Hospitaliers : existe-t-il des inégalités hommes-femmes au niveau de la retraite ?

date de publication 24 octobre 2019

Selon le dernier rapport sur les inégalités de retraite hommes/femmes (DREE/juin 2019), les femmes perçoivent en moyenne près de 38 % de pension en moins par rapport aux hommes : 1072 euros mensuels de pension de droits directs pour les femmes contre 1740 euros pour les hommes. Un écart dû aux différences de salaires pendant la vie active et aux évolutions de carrière ralenties par les congés de maternité et parentaux. Reste à savoir si la prochaine réforme des retraites de 2020 saura réduire cette inégalité hommes / femmes. Parmi les pistes envisagées : augmenter la pension de retraite des femmes dès le 1er enfant, contrairement au système actuel où ce n’est le cas qu’après le 3ème enfant.

inégalités hommes femmes à la retraite

Parmi les retraités résidant en France, la pension de droit direct des femmes est inférieure d'environ 42 % à celle des hommes

Selon le rapport « Les Retraités et les retraites », publié en juin 2019 par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), les femmes touchent en moyenne en France 1123 euros de pension brute. C'est 41,9 % de moins (hors réversion) que les hommes qui perçoivent 1933 euros . Cette différence n'a quasiment pas évolué en un an. Les raisons de ce « grand écart » de pensions ? La différence de salaire qui existait déjà entre les hommes et les femmes quand ils travaillaient, et les évolutions de carrières ralenties par les congés maternité et parentaux.


En effet, le calcul du montant de la retraite de base se fait sur le temps et la durée totale des périodes travaillées. Le choix du temps partiel subi ou choisi impacte donc sur le montant de la retraite. Tout, comme il est bon de rappeler qu’il n’y a pas de cotisation retraite quand on est en congé parental.


Ancienne infirmière aujourd’hui à la retraite, Noémie avait fait le choix, quand elle était jeune maman, de travailler à temps partiel pour rester au maximum auprès de ses enfants en bas-âge. Aujourd’hui, Noémie perçoit une pension de retraite très faible, et elle regrette de n’avoir pas davantage cotisé à temps plein : « J’ai une toute petite retraite qui m’empêche de vivre dans des conditions normales », dit-elle avec inquiétude, « et je n’ai même pas pu bénéficier de la réversion de mon compagnon quand il est décédé, puisque nous n’étions pas mariés… » Le principe de la réversion est simple : le conjoint survivant reçoit une partie de la pension de retraite que son conjoint décédé percevait ou aurait pu percevoir. Seul problème pour Noémie : il est réservé aux couples mariés et ce n’était pas son cas.

70% des personnes qui touchent le minimum vieillesse sont des femmes

La situation de Noémie n’est pas isolée. Elle se confirme sur le plan national : 70% des personnes qui touchent le minimum vieillesse sont des femmes. Au-delà de 65 ans, les femmes ont un niveau de vie inférieur de 14% à celui des hommes (source DREES). Des discussions sont engagées pour tenter de corriger cette injustice dans la réforme des retraites, prévue pour 2020. La nouvelle loi pourrait notamment prévoir cet ajustement : une hausse de la retraite dès le 1er enfant, contrairement au système actuel où ce n’est le cas qu’après le troisième enfant.

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