Retraite de la Fonction publique hospitalière: anticiper une perte de revenus programmée

date de publication 2 mai 2019

Pour un agent de la Fonction publique hospitalière, la baisse de revenus à la retraite se situe en général entre 25 et 30% de son dernier revenu comme actif : en effet, les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite de base. Par ailleurs, le nombre de trimestres requis (entre 167 et 172 trimestres) pour partir à taux plein (75% du traitement calculé sur les 6 derniers mois) est de plus difficile à atteindre. 172 trimestres, c’est 43 ans de vie active ! Ceux qui veulent partir malgré tout à la retraite sans avoir validé le nombre de trimestre requis subiront une décote définitive sur le montant de la pension à taux plein : une baisse de 1,25% par trimestre manquant dans la limite de 20 trimestres. 10 trimestres en moins conduit donc à une baisse de pension de 12,5% ! La pension de retraite des hospitaliers est donc directement impactée par ces mesures. Dans le même temps, à la retraite, certains coûts augmentent, notamment les mutuelles de santé pour les seniors. Par ailleurs, à la retraite, on est de plus en plus souvent sollicité financièrement pour aider son entourage : les enfants (qui s’assument de plus en plus tardivement, faute de travail stable), mais aussi les parents qui vivent de plus en plus longtemps avec l’augmentation de l’espérance de vie. Le risque de ne pas faire face, le moment venu, est réel. Voilà pourquoi il faut anticiper pendant sa carrière professionnelle et se constituer un complément de revenus pour demain : c’est ce que propose la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice.

Retraite de la Fonction publique hospitalière: anticiper une perte de revenus

Pour les agents hospitaliers, le calcul (actuellement en vigueur) de la pension de retraite de base correspond à 75% du traitement indiciaire brut sur les 6 derniers mois, à condition d’avoir validé entre 167 et 172 trimestres au cours de sa carrière. La baisse de revenus au moment du départ à la retraite sera généralement pour eux de 25 à 30%. Les raisons sont multiples.

D’abord, dans le calcul de la retraite de base, les primes ne sont quasiment pas prises en compte. Ensuite, il est de plus en plus difficile d’atteindre le nombre de trimestres requis (par exemple 173 trimestres, cela correspond à 43 ans de vie active). Ceux qui partent malgré tout à la retraite, même s’ils n’ont pas validé le nombre de trimestres exigé, subissent une décote définitive de leur pension : -1,25% par trimestre manquant. C’est particulièrement vrai pour les femmes, dont le parcours professionnel est souvent soumis à des interruptions ou à des aménagements du temps de travail pour s’occuper des enfants. Pour elles, la baisse des revenus à la retraite est un enjeu encore plus sensible et les personnes travaillant à temps partiel n’en ont pas toujours conscience.

Future réforme des retraites 2019

Pour les agents de la Fonction publique hospitalière, l’explication de la baisse de revenus à la retraite est aussi à rechercher dans la réforme des retraites de 2003 : cette loi a indexé l’augmentation des pensions sur l’évolution des prix et non plus sur celle des salaires. Or certaines dépenses vont aussi augmenter quand vous serez à la retraite. En effet, si les dépenses de santé pèsent 2,% du revenu disponible des 26-44 ans, elles représentent 6,6% des dépenses pour les plus de 75 ans. Les mutuelles complémentaires en tiennent compte et augmentent leurs tarifs pour les séniors.

Trop de seniors finissent par renoncer à se soigner pour des raisons financières. Par ailleurs, ils sont amenés, de plus en plus, à aider leurs proches : leurs enfants qui peinent à trouver un travail durable et tardent à percevoir des revenus stables, ou leurs propres parents qui, grâce à l’augmentation de l’espérance de vie, vivent de plus en plus longtemps et ont parfois besoin d’être aidés financièrement.


Voilà pourquoi il est si important de prendre les devants pendant qu’on est en activité et d’épargner, à titre individuel, pour s’assurer un complément de revenu au moment du départ à la retraite. C’est ce que propose la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice. Créée il y a 55 ans par des hospitaliers pour les hospitaliers, elle prend en compte évidemment les spécificités des métiers hospitaliers et s’y adapte, pour vous permettre à tous les agents, quels que soient leurs niveaux de revenus, de cotiser plus facilement pendant leur vie professionnelle, afin de percevoir demain ce complément de revenu qui sera certainement nécessaire Voilà pourquoi il est important de préparer sa retraite pendant la vie professionnelle, pour prendre soin de son avenir .

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