Infirmière/infirmier en centre de rééducation-réadaptation : quelles sont les particularités de ce métier ?
Les infirmières Diplômées d’État (IDE) peuvent exercer dans de nombreux lieux et établissements de soins publics, notamment les centres de rééducation ou de réadaptation fonctionnelle. Dans ce cas, elles endossent un rôle bien spécifique auprès de patients en situation de handicap temporaire ou définitive : le soin bien sûr, mais aussi un accompagnement sur le long terme et une aide à la réinsertion. Explications.
Le rôle de l’infirmière ou de l’infirmier en rééducation-réadaptation
Exercer auprès des personnes en situation de handicap temporaire ou définitive
L’infirmière qui exerce en centre de rééducation ou réadaptation travaille auprès d’un public bien spécifique : les personnes en situation de handicap, qu’il soit congénital ou résultant d’un accident ou d’une maladie, ou bien encore lié au vieillissement. Les patients qu’elle prend en charge peuvent avoir subi un AVC, une amputation, être atteints de la maladie de Parkinson, ou d’autres affections comme les cardiopathies et la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). « Je suis par exemple amenée à soigner les plaies et à faire les pansements de personnes diabétiques qui ont été amputées d’un membre » explique Claire, infirmière dans un centre de réadaptation fonctionnelle.
Bon à savoir : quelle différence entre rééducation et réadaptation ?
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La rééducation permet de retrouver des capacités fonctionnelles : l’usage d’un bras ou d’une jambe par exemple. La réadaptation vise à s’adapter à une nouvelle situation, comme en cas de paralysie ou d’amputation.
Au-delà des soins infirmiers qui consistent à appliquer les prescriptions du médecin et administrer des traitements, l’infirmière en structure de rééducation ou réadaptation doit aussi rassurer et informer le patient et son entourage. « Il s’agit d’une partie importante du quotidien, et l’aspect relationnel prend encore plus de place que dans le milieu hospitalier où je travaillais avant » ajoute Claire. Dans son métier, elle participe également au retour des patients dans leur milieu familial et professionnel, en veillant à leur qualité de vie.
Le centre de rééducation : un lieu d’exercice bien différent de l’hôpital
Dans les centres de rééducation ou de réadaptation fonctionnelle (CRF ou CRRF), les patients restent généralement plus longtemps qu’à l’hôpital : il s’agit d’une autre spécificité de la profession d’infirmier dans ces structures. « Forcément, nous développons des liens particuliers car nous suivons les patients et leur évolution sur de plus longues périodes. Là aussi, cela implique beaucoup de compétences relationnelles et c’est d’ailleurs un aspect qui me plait particulièrement dans ce métier : nous sentons vraiment que nous sommes là pour les accompagner à un moment délicat de leur vie, où il faut réapprendre, remettre en question beaucoup de choses » précise Claire.
Une autre caractéristique de la profession d’infirmière en centre de rééducation ou réadaptation réside dans le fait de travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Les structures de rééducation font ainsi appel à plusieurs spécialités : kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, mais également les assistants de service social, pour organiser le retour à domicile, par exemple.
Comment devenir infirmière en rééducation-réadaptation ?
Formation ou DU (Diplôme Universitaire) de Soins infirmiers en rééducation-réadaptation
Pour une infirmière, exercer dans une structure de rééducation ou de réadaptation demande des compétences précises, acquises au cours d’une formation complémentaire, pour en appréhender toutes les approches. Ainsi, le DU de Soins infirmiers en rééducation-réadaptation est accessible aux Infirmiers Diplômés d’État (IDE) qui souhaitent faire évoluer leurs pratiques. Réparti en 4 périodes sur plusieurs mois, le contenu du diplôme permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour accompagner des personnes en situations de handicap. Les enseignements théoriques concernent autant les soins infirmiers que les aspects psychologiques et sociaux du métier. Le DU n’est pas la seule voie pour travailler en centre de rééducation ou de réadaptation : les infirmières peuvent aussi se renseigner auprès d’instituts de formation qui proposent des sessions spécifiques à cette profession et à ce lieu d’exercice (avec financement par un OPCA ou Organisme Paritaire Collecteur Agréé). Un moyen d’évoluer dans sa pratique professionnelle, pour rechercher un quotidien un peu différent.
Bon à savoir : les agents de la Fonction publique hospitalière peuvent bénéficier de congés de formation via l’ANFH, Agence Nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier. Il s’agit de l’OPCA de la Fonction publique hospitalière.
Salaire d’une infirmière en rééducation-réadaptation
Contrairement à d’autres spécialités du métier d’infirmière, l’infirmière en centre de rééducation ou de réadaptation ne bénéficie pas d’une grille indiciaire distincte dans la Fonction publique hospitalière. Son salaire brut mensuel est celui d’une IDE, soit 1 891,51 euros au premier échelon jusqu’à 3 264,07 euros au dernier échelon (pour une infirmière de grade 1, selon la grille en vigueur).
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Le Plan Epargne Retraite du C.G.O.S correspond au contrat d’assurance vie de groupe ayant pour objet la couverture d’engagements de retraite supplémentaire dénommé “Complémentaire Retraite des Hospitaliers”. Ce contrat d’épargne retraite, dédié aux hospitaliers et à leur famille, est souscrit par le C.G.O.S auprès d’Allianz Retraite et prend la forme d’un PER individuel. Ses modalités de fonctionnement sont définies dans la Notice d’information.