Témoignages d’aides-soignantes : quelles évolutions vers d’autres métiers de la Fonction publique hospitalière ?

date de publication 15 octobre 2020

Dans la Fonction publique hospitalière, la formation continue tient une place importante. Comme d’autres agents hospitaliers, les aides-soignants peuvent profiter de ces dispositifs pour faire évoluer leur carrière, opter pour la reconversion ou acquérir d’autres compétences. Pour compléter notre article consacré aux perspectives d’évolution pour les aides-soignants, nous avons rencontré Adeline, Marie-Laure et Asmaa.

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À 28 ans, Adeline est devenue IDE : « une évolution logique dans ma carrière »

Aide-soignante pendant 7 ans dans un centre hospitalier en région parisienne, Adeline a profité des opportunités liées à la Formation professionnelle continue (FPC) pour préparer son diplôme d’infirmière. « Je n’étais d’ailleurs pas la seule aide-soignante à l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), et j’ai pu partager mon expérience avec d’autres agents hospitaliers », explique-t-elle. La formation est accessible aux aides-soignants : il faut savoir que 33 % des places en IFSI sont réservées aux candidats en formation continue. Pour Adeline, ce changement de statut était « une évolution logique » dans sa carrière. Et aussi dans sa rémunération, puisqu’elle passe d’un salaire mensuel brut de 1 616,68 € à 1 827,55 €. A terme, elle envisage de devenir cadre de santé, ce qui lui permettra d’évoluer encore dans ses responsabilités et sa grille de salaire (pour avoir demains des conditions de vie plus confortables).

Marie-Laure, 45 ans, est désormais secrétaire médicale

Même si elle aime toujours être au contact des patients, c’est une toute autre profession qu’a choisie Marie-Laure. L’ancienne aide-soignante s’est formée au métier de secrétaire médicale. Elle dépend maintenant du corps des assistants médico-administratifs (AMA), un métier en catégorie B de la filière administrative. Cet emploi est « moins exigeant physiquement », et il lui permet aussi de préparer plus sereinement sa retraite, avec un meilleur salaire. Elle perçoit en effet un salaire de 2 019,68 € brut, soit près de 200 euros de plus que son dernier salaire comme aide-soignante (1 883,78 €).

Ancienne aide-soignante, Asmaa se prépare à devenir psychomotricienne

À 35 ans, Asmaa est aide-soignante depuis 10 ans dans un établissement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD). Elle vient d’entamer sa formation en IFP (Institut de Formation de Psychomotricien) dans le cadre du congé de formation professionnelle (CFP). Son objectif : continuer à travailler pour le bien-être des personnes âgées, mais cette fois dans un rôle différent… et avec une rémunération différente. Une fois diplômée, elle pourra ainsi percevoir un salaire à partir de 1 827,55 € brut, au lieu des 1 644,79 € actuels. Même si sa propre retraite lui paraît encore loin, Asmaa compte bien la préparer plus tôt que ses parents, pour pouvoir en profiter vraiment !

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