploi. Ce tableau présente quelques exemples.
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Quel est l’âge de départ à la retraite d’un infirmier hospitalier ?
Des âges de départ variables pour les infirmiers
Pour les infirmières, l’âge légal de départ à la retraite en Fonction publique hospitalière varie de 57 ans à 64 ans. Cela dépend de l’année de naissance de l’agent, comme pour les autres fonctionnaires hospitaliers. Mais dans le cas du métier d’infirmier, un autre critère pèse dans la balance : la catégorie active ou sédentaire.
Pourquoi existe-t-il plusieurs âges de départ à la retraite pour les infirmiers hospitaliers ?
Jusqu’en 2011, toutes les infirmières hospitalières exerçaient leur emploi en catégorie B, dite « active ». Ce statut unique leur permettait de partir à la retraite plus tôt que les fonctionnaires « sédentaires » (catégorie A).
Avec la réforme de 2011, les infirmières qui totalisaient au moins 15 ans de service dans la Fonction publique hospitalière ont dû faire un choix :
Soit changer de catégorie et opter pour la catégorie A (catégorie « sédentaire »), avec une légère revalorisation du salaire mais aussi un départ à la retraite plus tardif ;
Ou bien rester fonctionnaire de catégorie B (catégorie active) avec l’avantage de continuer à bénéficier d’une ouverture anticipée des droits à la retraite.
Désormais, les infirmières nouvellement diplômées n’ont plus le choix. Elles entrent dans la profession directement comme fonctionnaires de catégorie A, dans la catégorie « sédentaire ».
Calcul de la retraite d’un infirmier hospitalier
Comment la retraite de base est-elle calculée ?
Pour les retraites de la Fonction publique hospitalière, le calcul de la pension de retraite de base à taux plein est le suivant : 75 % x (nombre de trimestres cotisés et bonifications/nombre de trimestres d’assurance requis pour le taux plein) x traitement indiciaire des 6 derniers mois.
Il s’agit de la même formule pour tous les agents du secteur public qui relèvent du régime de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL). Cela inclut donc les infirmières et infirmiers qui travaillent à l’hôpital ou dans d’autres établissements publics de santé.
À noter : Les agents hospitaliers cotisent à plusieurs régimes de retraite. En plus de la pension de base versée par la CNRACL, ils ont droit à la retraite complémentaire d’un fonctionnaire (Rafp).
Les trimestres d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein
Les infirmières, comme les autres fonctionnaires, doivent valider une certaine durée d’assurance comprise entre 167 et 172 trimestres. Il s’agit d’une autre condition que l’âge pour avoir une pension de retraite à taux plein. Cette durée d’assurance, exprimée en trimestres de services, est variable selon l’année de naissance de l’agent.
Par exemple :
169 trimestres de services pour une infirmière de catégorie active (B) née en 1967, et 172 trimestres en catégorie sédentaire ;
172 trimestres pour une infirmière de catégorie sédentaire (A) née après 1969.
Bon à savoir : Si l’agent de la FPH part à la retraite en anticipé, c’est-à-dire sans avoir réuni les trimestres nécessaires au taux plein, sa retraite subit une décote. Cette décote correspond à une baisse du montant de la pension, calculée selon le nombre de trimestres manquants.
D’autres critères à prendre en compte : les bonifications et majorations
Le montant d’une pension de retraite est variable d’un agent hospitalier à l’autre, car il dépend d’autres critères que le seul traitement indiciaire. La situation familiale entre aussi en ligne de compte.
Des bonifications sous forme de trimestres supplémentaires sont attribuées en cas d’interruption de carrière de minimum deux mois à la naissance d’un enfant (né avant 2004).
Dans le cas d’un enfant né après 2004 et d’une interruption de carrière de six mois, on parle de majorations.
Montant de la pension : pourquoi les revenus d’un infirmier baissent-ils à la retraite ?
Traitement indiciaire d’une infirmière
Il existe deux grilles indiciaires pour les infirmières hospitalières en soins généraux : IDE grade 1 et IDE grade 2. Ainsi, le salaire brut mensuel d’une infirmière diplômée d’État (IDE) en soins généraux peut atteindre 3 337,64 euros en fin de carrière (dernier échelon du grade 1) voire 3 578,86 euros (au dernier échelon du grade 2). C’est ce traitement indiciaire (la part fixe du salaire) qui est pris en compte dans le calcul de la pension de retraite de base.
À noter que la rémunération est plus élevée pour une infirmière qui accède à des fonctions d’encadrement ou à une spécialité car la grille indiciaire change. C’est le cas pour une IPA (infirmière en pratique avancée) ou une IBODE (infirmière de bloc opératoire), par exemple).
Les primes : des compléments partiellement pris en compte dans la retraite
Une infirmière du secteur public peut toucher différentes primes, qui constituent une part variable de la rémunération. Ces primes sont très importantes, mais elles ne sont que partiellement prises en compte dans le calcul de la retraite. Cela explique pourquoi les revenus d’un agent hospitalier diminuent de 25 à 30 % en moyenne au moment de la retraite. Bien sûr, en cas de décote, la pension est également réduite.
Infirmier hospitalier : comment préparer la retraite ?
Le Plan Épargne Retraite, une solution pour préparer l’avenir sereinement
S’assurer un revenu complémentaire en vue de la retraite est une décision judicieuse pour une infirmière ou un infirmier de la FPH. Le PER du C.G.O.S, créé par et pour les agents hospitaliers, permet de préparer l’avenir sereinement et en fonction de son budget. Une infirmière peut choisir le taux de cotisation mensuelle : une somme correspondant à 2,5 %, 3,5 %, 4,5 % ou 5,5 % de son salaire brut. Elle a également la possibilité de modifier ce taux de cotisation à tout moment si elle le souhaite. À la retraite, elle dispose ensuite de plusieurs possibilités pour récupérer son épargne :
Un capital versé en une ou plusieurs fois ;
Une rente trimestrielle ;
Un mix des deux solutions.
Des économies d’impôts grâce au PER
Souscrire à un PER, c’est aussi profiter d’avantages concrets dès la vie active. Une infirmière peut ainsi réaliser des économies d’impôts tous les ans en déduisant ses cotisations mensuelles de son revenu net global (selon réglementation fiscale en vigueur).
Les questions que vous vous posez
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
Quel est l’âge légal de départ à la retraite pour un infirmier hospitalier ?
Pour un infirmier hospitalier, l’âge légal de départ à la retraite se situe entre 57 ans et 64 ans. Cela dépend de la catégorie active ou sédentaire, et de l’année de naissance de l’agent. En général, les infirmiers qui ont souhaité conserver la catégorie active peuvent partir plus tôt.
Les infirmières hospitalières recrutées aujourd’hui pourront-elles partir à 57 ans ?
Non. Les infirmières hospitalières recrutées depuis 2011 sont systématiquement intégrées à la catégorie sédentaire. Cela signifie que l’âge légal est un peu plus tardif que pour celles restées dans la catégorie active : à partir de 62 ans.
Quel est le salaire net d’une infirmière en fin de carrière ?
Une infirmière en soins généraux gagne un salaire brut mensuel de 3 578,86 € au dernier échelon de la grille du grade 2. Son salaire net est ensuite calculé en retirant les cotisations, ce qui correspond environ à une rémunération nette mensuelle de 2840,53 €. Mais à noter que sa rémunération peut être plus importante si elle a choisi une spécialisation ou une fonction d’encadrement.
Plafond du PER : comment optimiser sa déduction fiscale ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant d'un avantage fiscal pendant la vie active. Les versements effectués sur le contrat peuvent, sous certaines conditions, être déduits du revenu imposable. Pour cela, chaque épargnant dispose d'un plafond qui indique les sommes prises en compte tous les ans. Explications.
Déduction fiscale du PER : comment réduire ses impôts grâce au plan d’épargne retraite ?
Quand on travaille à l’hôpital, on pense rarement à sa retraite au début de sa carrière. Pourtant, entre les primes, les gardes ou les heures de nuit, beaucoup d’agents hospitaliers constatent une baisse de revenus importante une fois à la retraite : de 25 à 30 % en moyenne.
Le plan d’épargne retraite (PER) permet justement d’anticiper cette situation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : réduire ses impôts pendant la vie active. Pour les infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou praticiens hospitaliers, ce dispositif peut devenir un véritable outil pour préparer l’avenir plus sereinement.
Le plan épargne retraite est devenu au fil des ans le produit financier préféré des Français pour se constituer un complément de revenu au moment de la retraite. En 2025, ils étaient plus de 12,7 millions titulaires d’un PER. Il faut dire qu’il présente bien des avantages avec ses modalités de sortie et ses déductions fiscales. Mais de nombreux épargnants se posent une question : est-ce qu’il est possible d’ouvrir plusieurs PER ? Voici quelques éléments de réponse pour vous aider à faire un choix éclairé.
La retraite est souvent perçue comme une étape lointaine, particulièrement en début ou en milieu de carrière. Pourtant, anticiper cette période est essentiel pour préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Et en particulier pour les agents hospitaliers : le départ à la retraite s’accompagne d’une baisse des ressources financières, estimée de 25 à 30 % des revenus perçus. Le Plan Épargne Retraite (PER) constitue aujourd’hui l’un des principaux outils pour préparer sa retraite à long terme.
Ouvrir un PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Le PER (Plan Épargne Retraite) est devenu, depuis la loi PACTE, le produit d’épargne de référence. En effet, les Français cherchent de plus en plus à compléter leur future pension, d’autant que la pérennité du système de retraite par répartition fait l’objet de débats. Avant d’ouvrir un PER, il est indispensable de connaître certaines informations et de répondre à des questions incontournables.
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Quel est le salaire d’un PU-PH (professeur des universités-praticien hospitalier) ?
La rémunération d’un professeur des universités-praticien hospitalier est complexe. Elle comprend à la fois une part hospitalière, versée par l’établissement de soins, et une part universitaire qui correspond aux activités d’enseignement et de recherche. Il faut également y ajouter des primes et indemnités, qui varient selon l’organisation du travail. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que gagne réellement un PU-PH.
Quel est le salaire d’un praticien hospitalier (PH) ?
La rémunération d’un praticien hospitalier varie selon différents paramètres. Un praticien peut en effet être permanent ou contractuel, exercer à temps plein ou à temps partiel, ou encore pratiquer une activité libérale complémentaire. Quelle est la grille indiciaire des praticiens hospitaliers, et quelles sont les principales primes et indemnités ? Voici tous les éléments à connaître pour calculer le salaire d’un praticien hospitalier.
Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.