Comment prendre une retraite anticipée dans la Fonction publique hospitalière ?

date de publication 17 juin 2019

Les agents hospitaliers du secteur public peuvent prétendre à une retraite anticipée dans 5 cas : pour « carrière longue » (à condition d’avoir validé un nombre de trimestres requis), en cas de maladie (leur pathologie les empêche de remplir leur mission), pour handicap (départ possible à 55 ans en cas d’incapacité permanente), pour la prise en charge d’un enfant handicapé (80 % d’incapacité permanente pour l’enfant) ou pour avoir élevé au moins 3 enfants (dispositif en voie de disparition). Dans tous les cas, ceux qui partent de façon anticipée auront besoin de moyens pour financer leur vie de demain. Or on sait qu’en général, les agents hospitaliers perdent actuellement déjà entre 25 % et 30 % de leurs revenus au moment de leur départ à la retraite. Pour compenser cette baisse, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice) vous permet de cotiser pendant votre vie professionnelle pour vous assurer un un revenu de retraite complémentaire qui sera forcément utile le moment.

Retraite anticipée Fonction publique hospitalière

Dans la Fonction publique hospitalière, l’âge minimum d’ouverture des droits est fixé soit à 57 ans (catégorie active), soit à 62 ans (catégorie sédentaire).

Dans les faits, des dispositifs permettent de partir à la retraite plus tôt.

La retraite anticipée au titre de la carrière longue (RACL) avant 60 ans ou à 60 ans.

Elle a été instaurée par la réforme des retraites de 2003. L’objectif est de permettre à ceux qui ont commencé à travailler jeune (et qui ont validé un nombre de trimestres requis pour éviter la décote) de partir avant l’âge légal de départ. Initialement conçue pour les assurés ayant démarré leur vie professionnelle avant 16 ans, la retraite anticipée au titre de la carrière longue a été élargie en 2010 à ceux ayant débuté avant 17 ans, puis avant 20 ans par un décret de 2012. Pour en bénéficier, il faut impérativement avoir validé au moins 5 trimestres à la fin de votre 16ème, 17ème ou 20ème anniversaire.

La retraite anticipée pour raisons de santé

Elle n’est ouverte qu’aux titulaires de la Fonction publique. Il faut pouvoir justifier d’au moins 15 ans de services effectifs et être atteint d’une infirmité ou d’une maladie incurable en lien avec son activité professionnelle et plaçant l’agent « dans l’impossibilité d’exercer une quelconque profession ».

La retraite anticipée au titre du handicap

Le fonctionnaire handicapé qui justifie d’une incapacité permanente d’au moins 80 % peut partir à la retraite dès 55 ans. Il faut noter qu’il s’agit des fonctionnaires dont les facultés ne leur permettent plus d’obtenir ou de garder un emploi. Il peut s’agir d’un problème qui touche les fonctions physiques, les organes sensoriels, les facultés mentales ou bien les capacités psychiques de l’intéressé.

La retraite anticipée des pères ou mères d’un enfant présentant une incapacité permanente d’au moins 80%

S’il n’existe pas d’âge minimum de départ, le père ou la mère doit justifier d’au moins 15 ans de service. Par ailleurs, il doit avoir interrompu ou réduit son activité professionnelle pour s’occuper de l’enfant. Enfin, si l’agent hospitalier a pris soin de l’enfant handicapé de son conjoint pendant au moins neuf ans, il peut également partir plus tôt à la retraite.

La retraite anticipée pour avoir élevé trois enfants

Ce dispositif est supprimé. Cependant, à condition de justifier de 15 ans de services dans la Fonction publique avant le 1er janvier 2012, les agents hospitaliers (pères et mères) ayant eu au moins trois enfants, peuvent partir en retraite anticipée, quel que soit leur âge, sous réserve d’avoir interrompu leur travail pendant au moins 2 mois continus à l’arrivée de chacun de leurs enfants. Ce dispositif ayant été supprimé en 2012, est donc en voie d’extinction.

Attention à la chute des revenus au moment du départ à la retraite

Au moment du départ en retraite, et comme vous le savez, les hospitaliers subissent une chute de revenus non négligeable, puisqu’elle se situe autour de 25 à 30%  dans le meilleur des cas. Pour limiter cette baisse de revenus, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers s’appuie sur les valeurs de solidarité portées depuis de nombreuses années par le C.G.O.S. et vous propose de cotiser selon vos possibilités financières pendant la vie active pour vous constituer des revenus complémentaires pour la retraite. Renseignez-vous pour découvrir tous ses avantages (dont la possibilité de faire des économies sur vos impôts chaque année !)

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