Nouveau métier d'infirmière en pratique avancée (IPA): les premières diplômées sortiront de formation en 2020

date de publication 18 février 2019

Un nouveau métier à l’hôpital, cela n’arrive pas tous les jours ! C’est pourtant chose faite depuis un décret de juillet 2018, 5000 infirmières en pratique avancée (IPA) devraient exercer d’ici à 2020. Elles disposeront de compétences élargies par rapport à celles des infirmiers/infirmières diplômé(e)s d’État: ils /elles réaliseront des actes réservés habituellement aux médecins, comme la prescription d’examens complémentaires ou le renouvellement de certaines prescriptions médicales. Les premières formations (master IPA sur deux ans) ont démarré à la rentrée de septembre 2018.

infirmière en pratique avancée nouveau métier à l'hôpital

Renouveler des ordonnances ou prescrire certains actes médicaux : ces pratiques étaient jusqu’à présent réservées exclusivement aux médecins. Ce n’est plus le cas désormais . Dans quelques mois, les infirmiers de pratique avancée (IPA) pourront s’en charger, sous certaines conditions.
Prévu par l'article 119 de la « loi Santé » de 2016, ce nouveau métier de santé, intermédiaire entre le médico-social, le paramédical et le médical, est devenu officiel après la publication d’un décret du 18 juillet 2018. Ce statut ouvre aux infirmiers diplômés d'Etat des perspectives de carrière inédites, au sein d'une équipe de soins, dans un établissement de santé.
Car ces nouveaux infirmiers de pratique avancée auront des compétences étendues : ils pourront effectuer certains actes techniques, par exemple des prélèvements de sang par ponction artérielle, jusqu’alors réservés aux médecins. Ils pourront aussi prescrire certains examens biologiques et même renouveler des prescriptions médicales. L’IPA pourra aussi suivre des patients chroniques stabilisés.

Le médecin garde la responsabilité du diagnostic mais il peut déléguer à l’IPA

Dans un premier temps, selon le décret, les IPA ne seront pas compétents dans tous les domaines. Ils pourront exercer en soins ambulatoires ou en établissements, en oncologie et hémato-oncologie et pour prendre en charge des patients souffrant de maladie rénale chronique. Ils seront également sollicités pour les pathologies chroniques stabilisées, comme les AVC, la maladie d’Alzheimer, l’épilepsie, ou la maladie de Parkinson. La philosophie du projet est simple : pour l’organisation des soins, le médecin garde la responsabilité ultime du diagnostic, mais il choisit de déléguer certaines de ses attributions à l'infirmier/l’infirmière en pratique avancée.

Infirmière en pratique avancée : 2 ans de formation en plus

Depuis la rentrée de septembre 2018, des centaines d'infirmiers ont donc débuté leur master "infirmier en pratique avancée" (IPA), en formation initiale, en formation professionnelle continue, ou encore par la VAE. La durée de cette formation est de 4 semestres, soit 2 ans supplémentaires par rapport aux études initiales d’infirmier.
Autre condition : pour exercer, l'infirmier ayant obtenu son master devra justifier de trois années au moins d'exercice en équivalent temps plein de la profession d'infirmier.
D’ici à 2022, 5000 de ces professionnels de santé (sur les 600.000 infirmiers existants en France) devraient être opérationnels.

Il est encore trop tôt pour dire quelle sera la grille indiciaire et le statut de cette nouvelle profession. On peut supposer qu’ils appartiendront à la catégorie « active » comme les autres infirmiers, et donc que pour eux aussi l’âge d’ouverture des droits à la retraite devrait être fixé à 62 ans.

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