Fonction publique hospitalière : des inégalités hommes-femmes pour les pensions de retraite

En moyenne, en France, les femmes perçoivent une retraite 41 % inférieure à celles des hommes. C’est ce que montrent les derniers chiffres du Ministère des Solidarités et de la Santé, dans l’étude Les retraités et les retraites publiée en juin 2020. Et même si les grilles de salaires sont identiques dans le secteur public pour les personnels hospitaliers féminins et masculins, il existe aussi une différence pour les retraités de la Fonction publique hospitalière. Cet écart s’explique notamment par des différences de durée de carrière. Cela implique pour les femmes une vraie nécessité de prendre les devants pour se constituer un complément de revenus pour la retraite.

Pourquoi des pensions de retraite moins élevées chez les femmes que chez les hommes ?

Tous régimes confondus, le montant moyen de la pension d’un retraité français était de 1 504 euros brut en 2018, selon l’étude Les Retraités et les retraites. Pour les retraités de la Fonction publique hospitalière dont la durée hebdomadaire de travail était d’au minimum 28 heures, la pension moyenne est de 1 579 € (source Rapport annuel sur l’état de la Fonction publique, édition 2019). Et dans la FPH aussi, il existe une disparité entre les pensions des femmes et celles perçues par les hommes : les premières touchent une retraite mensuelle moyenne brute de 1 557 euros, et les hommes 1 647 euros. Cet écart financier, de 10 % en moyenne, peut être plus important selon les catégories.

Pour les retraités qui exerçaient en catégorie A par exemple, il est de 18 %, soit près de 400 euros. Cela impacte forcément sérieusement la qualité de vie au quotidien des retraitées. Surtout lorsqu’elles ne peuvent compter sur la pension d’un conjoint pour compléter le revenu du foyer.

Cette différence s’explique par plusieurs facteurs. En premier lieu, les carrières féminines n’évoluent pas aussi vite que celles de leurs homologues masculins, en particulier en raison des congés maternité et/ou des congés parentaux. Mais également à cause du temps partiel. En effet, 25% des agents hospitaliers – essentiellement des femmes - exercent en temps partiel. Résultat : des carrières « moins favorables et moins souvent complètes » selon la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), et une pension moins élevée, même si, par ailleurs, les femmes partent à la retraite plus tard que les hommes (à 62 ans et 5 mois en moyenne). Une « double peine », en quelque sorte, pour certaines d’entre-elles…

Se préparer pendant la vie active une épargne retraite pour amoindrir les inégalités de pension à la retraite

Encadrante de blanchisserie en région parisienne, Eglantine est bien consciente de cette inégalité. À 43 ans, elle est affiliée à la CRH depuis plusieurs années : « j’ai commencé à cotiser il y a 5 ans pour préparer un complément de revenus pour ma retraite, explique-t-elle. C’est une décision que j’ai prise à un tournant de ma vie personnelle, quand je me suis séparée de mon conjoint. J’ai pensé que c’était important de préparer la suite, au plus tôt ». Les séparations ou les divorces peuvent en effet avoir des conséquences financières à la retraite aussi, et il est préférable d’anticiper. « Je préfère compter sur moi-même, et m’assurer dès maintenant une belle retraite », sourit Eglantine.

A chacun de prendre soin de son avenir. Les femmes, dans la Fonction publique hospitalière doivent encore plus que les autres y être attentives, surtout celles qui travaillent à temps partiel.

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