En 2015, les ergothérapeutes ont dû choisir entre le maintien en catégorie B (actifs) et le reclassement en catégorie A (sédentaires). A partir de cette même date, tous ceux qui sont arrivés en poste ont été directement intégrés en catégorie A. Pour les premiers (actifs), l’âge d’ouverture des droits à la retraite est de 57 ans, pour les autres (sédentaires), il est de 62 ans. Pour toutes les catégories, le calcul de la pension de retraite est identique : il faut avoir validé un nombre minimum de trimestres d’assurance retraite, pour obtenir le taux plein de 75 % du traitement de base sur les 6 derniers mois. Seul problème : il est de plus en plus difficile d’atteindre le nombre de trimestres exigé. Les ergothérapeutes, comme les autres agents hospitaliers, sont donc confrontés à de fortes chutes de revenus au moment du départ à la retraite.
L'ergothérapeute intervient à l’hôpital auprès des personnes (enfants, adultes, personnes âgées) qui ont perdu leur autonomie à la suite d'un accident, d'un traumatisme, d'une maladie ou d'une dégénérescence due à l'âge. Depuis le décret du 21 août 2015, les ergothérapeutes titulaires de la fonction publique hospitalière sont intégrés en catégorie A (catégorie « sédentaire »). Mais ceux qui étaient déjà en poste à cette datelà ont eu à exercer, s’ils le souhaitaient, un droit d’option : ils ont choisi soit de rester en catégorie B (catégorie « actif »), soit d’accepter le reclassement en catégorie A (« sédentaire ») avec une légère revalorisation de leur traitement. Voilà pourquoi, d’un ergothérapeute à l’autre, l’âge d’ouverture des droits à la retraite varie. Il est soit de 57 ans pour ceux qui ont choisi de rester en catégorie B (« actif »), soit de 62 ans, pour ceux qui sont en catégorie A (« sédentaire »).
Donc à terme, quand tous ceux qui ont choisi de rester en catégorie B en 2015 seront partis à la retraite, il n’y aura plus d’ergothérapeutes en catégorie B et tous partiront à la retraite à partir de 62 ans.
Pour un ergothérapeute, la retraite est calculée sur la base de 75 % du traitement de base sur ses 6 derniers mois
Comme tous les agents de la Fonction publique hospitalière, un ergothérapeute doit avoir validé entre 167 et 172 trimestres pour partir à la retraite à taux plein. La pension de retraite d’un ergothérapeute est calculée comme pour tous les autres agents hospitaliers. Il percevra doncau maximum 75 % de son traitement brut calculé sur les 6 derniers mois.
Voici la formule de calcul :
Nombre de trimestres de services et bonifications | ||
75% x |
|
x traitement indiciaire (sur les 6 derniers mois) |
Nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein | ||
Prenons un exemple d’un ergothérapeute de classe normale (il existe un second grade, ergothérapeute de classe supérieure) :
Selon la grille indiciaire en vigueur, il perçoit en fin de carrière 2877 euros (indice majoré 614). Imaginons qu’il ait bien validé 167 trimestres sur les 167 requis.
Le montant de sa pension sera donc égal à :
75% x 167/167 x 2877 = 2157 euros.
Un taux plein de plus en plus difficile à atteindre pour les ergothérapeutes
Le problème, c’est qu’il est de plus en plus difficile de parvenir, en fin de carrière, à valider le nombre de trimestres requis. Si notre l’ergothérapeute de l'exemple ci-dessus n’avait validé par exemple que 140 trimestres (ce qui est déjà beaucoup sur toute une vie active !), le montant de sa pension serait égale à :
75 % x 140/167 x 2877 = 1808 euros
soit une perte sèche de 37 % par rapport à son dernier traitement.
Voilà pourquoi, pour les ergothérapeutes comme pour les autres agents hospitaliers, il est indispensable de prévoir aujourd’hui des revenus complémentaires pour demain. C’est précisément ce que vous propose la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice : une solution simple souple et sûre pour vous assurer un avenir plus serein.