L’agent de Restauration en EHPAD : un métier indispensable pour le respect des régimes spéciaux des résidents

date de publication 17 octobre 2019

Le travail d’un agent de restauration collective en EHPAD est souvent sous-estimé. Car il ne s’agit pas seulement d’assembler des plats déjà préparés, comme dans les cantines scolaires ou les restaurants d’entreprise. L’agent polyvalent en restauration collective a une contrainte supplémentaire : il doit impérativement respecter le régime particulier de chaque résident, prescrit par le médecin ou le diététicien.

Agent de Restauration en EHPAD

Le métier d'agent de restauration en EHPAD

Travailler en cuisine, savoir assembler des préparations simples, les mettre en forme, tout en respectant les régimes prescrits par les médecins : c’est le quotidien d’un agent de restauration en EHPAD. Il gère aussi l’approvisionnement.

A ceux qui douteraient encore de l’intérêt de son métier, Christiane, 58 ans, agent de restauration dans un EHPAD des Bouches-du-Rhône prévient : « Pour certains, la cuisine en collectivité semble ne pas être de la « vraie cuisine » : pourtant, c'est intéressant car il faut malgré tout s'adapter à chacun en fonction de ce qu'il peut manger, ne pas manger, de ce dont il souffre… Contrairement à ce qu'on peut penser, la cuisine peut aussi avoir du goût à l'hôpital ! » Christiane veille scrupuleusement au régime de chaque résident, prescrit par le médecin : « Je n’ai pas le droit à l’erreur », dit-elle encore. Car si la cuisine est collective, elle doit savoir s’adapter aux spécificités de chacun. « C’est beaucoup de temps passé sur chaque menu », explique Christiane.

L’agent de restauration et d’hôtellerie appartient au corps des personnels ouvriers hospitaliers

En EHPAD, l’agent de restauration doit également savoir travailler et s'organiser au sein d'une équipe de cuisine collective et industrielle, mais aussi avec les autres services de l'établissement, notamment les services de logistique, des achats, et même les services de soins : « il peut y avoir des imprévus : si les résidents ne sont pas prêts pour midi pile parce que les aides-soignantes ont été débordées, il faut savoir s’adapter, prioriser et gérer ce qu’on appelle les « coups de feu » en décalé, comme dans les restaurants… » raconte encore Christiane avec enthousiasme, « et tant pis si on gagne pas des fortunes ! » L’agent de restauration et d’hôtellerie appartient au corps des personnels ouvriers hospitaliers. Selon la grille indiciaire, son salaire brut se situe environ à 1640 euros en début de carrière. De son côté, Christiane perçoit un peu plus de 2000 euros, à quelques années de son départ à la retraite.

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