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Métiers & carrières

Métier d’infirmière dans la Fonction publique hospitalière

Tout savoir sur le métier d’infirmier et d'infirmière dans la Fonction publique hospitalière

De la formation à la retraite, nous vous donnons toutes les informations sur le métier d’infirmière. Loin d’une carrière sans perspective, vous pouvez évoluer en fonction de vos attentes grâce à des spécialisations possibles tout au long de votre vie professionnelle.

Comment devenir infirmier ou infirmière ?

Vous êtes encore au lycée et vous aimeriez devenir infirmière ? Une formation existe en passant par ParcourSup. Mais vous êtes peut-être déjà un agent de la Fonction publique hospitalière et souhaitez faire évoluer votre carrière vers ce métier ? Il existe aussi d’autres possibilités pour vous permettre de réaliser vos vœux, en formation continue, par exemple.

ParcourSup pour intégrer un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI).

Si vous êtes lycéen ou étudiant en cours de réorientation, vous devez vous inscrire par le biais de la plateforme Parcoursup. Il y a près de 350 IFSI sur l’ensemble du territoire français : ils sont réunis à l’échelle d’une académie ou d’une université. Sachez que chaque regroupement correspond à un vœu et vous avez droit à 5 regroupements, donc 5 vœux ! Il est important de ne formuler des vœux que pour les instituts qui vous intéressent.

Trois années de formation dans un IFSI

Vous ne serez pas étonné d’apprendre que le métier d’infirmière nécessite un niveau de technicité que vous ne pourrez acquérir qu’au bout de trois années de formation, une fois le concours d’entrée réussi. Il existe plus de 350 Instituts de Formations en Soins Infirmiers sur le territoire français. Vous allez partager votre temps entre des cours théoriques et des stages pour les enseignements cliniques.

Réorienter sa carrière de professionnel de santé pour devenir infirmier ou infirmière

Tous les soignants d’un établissement public de santé peuvent aussi faire évoluer leur carrière vers la profession d’infirmière. Dans les faits, cela concerne essentiellement :

Un concours spécifique existe pour les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture.

Le personnel hospitalier détenant un diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) ou un diplôme d’auxiliaire de puériculture (DEAD) a la possibilité de devenir infirmière grâce à la formation continue. Des conditions sont tout de même requises :

  • justifier de trois ans d’activité à temps plein ;
  • réussir le concours de formation professionnelle continue ou FPC.

Ce concours consiste en deux épreuves. La première est un entretien oral et la seconde se compose de deux examens écrits. Vous devez répondre à des questions de culture générale puis à des problèmes mathématiques.
Une fois que vous avez réussi ce concours, vous pouvez intégrer un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), pour trois années de formation, pour obtenir votre diplôme d’État.

Pour les sages-femmes : un parcours différent pour devenir infirmières

Elles sont moins nombreuses que les aides-soignantes, mais elles peuvent aussi décider de changer de carrière en devenant infirmière. Les conditions d’accès à ce métier sont différentes et elles peuvent même être exemptées de formation dans certains cas :

  • si elles ont réalisé un stage à temps plein de 5 semaines en soins infirmiers ;
  • si elles ont validé les unités d’enseignements « Raisonnement et démarche clinique infirmière », lors de leur parcours de formation par exemple ;
  • si elles ont remis un travail personnel écrit de 15 à 20 pages sur une problématique du métier d’infirmière.

C’est l’article 48 de l’arrêté du 31 juillet 2009, modifié en 2018 qui stipule ces conditions d’accès.

La reconversion est aussi possible pour les personnes qui n’exercent pas dans le soin sur concours

Vous pouvez aussi décider sur le tard, alors que vous avez déjà une vie professionnelle derrière vous (dans la fonction publique hospitalière par exemple), de rejoindre les équipes soignantes dans la Fonction publique hospitalière.

Vous ne pouvez pas vous inscrire au concours IFSI par le biais de ParcourSup ? Il est quand même possible de passer une épreuve de sélection pour (re)commencer vos études. Le concours FPC (Formation Professionnelle Continue) Infirmier est accessible si vous justifiez d’un minimum de trois années d’une activité professionnelle. Qu’importe ce que vous avez fait avant : vous avez la possibilité de postuler pour vous orienter vers une nouvelle carrière, qui correspond mieux à vos aspirations et qui peut donner un nouveau sens à votre travail.
Il n’est pas nécessaire de rappeler que les offres d’emploi sont très nombreuses et que vous n’aurez aucune difficulté à trouver une place dans un des établissements publics de santé en France...

En quoi consiste le métier d’infirmier ou infirmière à l'hôpital ?

L’infirmière est un rouage indispensable à la dispense des soins aux patients au sein des établissements publics de santé (hôpitaux, EHPAD, …), mais elle joue aussi un rôle très important auprès de leurs proches. Être infirmière, c’est surtout travailler dans une équipe pluridisciplinaire et en particulier avec son binôme privilégié : l’aide-soignante.

Travailler en équipe

Le travail d’une infirmière s’inscrit dans une dynamique d’une équipe au sein d’un service. Si vous aimez le travail en solitaire, sans rendre de compte à personne, évitez le métier d’infirmière. En effet, la coordination entre les différents soignants et les intervenants paramédicaux est indispensable pour que le patient reçoive les meilleurs soins possibles.
Aussi, plusieurs facteurs rendent indispensables la cohésion et la technicité d’une équipe du personnel médical, selon la Haute Autorité de la Santé (HAS) :

  • l’augmentation de la complexité et de la spécialisation des soins ;
  • la hausse des comorbidités ;
  • la croissance des malades chroniques.

Tout au long de sa carrière professionnelle, l’infirmière suit des formations pour accomplir son travail dans de bonnes conditions et avec des nouvelles compétences. Il peut s’agir d’un diplôme universitaire « cancérologie d’un sujet âgé » ou encore « évaluation de la qualité et de la sécurité des soins », par exemple.

Le « rôle propre » de l'infirmier ou infirmière

Si le travail collectif est incontournable, l’infirmière a quand même une certaine autonomie. C’est ce que l’on appelle le « rôle propre » de l’infirmière. Ses missions sont énumérées dans l’article R4311-5 du Code de Santé Publique. Il peut s’agir aussi bien de l’alimentation par sonde gastrique, que des soins et surveillance d’un patient sous dialyse rénale ou péritonéale.

Toutes ces actions peuvent être accomplies sous la seule responsabilité de l’infirmière qui peut demander la collaboration d’un aide-soignant, le cas échéant. L’ensemble des 42 actes sont répertoriés dans l’article du CSP, et montrent l’autonomie dont dispose ce professionnel pour accomplir son travail.

Les spécialisations possibles pour les infirmiers et infirmières

Un des grands atouts du métier d’infirmière est la possibilité de se spécialiser pour orienter sa carrière professionnelle. Vous avez particulièrement aimé travailler dans un bloc opératoire lors d’un stage ? Vous pouvez devenir un soignant spécialisé grâce au métier d’infirmier de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE).

Si vous préférez le contact des enfants, devenez infirmière puéricultrice diplômée d’Etat (IPDE). D’autres infirmières qui apprécient particulièrement le travail en anesthésie-réanimation peuvent évoluer vers un poste d’IADE (infirmière en anesthésie-réanimation).

Et connaissez-vous l’IPA ? Depuis 2016 et la loi sur la modernisation du système de santé, une nouvelle évolution est possible pour les infirmières. L’IPA, ou Infirmière en Pratique Avancée, va occuper une place particulière au sein de l’équipe pluridisciplinaire avec une approche multidimensionnelle, différente des soins. C’est une véritable opportunité d’évolution sur le plan professionnel mais aussi salarial, puisqu’il permet depuis le 12 mars 2020 aux infirmiers, via l’évolution vers la Pratique Avancée, d’accéder au corps des d’auxiliaires médicaux exerçant en pratique avancée (AMPA) pour intégrer en catégorie A, d’abord la classe normale (10 échelons), puis la classe supérieure (9 échelons). Le salaire brut en fin de carrière peut avoisiner les 3 700 euros.
Les compétences élargies des Infirmiers en pratique avancée concernent :

  • les pathologies chroniques stabilisées et les polypathologies courantes en soins primaires ;
  • l’oncologie et l’hémato-oncologie ;
  • la maladie rénale chronique, la dialyse, la transplantation rénale ;
  • les urgences.

Dans quels types de structure peut travailler un infirmier ou une infirmière dans la Fonction publique ?

Si les spécialisations sont nombreuses, les structures dans lesquelles les infirmiers ou infirmières peuvent exercer sont aussi multiples :

  • les centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU) ;
  • les centre hospitaliers (CH) :
  • les centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie ;
  • les établissements de soins de longue durée ;
  • les EHPAD (maisons de retraite).

La retraite d’un infirmier ou d'une infirmière à l'hôpital

Après avoir mené votre carrière au sein d’un établissement public de santé, une infirmière aspire à une retraite bien méritée. Mais à combien va s’élever la pension de retraite le moment venu ? La rémunération des infirmiers hospitaliers se compose de leur salaire et de primes qui ne sont que très peu prises en compte dans le calcul de la retraite de base. Il n’est donc pas toujours facile de savoir à quoi s’attendre, et il est prudent de prévoir de manière individuelle un moyen de compléter ses revenus une fois à la retraite.
Un simulateur, disponible sur le site de la Complémentaire de Retraite des Hospitaliers, aide à estimer le montant de sa future pension.
En effet, prendre conscience de l’importance de commencer à cotiser le plus tôt possible, pendant la vie active, à une complémentaire de retraite comme la Complémentaire Retraite des Hospitaliers, c’est préparer son avenir de manière individuelle, ce qui est prudent surtout avec les réformes successives qui ne permettent pas d’avoir des certitudes sur le long terme en la matière.

Le calcul de la retraite d'un infirmier ou d’une infirmière à l'hôpital

La pension de retraite de base est égale à :
Rappelons que pour prétendre à la liquidation de la retraite, certaines conditions sont nécessaires :

  • le nombre de trimestres ;
  • l’âge de l’infirmière ;
  • le statut (sédentaire ou actif) de l’infirmière.

Vous pouvez trouver un simulateur gratuit sur le site, qui vous permettra d’estimer le montant de votre future pension de retraite.

Le nombre de trimestres requis

Actuellement, il faut valider entre 167 et 172 trimestres d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Le nombre varie en fonction de votre date de naissance ou de l’année d’ouverture des droits à la retraite. Décider de liquider sa retraite sans avoir le nombre de trimestres requis n’est pas un choix à faire à la légère, parce que, dans ce cas, vous renoncez définitivement à la possibilité de d’obtenir le taux plein (même si vous décidez de reprendre une activité professionnelle par la suite).
En revanche, il est intéressant de savoir que certains trimestres peuvent être octroyés, comme des bonifications de durée de service, par exemple. C’est le cas pour la naissance d’un enfant, par exemple. Mais aussi lors d’une adoption, un congé parental d’éducation ou la prise en charge d’un enfant handicapé.

Le calcul pour la retraite des infirmiers ou infirmières travaillant dans le privé

Le calcul n’est pas le même puisqu’il s’agit d’un contrat de droit privé : le calcul de la pension de retraite est calculé sur la moyenne des salaires annuels bruts des 25 meilleures années. Le taux plein n’est plus de 75 % mais de 50 %.

La prise en compte des primes

Pendant la vie professionnelle dans la Fonction publique hospitalière font partie intégrante de la rémunération des hospitaliers du secteur publique, en particulier pour les soignants. Par exemple, depuis le 1er janvier 2022 les infirmiers en réanimation et en soins critiques bénéficient d’une prime de 100 euros par mois, en raison de la spécificité et de la technicité de leur mission.
Mais si ces primes valorisent le travail des infirmiers tout au long de leur carrière, elles ne sont intégrées que partiellement lors du calcul de la pension de retraite. C’est un élément à connaître et à prendre en compte pour les infirmiers et infirmières pour envisager leur retraite de manière sereine.

Adhérer à une complémentaire de retraite

Les revenus des infirmiers, comme des autres agents hospitaliers, baissent de 25 à 30 % en moyenne au moment de la retraite. Préparer un complément de ressources, pendant toute la période de votre vie active, est indispensable pour profiter pleinement de ces années en réalisant les projets qui vous tiennent à cœur. Le C.G.O.S (Comité de Gestion des Œuvres sociales des établissements hospitaliers publics) propose aux infirmiers et infirmières la Complémentaire Retraite des Hospitaliers.

Une solution 100 % conçue pour les hospitaliers, par des hospitaliers, accessible à tous les niveaux de revenus, simple, souple et sûre. Elle est réservée aux agents de la Fonction publique hospitalière et aux conjoints des affiliés (même non hospitaliers), pour sécuriser leur avenir et réserve des avantages immédiats (économies d’impôts, offre 18- 40 ans, etc…). Des conseillers retraite sont là, si besoin, pour accompagner les agents, répondre aux questions et faire le point en prenant en compte la situation particulière de chacun (âge, temps partiel, enfants, situation familiale, etc…) Vous pouvez les joindre au 0 800 005 944 (services et appel gratuits).

Le métier d’infirmiers ou d’infirmière dans la Fonction publique hospitalière en quelques chiffres